vignette|290px|Le haiden, trésor national.

L' est un sanctuaire shinto situé sur les collines de Tenri (ancien district de Yamabe) dans la préfecture de Nara au JaponRichard Ponsonby-Fane, 1964, Visiting Famous Shrines in Japan, .. C'est l'un des plus anciens sanctuaires shinto du Japon. Il abrite plusieurs artéfacts importants.

Le sanctuaire d'Isonokami était hautement considéré à l'époque ancienne et fréquenté par de nombreux membres de la famille impériale. Il a joué un rôle crucial dans l'histoire du début du Japon, en particulier du au .

Le sanctuaire se trouve à l'extrémité nord de la Yamanobe no michi, la plus ancienne route du Japon.

Histoire vignette|Sanctuaire secondaire d'Izumo Takeo (trésor national). On ignore quel kami a été initialement adoré au sanctuaire d'Isonokami.

Isonokami-jingū aurait été construit lors de la septième année du règne de l'empereur Sujin, c'est-à-dire en 91 av. J.-C.. Il n'y a cependant que peu d'indications de l'existence ou de l'identité de Sujin, aussi l'allégation est-elle réputée légendaire. La construction d'une structure qui pouvant être identifiée comme étant un sanctuaire shinto dans la région d'Isonokami date probablement de deux ou trois siècles plus tard. Malgré cela, il n'est pas improbable que la région d'Isonokami ait été considérée comme un site sacré à cette époque, car des fouilles archéologiques ont trouvé de nombreux objets rituels et le culte d'Isonokami était déjà solidement établi quand il a été adopté par les dirigeants Yamato au . vignette|Rōmon du sanctuaire. Les documents anciens indiquent que le sanctuaire est un centre émergent de pouvoir, empreint d'une connotation militaire, de la période Yamato. Les témoignages archéologiques montrent qu'au les rois et la noblesse de Yamato construisent de plus en plus de palais et de bâtiments dans les environs du sanctuaireDelmer Brown et al., Cambridge History of Japan, 1993, .. Avant cela, les dirigeants de Yamato s'identifiaient avec les kamis vénérés au mont Miwa mais se sont peut-être tournés vers Isonokami-jingū pour ses implications martiales. Les mythes rapportés par le Nihon Shoki tentent clairement de lier la cour Yamato au sanctuaire d'Isonokami. Selon le Nihon Shoki, le prince Inishiki, fils ainé de l'empereur Suinin, ordonne la fabrication de mille épées puis est nommé responsable des trésors d'Isonokami. Il fonde ensuite le clan Mononobe qui protège le sanctuaire pendant de nombreuses générations. De fait, un grand nombre des armements en fer de l’État ont été conservés dans les entrepôts du sanctuaireBrown, .. Lorsque le clan Mononobe se dissout, il se réforme sous le nom de « clan Isonokami ».

Le sanctuaire bénéficie du patronage impérial au début de l'époque de HeianJohn Breen et al., Shinto in History: Ways of the Kami, 2000, .. En 965, l'empereur Murakami ordonne que des messagers impériaux soient envoyés aux kamis gardiens du Japon afin de les informer des événements importants. Ces heihaku sont initialement présentés à seize sanctuaires, dont l'Isonokami-jingūRichard, Ponsonby-Fane, Studies in Shinto and Shrines, 1962, ..

De 1871 à 1946, le sanctuaire Isonokami est officiellement désigné parmi les kanpei-taisha (官幣大社) dans le cadre du système moderne de classement des sanctuaires shinto, ce qui signifie qu'il est au premier rang des sanctuaires soutenus par le gouvernementRichard Ponsonby-Fane, The Imperial House of Japan, 1959, ..

Architecture vignette|190px|gauche|Porte du sanctuaire d'Isonokami. Entouré de cèdres japonais (sugi), Isonokami-jingū (sugi) est réputé pour sa tranquille solennité. Un poème waka de l'anthologie Man'yōshū mentionne le sanctuaire entouré de cèdres sacrés.

Le site actuel d'Isonokami-jingū peut avoir été le lieu d'une ancienne structure religieuse, Izumo-taisha. L'origine de cette supposition est la présence d'un sanctuaire secondaire à Izumo-taisha, près du sanctuaire principal, mais sur un terrain plus élevé. Comme les sanctuaires secondaires ne sont jamais construits sur des emplacements plus élevés que le sanctuaire principal, certains spécialistes en ont conclu qu'il s'agissait d'une ancienne structure qui précédait l'actuelle.

Le haiden (bâtiment principal)Le honden (bâtiment principal dans les autres sanctuaires shinto) n'existe pas jusqu'à l'année 1913 comme caractère de koshintō. est bâti dans le style nagare-zukuri.

