Le , le Boeing 727 de la compagnie équatorienne TAME effectuant le vol Air France 422, dernière étape de liaison Paris-Quito d'Air France., a percuté le flanc du mont El Cable à 16 h 47, heure locale (21 h 45 UTC), peu après son décollage par faible visibilité de l'aéroport international El Dorado de Bogota, en Colombie, provoquant la mort des 53 personnes à bord..
Contexte Avion thumb|left|L'appareil impliqué dans l'accident, ici en 1990, alors qu'il opérait pour Lufthansa. L'appareil impliqué est un Boeing 727-230 Adv âgé de 19 ans, immatriculé HC-BSU (numéro de série 21622/1431) et équipé de trois turboréacteurs à double flux Pratt & Whitney JT8D-15 ; il a effectué son premier vol en et totalise 34 586 heures de vol et 26 475 cycles (décollage/atterrissage) au moment de l'accident.
Appartenant à TAME, la compagnie aérienne nationale équatorienne, il était affrété par Air France pour la dernière étape de son vol au départ de Paris, avec un équipage équatorien.
Équipage L'équipage dans le poste de pilotage, composé de trois hommes, était considéré comme suffisamment qualifié, selon les autorités de formation de la compagnie aérienne. Le commandant de bord totalise seulement environ 400 heures de vol à bord d'un 727. Un technicien de la maintenance aérienne et six agents de bord complétaient l'équipage. Il y avait également quarante-trois passagers à bord de l'avion.
Le commandant de bord était Jaime Vasconez Zuñiga (quarante-deux ans), un ancien pilote de la Fuerza Aérea Ecuatoriana (FAE) qui travaille alors pour TAME depuis trois années. Il totalise 5 062 heures de vol, dont 2 296 heures sur Boeing 727, dont seulement 413 heures en tant que commandant de bord sur ce type d'avion.
Le copilote était Carlos Cadena Silva (quarante-quatre ans), également officier à la retraite de l'Armée de l'air équatorienne et volant pour TAME depuis une année. Il accumule 7 872 heures de vol, dont seulement 528 heures sur 727.
Le mécanicien navigant était Luis Delgado Cherrez (cinquante-quatre ans), qui cumule 7 878 heures de vol au cours de sa carrière. Ils étaient également accompagnés du technicien de la maintenance aérienne Edinson Torres (trente-deux ans).
Accident Le vol 422 a été autorisé à se rendre à l'aéroport international Mariscal Sucre de Quito, via la procédure SID Girardot 1 (GIR1), qui consiste en un virage à droite après le décollage, au-dessus de la balise non directionnelle (NDB) Romeo/R, afin de réduire la pollution sonore, puis en une transition (via VIOTA) vers une autre route en direction du sud-ouest.
La météo au moment de l'accident faisait état de fortes précipitations, avec une visibilité de 7 km, un plafond à 700 m et des cumulus environnants, d'une température de , et d'un vent de 5 nœuds au 270.
La procédure était également prévue pour empêcher les avions d'entrer dans une zone montagneuse près du VOR de Bogota, dont l'altitude minimale augmente considérablement jusqu'à atteindre 14 000 pieds (4 267 m).
Moins de 2 minutes après le décollage de la piste 13L, le 727 s'est écrasé, à une vitesse de 260 nœuds (480 km/h), sur le Cerro el Cable, situé à d'altitude ( au-dessus de l'aéroport). Les 53 personnes à bord sont mortes des suites d'une combinaison de blessures causées par l'impact initial et l'incendie qui a suivi le crash.
Enquête L'enquête, menée par l'UAEAC (Unidad Administrativa Especial de Aeronáutica Civil), l'agence gouvernementale du ministère des Transports colombien a conclu dans son rapport final que la cause probable de l'accident du vol 422 est l'inexécution correcte, par l'équipage, de la manœuvre requise après le décollage ; le copilote, alors pilote aux commandes, n'a pas effectué le virage initial, puis a oublié d'allumer le transpondeur de l'avion, privant les contrôleurs au radar d'assister les pilotes pendant la montée.
L'enregistreur de paramètres (FDR) a montré un profil de départ avec une faible vitesse verticale, l'équipage ayant adopté la vitesse anémométrique de 260 nœuds, conçue pour permettre la réduction de la consommation de carburant après le décollage.
Les enquêteurs ont conclu que l'accélération de l'appareil vers 260 nœuds et la visibilité réduite a entraîné la perte de conscience de la situation, puis la perte de repères visuels (désorientation spatiale) de la part de l'équipage. La concentration résolue des pilotes à l'augmentation de la vitesse a conduit au mépris de la sécurité concernant la navigation de l'avion., poussant l'équipage à négliger le cap de départ (dans l'axe de la piste 13L/31R). L'avion a dévié de la trajectoire de vol prévue jusqu'à sa collision avec le relief.
Des paysans de la région de l'accident ont eu le temps de dépouiller les victimes de leurs portefeuilles et objets de valeur avant que les premières équipes de secours n'arrivent sur placeRobert Galan, La Grande Histoire de l'Aviation, Ed. Privat .
Liens externes Rapport d'enquête de l'U.A.E.A.C (fichier PDF) (Archive) - Aerocivil
Notes et références
Air France 422 Air France 422 Air France 422 Air France 422 Catégorie:1998 en Colombie Air France 422 Catégorie:Avril 1998