Le baron Augustin Michel du Faing d'Aigremont (Charleroi, - Fays-Famenne, ), plus connu comme le , est un officier de l'armée belge qui a participé à la Première Guerre mondiale. En récompense de ses éminents services durant la guerre 14-18, le général Michel est créé baron par le roi Albert et autorisé à joindre à son nom les mots « du Faing d'Aigremont ».
Biographie
Augustin Michel, né à Charleroi, le , est le fils de Maximilien Michel, négociant et ingénieur des mines, et de Cécile Denys. Il est le frère de Clémence Michel, artiste peintre. Le , il épouse à Malines Désirée Ernestine Louise DeisserActe de mariage, Les archives de l'État belge, également originaire de Charleroi, avec qui il a une fille et un fils, décédé du paludisme à Élisabethville peu avant la Première Guerre mondiale.
Il fait ses études secondaires à l'Athénée royal de Charleroi. Il est admis le à l’École MilitaireJournal La dernière heure du 16 juin 1931, section de l'artillerie et est promu sous-lieutenant en 1873. En 1881, il est breveté adjoint d'état-major de l'École de guerre. En 1884, il est lieutenant au régiment d'artillerie en garnison à Malines. Il se spécialise sur l'étude délicate des pièces d'artillerie de gros calibre et occupe brillamment les fonctions de directeur général de l'artillerie en 1910 sous le ministère de la Guerre du général Alexandre Cousebandt d'Alkemade, puis de son homonyme le général Victor Michel. En 1912, Il prend le commandement du d'artillerie. Le , il est nommé général-majorJournal La dernière heure du 21 juin 1931. En , il reçoit le commandement de la et est désigné gouverneur militaire de la position fortifiée de NamurClayton Donnell, Breaking the Fortress Line 1914, Pen & Sword Books Ltd, Barnsley, 2013. Le , il est nommé lieutenant-général.
Première Guerre mondiale Lors du siège de Namur par le détachement d'armée allemand du général Max von Gallwitz du au , il répartit les réserves disponibles (dont un régiment français de la ) dans les secteurs menacés et organise des contre-attaques. Les Allemands, forts de leur supériorité numérique et de leur puissante artillerie, viennent à bout de la résistance des forts de Namur et entrent dans la ville. Doué d'un grand réalisme, le lieutenant-général Michel ordonne à temps la retraite et évite ainsi l'encerclement de sa division et de la garnison de Namur. Via Bioul et Sosoye, dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, une grande partie de la d'armée et des troupes de forteresse réussit à échapper aux Allemands lors de la percée de Bioul et parvient en France. Ils rejoignent Anvers par voie maritime via Le Havre et Ostende. La y reçoit l'ordre de défendre la boucle de Termonde pour protéger les lignes de retraite belges. Par la suite, le lieutenant-général Michel prend part à la bataille de l'Yser et fait occuper le front entre Tervate et Kaaskerke avec la d'armée jusqu'à son repli le derrière le talus de la ligne de chemin de fer de Nieuport à Dixmude.
Le , surpris par une violent bombardement, il est blessé au bras et à l'épaule gauche à Ramskapelle.. De à 1918, la d'armée combat à Merckem, Woumen, Clercken, Handzame, Kortemark et Zarren.
Lors de la deuxième bataille de Belgique, la se porte d'abord à l'attaque dans le secteur de Dixmude, en , puis à Thourout-Tielt en . Cette bataille amène les Allemands à lâcher prise à partir du entre la mer et la LysLa Gazette de Charleroi du 5 novembre 1919. Leur retraite leur fera traverser l'Escaut le et atteindre la ville de Gand.
Entre-deux-guerres De au La Meuse du 3 juin 1920, il commande les troupes belges d'occupation de la Rhénanie dans la zone belge () et établit son quartier général à Aix-la-Chapelle puis à Mönchengladbach.
Atteint par la limite d'âge, il laisse le commandement en Allemagne au lieutenant-général Ruquoy le . Il est admis à la retraite le . En 1923, il est président-fondateur du cercle « La Fourragère » qui regroupe tous les amis s'intéressant à la valorisation des précieuses collections du musée royal de l'armée .
Il décède le dans sa maison de campagne à Fays-Famenne. Le , il reçoit des funérailles nationales avec les honneurs militaires à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. Il est inhumé au cimetière d'Ixelles.
Hommages et distinctions Il a reçu huit décorations belges et neuf étrangèresJan Van Acker et Luc Vandamme, Nogmaals in Deurne...medaillons en plaketten, 2009 dont:
avec palme (Belgique) : décerné le , jour de la Fête nationale belge ; avec palme (Belgique) ; 1914-1918 en 1916 (Belgique) ; (France) : décerné par le président Poincaré le ; : chevalier commandeur (Royaume-Uni) ; : chevalier commandeur (Royaume-Uni) ; Commandeur de l'ordre de Sainte-Anne (Russie) ; Grand cordon de l'ordre de la Couronne d'Italie ; (Danemark) ; Grand-croix de l'ordre du Tigre (Chine).
Il est anobli, et reçoit, le , le titre de baron transmissible par primogéniture masculine, par le roi Albert pour son brillant comportement lors du conflit mondial. Le , il reçoit l'autorisation d'adjoindre à son nom celui de : du Faing d'Aigremont, nom de sa bisaïeule maternelle, dernière de son nom.
Armes : Écartelé : aux 1 et 4 d'azur à la forteresse d'argent maçonnée de sable, accompagnée en chef de deux lionceaux d'or rangés; aux 2 et 3 d'or à l'aigle de sable, languée et membrée de gueules, qui est du Faing d'Aigremont. L'écu sommé, pour le titulaire, d'une couronne de Baron, et tenu par deux sauvages de carnation, ceints et couronnés de lierre, tenant leur massue sur l'épaule; pour les autres descendants, d'un heaume d'argent, couronné, grillé, colleté et liseré d'or, doublé et attaché de gueules aux lambrequins d'or et d'azur. Cimier : Un lion d'or tenant une épée d'argent garnie d'or. Devise : , d'or sur un listel d'azur.
Hommages vignette|Le monument à Namur, œuvre de Victor Demanet. Pendant la Première Guerre mondiale, il est cité à plusieurs reprises à l'ordre de l'armée.
. Après la Seconde Guerre mondiale, elle formait les opérateurs (radio, radiotélégraphiste) de transmission militaire (TTR). Abandonnée en 1975, elle a été démolie en 1992-1993.
Deux rues portent son nom à Neder-Over-Heembeek, Namur et une avenue à CharleroiPar décision du Collège échevinal de Charleroi du ..
Deux plaques commémoratives en bronze, représentant le général Michel, ont été apposées sur la Grand-Place de Furnes, l'une du sculpteur en 1915 et l'autre de Louis Dupont en 1961. Furnes qui était à la portée de l'artillerie lourde allemande a, en effet, échappé à la destruction, grâce à la décision du général Michel de neutraliser le centre ville en y interdisant le passage de troupes alliées..
Il a été fait citoyen d'honneur de Namur. En 1933, un monument commémoratif en pierre, orné d'un médaillon du défenseur de Namur, œuvre du sculpteur Victor Demanet, a également été érigé dans un square en bord de Meuse (en bas de la Citadelle de Namur) avec l'inscription : .
Notes et références
Annexes
Bibliographie Baron de Ryckman de Betz, Armorial général de la noblesse belge, chez H. Dessain, Liège, 1957, page 676. Articles connexes
Siège de Namur (1914). Percée de Bioul.
Liens externes
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