Les langues taï-kadaï (ou tai-kadai en orthographe anglophone) ou langues kra-daï, anciennement appelées langues daïques, sont une famille d'une centaine de langues parlées dans la péninsule indochinoise et en Chine du Sud par environ 100 millions de locuteurs.
Classification Traditionnellement, surtout dans les milieux universitaires chinois, les langues taï-kadaï étaient considérées comme appartenant à la famille des langues sino-tibétaines. Toutefois, ces similitudes ne concernent pas le vocabulaire de base, mais sont essentiellement liées à des emprunts.
Par contre, les langues taï-kadaï comportent un fond de vocabulaire de base ; des pronoms personnels, des noms des nombres, des noms des parties du corps, provenant des langues austronésiennes.
Certains linguistes cherchent à rapprocher la famille taï-kadaï de celle des langues austronésiennes, en raison de ce fond de vocabulaire de baseBénédict 1942. Le regroupement de ces deux familles formerait alors la famille des langues austro-taï, ce qui fait consensus chez les linguistes des années 2020, disponible en accès libre..
Laurent Sagart précise les choses et propose de réunir dans un ensemble « austronésien » les langues formosanes, les langues malayo-polynésiennes et les langues taï-kadaï, ces deux dernières familles étant considérées comme issues d'un groupe de langues formosanes de l'est de Taïwan (East coast linkage). À un niveau plus élevé, Sagart lie austronésien et sino-tibétain dans une famille « sino-tibétain-austronésien » (STAN). Les langues taï-kadaï ont une diversité plus grande dans le Sud de la Chine, et des régions adjacentes du Nord du Viêt NamTai-Kadai as a subgroup of Austronesian, Laurent Sagart, 2005..
La paléogénétique rejoint ce dernier regroupement et suggère que les langues austronésiennes, les langues taï-kadaï et les langues austro-asiatiques ont toutes émergé de populations provenant de la vallée du Yangzi Jiang et de ses rizières Chuan-Chao Wang et al., The Genomic Formation of Human Populations in East Asia, biorxiv.org, doi: https://doi.org/10.1101/2020.03.25.004606, 25 mars 2020.
Classification interne des langues taï-kadaï Les langues taï-kadaï sont classées en trois branches selon Edmondson et Solnit (1988) (les branches proposées sont indiquées à l'aide d'un "?")Anthony Diller, 2008, . :
langues kam-taïes ? langues kam-taïes du nord ? langues kam-sui kam kam du Nord sui maonan mulam mak ai-cham then chadong cao miao langues lakkja-biao ? lakkja biao langues be-taïes ? langues be-jizhao ? be jizhao langues taïes langues taïes du nord langues zhuang du nord guibian liujiang qiubei guibei youjiang hongshuihe central hongshuihe oriental liuqian yongbei lianshan bouyei saek yoy langues taïes du sud ? langues taïes centrales tày nung cao lan tsʻün-lao langues zhuang du sud nong zhuang dai zhuang minz zhuang yang zhuang pyang zhuang myang zhuang langues taïes du sud-ouest langues chiang saen thaï taï dam thaï du nord taï lü phuan thai song tay dón taï daeng taï meuay tay tac thu lao langues lao-phuthaï lao isan phu thaï nyaw langues taï du nord-ouest shan taï ya taï nüa taï long taï hongjin khamti taï laing phake aiton khamyang ahom† turung† thaï du sud sapa pa di taï muong vat tay thanh taï khang yong kuan
langues hlaïes bouhin jiamao langues grand-hlaïes ha em langues hlaïes centrales langues hlaïes de l'est hlaï langues qi tongzha zanolui baoting langues hlaïes du nord langues hlaïes du nord-ouest cun nadou langues hlaïes du nord-est langues meïfu changjiang moyfaw langues run baïsha yuanmen
langues kadaïes langues kadaïes du nord lachi langues gelao gelao rouge gelao vert gelao blanc gao a'ou mulao langues kadaïes du sud langues buyang buyang ecun baha buyang langjia yerong laha qabiao en paha
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Anthony Diller, 2008, Introduction, dans The Tai-Kadai Languages (éditeurs, Anthony Van Nostrand Diller, Jerold A. Edmondson, Yongxian Luo), , Londres, Routledge. Jerold Edmondson, 2008, Kra or Kadai Languages, dans The Tai-Kadai Languages (éditeurs, Anthony Van Nostrand Diller, Jerold A. Edmondson, Yongxian Luo), , Londres, Routledge.
Liens externes