La famille Dionis du Séjour, anciennement Dionis, est une famille subsistante de la noblesse française dont la filiation remonte au . François-Jean Dionis qui appartenait à une famille de la bourgeoisie parisienne fut l'auteur d'une branche anoblie par charge d'échevin de Paris en 1698 et de secrétaire du roi en 1719. Sa descendance subsiste sous le nom Dionis du Séjour. Une branche ainée, non anoblie, continua sous le nom Dionis.

Histoire La famille Dionis à Paris parait trouver ses origines à Vernon dans l'Eure et se rattacher à une famille Dionis qui subsista à Vernon jusqu'au milieu du Edmond Meyer, Histoire de la ville de Vernon et de son ancienne Châtellenie, volume 2, chez Delcroix, 1876, page 352..

François Dionis, marié à Anne Picquet.., eut pour fils Pierre Dionis et François Dionis, qui furent les auteurs de deux branches

Albert Révérend écrit que la famille Dionis du Séjour, autrefois Dionis, était une famille de la bourgeoisie parisienne qui a donné un échevin de Paris et des conseillers secrétaires du roi. Il donne une filiation de cette famille à partir de François Dionis, marchand de soie et bourgeois de Paris, sans doute frère de Pierre Dionis, maître menuisier ordinaire des bâtiments du roi, auteur d'une autre branche..

Branche ainée Dionis (non noble) « Honorable homme » Pierre Dionis († 1687) auteur de la branche aînée, maître menuisier ordinaire des bâtiments du roi et bourgeois de Paris était établi rue RichelieuNouvelles archives du Muséum d'histoire naturelle, tome 7, G. Masson, 1893, page 14.. Il épousa Anne Baudin dont il eut deux filles et Pierre, qui suit.

Pierre II Dionis, né à Paris vers 1640, fut un des plus célèbres chirurgiens de son époque. Professeur d'anatomie et de chirurgie au Jardin des Plantes en 1672, il fut le premier qui fit en public des dissections anatomiques et des opérations chirurgicales. Il devint plus tard médecin de la reine, puis des Enfants de France. De son mariage avec Marie-Madeleine Duval, il eut plusieurs fils dont François, qui suit.

François Dionis, chirurgien de la duchesse de Bourgogne, épousa en 1706 à Marguerite Crevon dont deux fils: François Dionis et Charles Dionis, docteur en médecine, auteur d'une Dissertation sur le Ténia, décédé en 1776. On les croit avoir été les derniers représentants mâles de leur branche.

Branche cadette Dionis du Séjour et Dionis des Carrières (anoblie en 1698 et 1719) Gustave Chaix d'Est-Ange écrit « la famille Dionis des Carrières et du Séjour appartient à la noblesse de robe parisienne ».. Régis Valette liste la famille Dionis du Séjour dans son Catalogue de la noblesse française en 2007Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Éditions Robert Laffont, 2007, . .

François Dionis (fils cadet de François Dionis), marchand de soie et bourgeois de Paris, épousa Marie Leleu dont il eut Pierre Dionis († 1744), qui acquit une charge de secrétaire du roi en 1693. et acheta en 1699 le fief et la maison du Séjour à Charenton (mort sans enfants il laisse pour héritiers ses trois neveux). et François-Jean, qui suit.

François-Jean Dionis (1664-1738) notaire au Châtelet, fut anobli d'abord par l'échevinage de Paris qu'il exerça en 1698, puis par un office de secrétaire du roi en la Grande Chancellerie qu'il acheta le . Il eut trois fils : Louis-Achille Dionis du Séjour, né en 1702, conseiller en la Cour des aides, auteur d'une savante Histoire de la Cour des aides depuis le règne de Philippe le Bel. Il fut le père de Achille Pierre Dionis du Séjour (1734-1794), conseiller au Parlement de Paris en 1754, astronome de grande valeur, membre de l'Académie des sciences en 1765, député de la noblesse de Paris aux États généraux de 1789, décédé sans postérité. Auguste-Pierre Dionis des Carrières, secrétaire du roi en la Grande Chancellerie, décédé en 1759, qui n'eut qu'une fille. François-Marie Dionis (1693-1747) trésorier général et payeur des rentes de l'hôtel de ville de Paris, il succéda en 1739 à son père dans son office de secrétaire du roi. Il épousa en 1727 Louise Moriau dont François-Louis Dionis du Séjour (1731-1795) qui eut entre autres enfants, deux fils, Antoine-Jean-Baptiste Dionis des Carrières (né en 1767), et Alexandre-François Dionis du Séjour (né en 1768), juge au tribunal de la Seine, qui furent les auteurs de deux rameaux qui prirent les noms Dionis des Carrières et Dionis du Séjour.

Les deux rameaux de cette branche ajoutèrent à leur nom celui de « des Carrières » et « du Séjour », qui étaient ceux d'un lieu-dit à Charenton-le-Pont, hérité en 1744 de Pierre Dionis, secrétaire du roi, mort en 1744 sans enfants. Alexandre-Pierre Dionis (1796-1862), juge de paix, fut autorisé par décret du à ajouter « du Séjour » à son nom.

Armes Branche Dionis aînée (non noble) : D'azur à un chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles d'argent et en pointe d'un lion passant du même.

Branche Dionis du Séjour (anoblie) : D'azur à trois ananas d'or, 2 et 1; au chef d'or chargé d'une croix potencée de gueules.

Filiation

Personnalités

Pierre Dionis (1643-1718), chirurgien et anatomiste Achille Pierre Dionis du Séjour (1734-1794), astronome et mathématicien, député de la noblesse de Paris aux États généraux de 1789 Jean Dionis du Séjour (1956-), maire d'Agen depuis 2008, député (2002-2012), conseiller régional (depuis 2016) Tanguy Dionis du Séjour, musicienhttps://www.hegemon.eu/2019/03/21/tanguy-dionis-du-sejour-son-nouveau-defi-apres-dei-amoris-cantore-focalisation-interview/ Consulté le , fondateur du Dei amori cantores. et, à partir de 2018, directeur musical de la manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois.

Alliances Les principales alliances de la famille Dionis sont : Picquet, Baudin (1636), Leleu (1647), Perrier (1660), Duval (1663), Deneu (1667), Chaud (1691), Serouge (1697), Crevon (1706), Moriau (1727), Chuppin (1731), Héron (1733), de Vérigny (1738), du Cos de La Hitte (1759), de Romé (1759), Anquetin de Montmireau (1760), Foullière (1793), Rondeau (1795), Le Lorier de Giverny (1807), van Cleemputte (1836), Matagrin (1837), Lesourd (1850), Clastère (1852), Pavet de Courteille (1871), Fougadhoire (1873), Gerhardt (1877), Pot (1878) Taffin de Tilques (1970).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (A à K)

Liens externes

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