Objets de vénération Le sanctuaire est d'abord dédié à Futsu-no-mitama, kami d'une légendaire épée (Futsu-no-mitama-no-tsurugi) qui aurait été utilisée par l'empereur Jimmu, premier empereur du Japon. L'épée légendaire est trouvée en 1874 à l'époque de Meiji du sanctuaire le plus saint interdit d'entrer, appelé « Kinsokuchi »., mais la deuxième épée fabriquée à l'époque de Heian est visible à Kashima-jingū dans la préfecture d'Ibaraki.

Vénérée par le clan Mononobe comme épée tutélaire, Futsu-no-mitama aurait joué un rôle déterminant dans la première pacification du Japon. Selon le Nihon Shoki, alors que l'armée de Jinmu, accablée par des vapeurs nocives émises par des kami hostiles à Kumano, sombrait dans l'inconscience, le kami Takemikazuchi envoya l'épée divine, qui se matérialisa dans l'entrepôt de Takakuraji ; celui-ci, réveillé, la porta à Jinmu, dont l'armée retrouva alors la force de soumettre les kami hostiles, permettant à l'empereur d'achever sa campagne. Selon le Sendai kuji hongi, Futsu-no-mitama, désignée comme « l'épée de l'esprit de Futsunushi no kami », fut ensuite offerte par Jinmu à Umashimaji en récompense d'avoir vaincu Nagasunehiko et de s'être soumis aux forces impériales.

Artefacts vignette|190px|Une réplique de l'épée à sept branches en Corée du Sud. L'épée à sept branches (Nanatsusaya-no-tachi) est conservée à Isonokami. Elle a été offerte au roi de Yamato par le prince héritier de Baekje, royaume de la péninsule de Corée. L'épée est conservée à Isonokami-jingū depuis les temps anciens, peut-être dès le quand elle a été reçue de Baekje. Elle a été redécouverte en 1873, et son inscription incrustée en or s'est avérée être une précieuse ressource historique. L'épée n'est actuellement pas exposée. La Totsuka-no-tsurugi, épée légendaire, serait également conservée au sanctuaire d'Isonokami. Elle est l'origine de la Kusanagi-no-turugi, un des trois insignes impériaux du Japon. Selon le Kojiki, l'épée a été utilisée par le dieu Susanoo pour abattre Yamata-no-Orochi, serpent géant à huit têtes et huit queues.

Dix trésors apportés par Amenohiboko seraient conservés au sanctuaire d'Isonokami. Selon le Nihon Shoki, Amenohiboko est un prince de Corée qui s'est installé au Japon. Les dix trésors qu'il a apportés sont appelés « Tokusa-no-kandakara ». Ce sont : Okitsu-kagami : miroir Hetsu-kagami : miroir Yatsuka-no-tsurugi : épée Iku-tama : bijou Makarukaheshi-tama : bijou Taru-tama : bijou Chikaheshi-no-tama : bijou Orochi-no-hire : sorte de longue écharpe pour femme Hachi-no-hire : espèce de longue écharpe pour femme Kusagusa-no-mono-no-hire : genre de longue écharpe pour femme

Trésors nationaux Trésors nationaux du Japon Le haiden, ou salle de culte, au toit de style irimoya, époque de Kamakura Le haiden du sanctuaire secondaire d'Izumo Takeo Le Nanatsusaya-no-TachiPonsonby-Fane, Visiting Famous Shrines in Japan, .

Biens culturels importants Le rōmon, ou porte principale Deux boucliers de fer de la période Kofun Plusieurs éléments d'un plastron Plusieurs artefacts exhumés, (magatama, colliers, sabres à pommeau en anneau, etc.

Autres Ō-yoroi : armure de samouraï, ornée de rouge Kabuto : plusieurs casques laqués noirs Kokitsunemaru : un ōdachi forgé par Sanjō Munechika

Célébrations annuelles

Source de la traduction

Notes et références

Annexes Bibliographie John Breen et Mark Teeuwen, Shinto in History: Ways of the Kami, Honolulu, University of Hawaii Press, 2000 . Delmer M. Brown et al., Cambridge History of Japan, New York, Cambridge University Press, 1993, . Jonathan Edward Kidder, Himiko and Japan's Elusive Chiefdom of Yamatai: Archaeology, history, and mythology, Honolulu, University of Hawaii Press, 2007 . Richard Ponsonby-Fane, Studies in Shinto and Shrines, Kyoto, Ponsonby Memorial Society, 1962 . —, The Imperial House of Japan, Kyoto, Ponsonby Memorial Society, 1959 . —, Visiting Famous Shrines in Japan, Kyoto, Ponsonby-Fane Memorial Society, 1964 .

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