La Symphonie en ut majeur est une symphonie de jeunesse de Georges Bizet, composée en 1855 à l'âge de dix-sept ans. C'est la première de ses deux œuvres symphoniques.

Historique Composée par Bizet en 1855, alors qu'il n'a que dix-sept ans et vient tout juste d'obtenir au Conservatoire de Paris un premier prix de contrepoint et fugue et un premier prix d'orgue, la Symphonie en ut est notée sur le manuscrit autographe comme commencée le et finie en , mais elle n'est ni jouée ni publiée de son vivant.

La partition, influencée en particulier par la Première Symphonie en ré majeur de Charles Gounod, est redécouverte en 1933 par le musicologue Jean Chantavoine, dans un legs de Reynaldo Hahn au Conservatoire de Paris.

L’œuvre est créée le à Bâle sous la direction de Felix Weingartner, et publiée à Vienne la même année, par Universal Edition.

Elle a également fait l'objet d'un ballet intitulé Le Palais de Cristal, choréographié par George Balanchine, dont la première eut lieu le au Théâtre national de l'Opéra de Paris.

Structure La Symphonie, d'une durée moyenne d'exécution de trente-deux minutes environ, est composée de quatre mouvements :right|300px|page=51 right|300px|page=52 right|300px|page=53 right|300px|page=54

Allegro vivo (en do majeur), mouvement ; Adagio (en la mineur), avec ; Allegro vivace (en sol majeur-do majeur-sol majeur), scherzo à la ; Allegro vivace (en do majeur), finale à la .

Instrumentation La partition est écrite pour orchestre symphonique : Instrumentation de la Symphonie en ut de BizetBois2 flûtes, 2 hautbois,2 clarinettes, 2 bassonsCuivres4 cors, 2 trompettesPercussionstimbalesCordespremiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses

Analyse de Bizet et selon le musicologue Hervé Lacombe, c'est de la Symphonie en ut pour François-René Tranchefort.

De forme sonate, le premier mouvement expose deux thèmes caractérisés, l'un, vif et rythmique, l'autre .

Le deuxième mouvement, de forme ternaire, présente , mettant en valeur les hautbois de l'orchestre.

Le troisième mouvement est un scherzo . Le trio, qui précède le Da capo, est de caractère rustique, et fait jouer les bois en musette.

Dans le finale, de forme sonate, la .

Pour Jean Roy, .

Discographie : ces propos de Bizet rapportés par Saint Saëns expliquent la désaffection de Bizet à l’égard de cette œuvre de jeunesse.

Pour la postérité il en va autrement, puisque s'ensuit un grand nombre d'enregistrements réalisés à partir de 1947. De Munch à Célibidache, en passant par Ormandy, Stokowski, Ansermet, Leibowitz, Lehmann, Cluytens, Beecham, Martinon, Haitink, Barenboim, Bernstein, Ozawa, Bychkov, Järvi, Prêtre, Gardiner et bien d'autres, cette symphonie composée à l'âge de 17 ans est régulièrement gravée. Une des versions d'anthologie reste celle de Mitropoulos à la tête du New York Philharmonic Orchestra en 1954, avec malheureusement un son précaire (enregistrement Live, report CD Sony 2011).

Le magazine Classica, en , lors d'une écoute en aveugle de huit versions récentes, classe en premier l'enregistrement de Jesús López Cobos à la tête du Cincinnati Symphony Orchestra (label Telarc, 1990 ; choc de Classica). En , le magazine Diapason classe en premier la version de Paavo Järvi parue chez Warner (2009) et en 2022 réédite en CD l’enregistrement de André Cluytens (1953) dans la collection Les indispensables de Diapason.

Bibliographie Ouvrages généraux . Monographies . . Articles .

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Œuvre de Georges Bizet Bizet 1 Catégorie:Œuvre de musique classique posthume Catégorie:Œuvre musicale composée en 1855