Julien Aubert, né le à Marseille, est un haut fonctionnaire et homme politique français.
Membre des Républicains, il est élu député dans la 5 circonscription de Vaucluse lors des élections législatives de 2012, puis réélu en 2017, mais il est battu en 2022. Il est aussi conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2015 à 2021.
Il est secrétaire général adjoint des Républicains de 2017 à 2019 et préside le mouvement d'inspiration gaulliste Oser la France, qu'il a fondé en . En 2023, il est nommé vice-président des Républicains par Éric Ciotti, fonction qu'il conserve sous Bruno Retailleau.
Situation personnelle Jeunesse et études Né à Marseille, sa famille paternelle est originaire de Sault en Vaucluse. Il est fils unique, de père pharmacien né à Carpentras et de mère inspectrice des douanes. Son grand-père, Félix Aubert, était résistant dans le Maquis Ventoux..
Il intègre l'Institut d'études politiques de Paris (1999, section Service Public), où il a comme professeur Henri Guaino, auquel il se lie. Diplômé, il fait un master à l'université Johns-Hopkins (SAIS) de Washington, puis intègre l'École nationale d'administration au sein de la promotion Léopold Sédar SenghorLaure Equy, Julien Aubert, un parfum de gaullisme, Libération, 24 octobre 2012.. (2002-2004).
Carrière à la Cour des comptes Julien Aubert travaille pendant cinq années à la première chambre de la Cour des comptes, chargé des affaires économiques et du contrôle du ministère des Finances.
Après sa défaite en 2022, il retourne à la Cour des comptes..
Autres activités Julien Aubert a été enseignant vacataire au sein de la préparation aux concours administratifs de Sciences Po Paris..
Il est membre de la promotion 2013 des « Young Leaders » de la French-American Foundation.
Vie privée Il se marie en 2017 à Sarah Boualem., petite-fille du bachaga Boualam, militaire et homme politique français.. Engagée en politique, elle est élue à Marseille..
Parcours politique Député de Vaucluse Élu en 2012 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, il est réélu en 2017.
Premier mandat (2012-2017) Julien Aubert se présente lors des élections législatives de 2012 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, créée par le redécoupage électoral de 2010. Sa suppléante est Dominique Santoni, maire d'Apt depuis 2015 et conseillère départementale de Vaucluse. Au premier tour, il arrive en seconde position avec 26,27 % des suffrages exprimés en ballotage avec le candidat socialiste Jean-François Lovisolo (35,27 %) et la candidate du Front national Martine Furioli-Beaunier (24,41 %).. Cependant, cette dernière se retire pour « faire barrage à la gauche »« Législatives ( circo du 84) : la candidate FN décide de se retirer "pour faire barrage à la gauche" », AFP, sur laprovence.com, le site de La Provence, .. Ce désistement, l'un des deux seuls effectués par un candidat du Front national lors de ce scrutin, est condamné par la direction du parti. Le , au second tour, Julien Aubert devient député avec 50,33 % des voix dans un duel face à Jean-François Lovisolo (49,67 %). L'Express affirme un an plus tard que le retrait de la candidate frontiste aurait été lié à un accord secret PS/FN entre les deux-tours des législatives., dont Martine Furioli-Beaunier n'aurait pas voulu être complice. À l'été 2015, La Provence et Le Canard enchaîné annoncent, avec lettres et courriels à l'appui, que c'est au contraire Julien Aubert et le sénateur UMP Alain Dufaut qui auraient négocié ce retrait« Le deal UMP-FN était pire que parfait (suite) », Le Canard enchaîné, , .. Le dernier jour du dépôt des candidatures pour le second tour, Aubert avait notamment écrit au directeur de campagne de la candidate frontiste : . Quelques jours plus tard, La Provence reconnaît qu'il n'y a pas eu d'accord UMP/FN., Madame Furioli ayant publiquement disqualifié la version donnée par le mail publié par Le Canard enchaîné. Nicolas Sarkozy et les instances du parti Les Républicains ont réaffirmé leur confiance en Julien Aubert, rappelant que « son combat depuis trois ans, notamment aux municipales de Carpentras, démontre son engagement sans faille au service des valeurs des Républicains »..
Concernant le FN/RN, lui déclare que ce vote est .
Jeune député, il fonde avec six autres nouveaux députés de moins de 40 ans les . Ce groupe, composé notamment avec Damien Abad et Gérald Darmanin, visait à « mettre à profit ce quinquennat d'opposition pour renouveler l'UMP et la droite française »..
Il se spécialise dans la transition énergétique au sein de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, comme coprésident du groupe d'études Énergies, à partir de . et en qualité de membre titulaire du Conseil national de la transition écologique depuis . Il dirige avec le député Daniel Fasquelle « L'autre débat sur la transition énergétique », contre-propositions de l'UMP au projet de loi sur la transition énergétique du gouvernement, puis est l'orateur de l'UMP lors du débat de ce texte à l'Assemblée. et vice-président de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi.. En , il appelle la Droite, et les candidats aux primaires, à se doter d'une véritable stratégie énergétique..
Il préside la mission d'information parlementaire relative à la faisabilité technique et financière des installations nucléaires créée au cours de l'été 2016. Son rapport est publié le , mais il se montre critique envers les conclusions du rapporteur de la mission..
Il se fait également remarquer sur les bancs de l'Assemblée, en menant le combat législatif contre le projet de loi en faveur du mariage pour tous et en ciblant la ministre de la Justice d'alors, Christiane Taubira..
En 2013, le magazine L'Expansion le classe parmi les trente-huit nouveaux députés de l'opposition pour son activité, notamment par le nombre de ses interventions dans l’hémicycle et le nombre de rapports parlementaires..
