L'atelier de recherche et de conservation Nucléart ou ARC-Nucléart est un groupement d’intérêt public situé sur le polygone scientifique à Grenoble. La mission de ce laboratoire est d'assurer la conservation et la restauration des objets en matériaux organiques (bois, cuir, fibres) par exposition au rayonnement gamma, ainsi que de développer de nouvelles méthodes de traitements pour les matériaux dégradés.
Historique Ce laboratoire d'une surface de est créé en 1970 dans le cadre du programme Nucléart du centre d'études nucléaires de Grenoble afin d'améliorer les propriétés du bois. Cette technique est immédiatement adaptée au domaine patrimonial afin de conserver et de restaurer les biens culturels ou vestiges archéologiques constitués de matériaux organiques ou poreux.
Constitué de chimistes, physiciens, techniciens, restaurateurs et d'un conservateur, l'atelier réalise son premier grand travail médiatique en rénovant en 1970 les parquets de l'hôtel de Lesdiguières à Grenoble. Vieux de plus d'un siècle, le bois de ces parquets est imprégné d’une résine styrène-polyester puis soumis au rayonnement gamma émis par des sources de l'isotope Cobalt 60 afin de polymériser la résine au cœur du boisechosciences-grenoble.fr du 30 avril 2012, ARC-Nucléart : la science au secours des objets archéologiques..
Courant 1977, grâce à sa méthode de désinfection par exposition au rayonnement gamma, le laboratoire désinfecte des fragments de la momie de lors de sa visite en Francearc-nucleart.fr, RAMSES II.. La momie du souverain étant arrivée en France le pour une exposition, l'irradiation globale de la momie attaquée par différents parasites se déroulant au CEA de Saclay le .
Au fil des améliorations, le laboratoire remplace l'imprégnation par la résine styrène-polyester, irréversible, par un bain de polyéthylène glycol.
En 1989, le programme Nucléart devient l'atelier régional de conservation Nucléart dont le statut évoluera en 1997 en groupement d’intérêt publicarc-nucleart.fr, L'association ProNucléart. .
En 2018, alors que sa dénomination devient Atelier de recherche et de conservation Nucléart, il signe un protocole d'accord avec l’Institut coréen de recherche sur l’énergie atomique ..
Vulgarisation Chaque année, le laboratoire organise des expositions à travers la France liées aux objets rénovés.
Les journées de l'archéologie en juin et les journées du patrimoine en septembre sont également l'occasion d'accueillir le publicledauphine.com du 8 septembre 2015, Arc-Nucléart ouvre ses portes au public. .
Exposition À l'occasion du cinquantième anniversaire du laboratoire, une exposition sous forme de photographies commentées est organisée au musée dauphinois du au .. Restaurations médiatisées En , le laboratoire reçoit en provenance de Russie, Khroma, le plus vieux bébé mammouth congelé, afin de le débarrasser de toute bactérie avant son exposition durant quelques mois au Puy-en-Velayleparisien.fr du 11 juillet 2010, khroma bébé pachyderme sorti des glaces.. Khroma est exposé durant une cinquantaine d'heures à un rayonnement gamma de grays, soit environ fois la dose létale pour l'homme.
En 2012, le conseil général des Bouches-du-Rhône a retenu ce laboratoire pour restaurer un chaland romain de 31 mètres datant du (Arles-Rhône 3), découvert dans les profondeurs du Rhône. Ce chaland, la plus imposante embarcation jamais présentée dans un musée, a été restauré grâce aux techniques nucléaires de conservation du patrimoine, et a rejoint le un ensemble de pièces exposées au musée de l'Arles antiqueLes affiches de Grenoble et du Dauphiné N°4649 du 11 octobre 2013, page 18..
En , l'atelier de conservation reçoit pour une période d'un an et demi une pirogue longue de sept mètres construite à l'époque carolingienne et découverte par 32 mètres de fond dans le lac du Bourget. La pirogue sera par la suite exposée au musée savoisien de Chambéry..
Fin 2020, à la suite de fouilles archéologiques, la restauration du corps de l'abbé Albéric de Braine, mort en 1206 et conservé dans son sarcophage à l'abbaye Saint-Médard de Soissons, est confié à ARC-Nucléart...
Statuts Depuis 1997, le laboratoire a le statut de Groupement d’intérêt public culturel (GIPC) par une convention qui lie les partenaires suivants : commissariat à l'Énergie atomique et aux Énergies alternatives ; ministère de la Culture et de la Communication ; région Rhône-Alpes ; ville de Grenoble ; association ProNucléart. L'association ProNucléart existe depuis le et son but est de soutenir l'action du laboratoire.
Accès Le centre de recherche est desservi par la ligne B du tramway de Grenoble.
Bibliographie Sauvé des eaux, Le patrimoine archéologique en bois, Histoires de fouilles et de restauration, Éditeur ARC-Nucléart, 1997,
Notes et références
Voir aussi Article connexe Bois gorgé d'eau
Liens externes
Catégorie:Centre ou institution archéologique Catégorie:Méthode liée à l'archéologie Catégorie:Groupement d'intérêt public Catégorie:Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives Catégorie:Centre de recherche nucléaire Catégorie:Recherche à Grenoble Catégorie:Secteur 1 de Grenoble Catégorie:Association ou organisme ayant son siège à Grenoble Catégorie:Organisme fondé en 1970