Rapport du voyage en Occident à l'époque des Grands Tang () est le récit mis en forme littéraire du voyage que Xuanzang a effectué durant dix-neuf années (entre 626 et 645, sous la dynastie Tang), de Chang’an jusqu'en Inde, en traversant l’Asie centrale. Le texte a été compilé par Bianji, un disciple de Xuanzang, qui a passé plus d’un an à rédiger le livre sous la dictée de son maître.

Contenu thumb|Xuanzang sur la route. Peinture sur soie. Époque de Kamakura (1185-1333). Tokyo National Museum. vignette|Itinéraire de Xuanzang. Carte établie par Alexander Cunningham. L'ouvrage se compose de plus de sinogrammes divisés en vingt rouleaux. Ce récit de voyage décrit la géographie de chaque pays et les transports maritimes utilisés, les climats et les produits locaux de toutes ces populations avec leur histoire et leur langue, les faits politiques et économiques, les cultures et les religions ainsi que les us et coutumes des pays traversés (138 au total)Fang XIE, 2000 (v. Bibliographie).

Cela couvre 110 pays, régions et cités répartis aujourd'hui dans de nombreux États et régions: Xinjiang, Afghanistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Pakistan, Inde, Népal, Bangladesh et Sri Lanka. Une grande partie de l'Inde du Nord constituait alors le royaume de Harsha, avec pour capitale Kanauj.

Le prince Harsha organisa à l'occasion du passage de Xuanzang une grande rencontre multi-confessionnelle à Kanauj ainsi qu'une fête à Prayâg - l'actuelle Allâhâbâd - peut-être la première kumbhamelâ. Xuanzang ferait à cette occasion la première mention historique de la manifestation dans son Rapport du voyage en Occident à l'époque des Grands Tang Un tel débat philosophique, à Kanauj, permettait d'opposer les thèses du bouddhisme Mahâyâna, que partageaient Xuanzang et Harsha, aux thèses Hīnayānistes autant qu'Hindouistes et Jaina.

Importance Aujourd’hui, le texte reste d’une très grande valeur pour les historiens et les archéologues. Le Rapport est un document important pour la connaissance de l’Asie Centrale au cours des sept premiers siècles. Il apporte aussi des informations de première main sur l’existence d’une culture de tradition bouddhiste en Afghanistan à cette époque et les premières preuves écrites de l’existence des sculptures bouddhistes à Bâmiyân.

L'ouvrage est aussi de première importance pour les études indiennes, et les archéologues l’ont utilisé pour combler certaines lacunes dans l’histoire de l’Inde. Le récit a servi de guide pour les fouilles de nombreux sites archéologiques : Rajagriha, le temple de Sarnath, Ajanta, les ruines du monastère de Nalanda au Bihar, etc. Ce texte doit aussi sa renommée à l’évaluation exacte des distances et à la localisation des sites.

Cet ouvrage a été la source d’inspiration du roman populaire à caractère épique Le Voyage en Occident (ch. Xīyóujì 西遊記), publié en Chine pour la première fois à la fin du , sous la dynastie Ming.

Notes et références

Bibliographie Traductions et résumés .

Études

Zhang Xiuping et al., « Da Tang Xiyu Ji in » in 100 Books That Influenced China, Nanning, Guangxi Renmin Press, 1993 . p. 392-398.

Voir aussi Liens externes Da Tang Xiyu Ji "Records from the Regions West of the Great Tang Empire" — Chinaknowledge.de.

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