Pour avoir refusé à deux reprises de féminiser le titre de président de l'Assemblée nationale, contre le règlement de l'Assemblée nationale, Julien Aubert fait l'objet le d'un rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (le privant d'un quart de son indemnité parlementaire mensuelle). Julien Aubert a contesté cette décision du Bureau de l'Assemblée, qu’il qualifie de , relevant notamment que l'Académie française s'oppose à la féminisation des noms de fonctions.. Pourtant, le de la même année l'Académie française lui donne tort..
Il est classé par Capital député le plus actif sur 577.
Second mandat (2017-2022) Il est candidat à sa réélection aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, avec pour suppléant Claude Melquior. Il l'emporte à l'issue du second tour contre le sociologue Jean Viard, en rattrapant son retard de 13 points du premier tour, avec 50,89 % des voix. Il est élu vice-président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale..
Dans le cadre du groupe d'études sur les enjeux économiques de la filière industrielle énergétique, il organise une table ronde entre les opposants et les partisans du compteur Linky mis en place par Enedis ainsi que les autorités publiques concernées. Il préconise par la suite de laisser une possibilité de refuser le nouveau compteur pour les personnes électrosensibles.
En pleine crise des « Gilets jaunes », Julien Aubert est interrogé par l'émission Quotidien, et ne peut donner le montant du prix du gasoil (il serait à selon lui). Il se justifie aussi en déclarant que c'est sa , créant une polémique.. En écho à la demande par les Gilets jaunes d'instaurer le référendum d'initiative citoyenne, il dépose une proposition de loi pour , en divisant par trois le nombre de signataires nécessaires (1,5 million de Français) et le soutien de quatre parlementaires issus de quatre groupes différents. Pour Gilles Richard, cette initiative ..
Il est condamné en pour le licenciement d’une collaboratrice ayant travaillé quatre ans pour lui..
Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2022, Julien Aubert est éliminé à l’issue du premier tour le , auquel il arrive en quatrième position avec 17,17 % des suffrages.. Il retourne alors à la Cour des comptes.. En 2024, il refuse de repartir dans son ancienne circonscription électorale, et de bénéficier de l’accord avec le Rassemblement national conclu par Éric Ciotti. Il s’abstient sur l’exclusion du président du parti en bureau politique, estimant que la querelle politique n’a pas à être réglée devant les tribunaux.
Élections municipales de 2014 à Carpentras En , il est investi par l'UMP pour les élections municipales de Carpentras, dans un contexte politique marqué par la très forte poussée du Front national qui vise une victoire dans cette ville. Il choisit pour slogan « Relevons le défi, relevons Carpentras ». Concurrencé par une liste soutenue par l'UDI, la liste de Julien Aubert arrive en derrière le PS et le FN. Conformément à ce qu'il avait promis pendant la campagne, Julien Aubert ne se retire pas du second tour, ni ne fusionne, et applique la stratégie du « ni-ni ». Le candidat socialiste est réélu pour un second mandat avec 44,45 % contre 42,14 % pour le candidat FN. Julien Aubert, lui, arrive en dernière position avec 13,39 % des voixRésultats élections municipales 2014 pour Carpentras, lemonde.fr, consulté le 27 mai 2015.
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur vignette|Julien Aubert en 2014. En , Julien Aubert est investi comme tête de liste Les Républicains dans le Vaucluse pour les élections régionales de en Provence-Alpes-Côte d'Azur, derrière Christian Estrosi, face à Marion Maréchal-Le PenVoici les têtes de liste UMP aux régionales, département par département, francetvinfo.fr, 13 mai 2015, consulté le 27 mai 2015. Élu, il est nommé vice-président de la région chargé des Finances et de la rationalisation des dépenses.
Il reste vice-président de la région chargé des finances et de la rationalisation des dépenses, jusqu'au , date à laquelle la loi sur le cumul des mandats l'oblige à faire le choix de son mandat parlementaire. Il redevient donc simple conseiller régional.
Il exprime son scepticisme face à la proposition du nouveau président Renaud Muselier sur le projet d'un parc naturel régional au Mont Ventoux..
Prises de position Julien Aubert adhère au Rassemblement pour la République le , et devient la même année, à 20 ans, stagiaire auprès de Thierry MarianiLavande Gaullisme et provocations : Julien Aubert le troll de l'assemblée, francetvinfo.fr, consulté le 10 octobre 2014 à raison d'une journée par semaine.
Séguiniste, secrétaire général de l'Association des députés gaullistes depuis , Julien Aubert adopte la position politique du de Henri Guaino, et sur le plan économique, il souhaite .. Il a annoncé à plusieurs reprises avoir pris ses distances avec la stratégie de Thierry Mariani alors que celui-ci se rapprochait du Front national..
En 2021, il refuse de faire partie de l’accord en région PACA avec Renaissance et est débarqué de la liste de Renaud Muselier. Il perd alors son mandat de conseiller régional.
La même année, il soutient Éric Ciotti lors du congrès des Républicains.. Il s'oppose après l'élection présidentielle de 2022 à une alliance avec le parti d'Emmanuel Macron, idée que défendent d'autres dirigeants LR, estimant nécessaire de « (jouer) collectif et (d’incarner) une droite indépendante 100 % sans Macron » et de « laisser les grenouilles et les traîtres partir ».. En 2022, il est l’un des deux piliers de la campagne de Bruno Retailleau contre Éric Ciotti à la présidence du mouvement, et en 2025 réitère son soutien.
Approché par Éric Ciotti en pour repartir sous les couleurs de LR avec le soutien du Rassemblement national, il décline et reste chez Les Républicains.
Il est débouté en de la poursuite judiciaire intentée envers le syndicat Sud Éducation 93, et condamné avec quatre parlementaires LR à verser au syndicat..