est un opéra en deux actes For Glass, after Einstein comes Disney opera par Martin Knelman dans le journal The Toronto Star du 8 juin 2012. et treize scènes Altro che sorrisi a Paperopoli par Giovanni Albini dans le quotidien Il Sole 24 Ore du 10 janvier 2013. (dont un prologue et un épilogue) pour orchestre, chœur et solistes, composé en 2011 et 2012 par Philip Glass. C'est une adaptation, sur commande du Teatro Real de Madrid en coproduction avec l'English National Opera de Londres, du roman Der König von Amerika de Peter Stephan Jungk (Le Roi de l'Amérique dans sa traduction française) qui décrit la face sombre, plus ou moins avéréeExemple : . ou purement imaginaireJungk déclare avoir complété la biographie de Walt Disney avec des éléments qu'il déduit ou imagine (quatrième de couverture du roman)., de Walt Disney.
Historique
The Perfect American est à l'origine une commande du New York City Opera Weltpremiere in Madrid: Uraufführung der Oper von Glass über Walt Disney par Maria Font dans le Spaniens Allgemeine Zeitung du 16 janvier 2013. Philip Glass' The Perfect American To Open In Madrid Article dans Le Huffington Post du 10 février 2012. en Philip Glass pens Walt Disney opera par Gordon Cox dans le magazine Variety du 29 septembre 2008. Glass’ ’The Perfect American’ to Open in Madrid Dépêche de l'Associated Press mise en ligne le 11 février 2012 sur le Site d'actualité Edge Boston.. L'idée du projet est suggérée "Der König von Amerika" in Madrid par Josef Manola sur le site de l'ORF, la radiotélédiffusion publique autrichienne, le 21 janvier 2013.Dans son interview à l'ORF, Glass précise : « Mortier m'a envoyé le roman - c'était il y a trois ou quatre ans - et il ne l'a jamais dit, mais j'ai su tout de suite ce qu'il avait en tête. » par Gérard Mortier qui, à peine nommé directeur en Philip Glass komponierte Walt-Disney-Oper Article du journal autrichien Oberösterreichische Nachrichten du 18 janvier 2013. Un genio y un monstruo en la ópera par Daniel Verdù dans le journal El País du 12 décembre 2012.Mais celui-ci démissionne de son poste deux mois après l'annonce officielle de la commission faute d'un budget prévisionnel suffisant (Il devait être de 60 millions d'euros mais, en raison de la crise financière américaine, a été réduit à 36 millions)., remet une copie du livre de JungkAuparavant, l'écrivain autrichien avait lui-même remis une copie de son roman à Gérard Mortier, à l'époque directeur de l'Opéra de Paris. à Philip Glass, y voyant une trame parfaite pour une future production Ópera de Philip Glass devela a un Walt Disney racista y megalómano par Armando G. Tejeda dans le quotidien mexicain La Jornada du 21 janvier 2013..
La première mondiale de l'œuvre s'est déroulée au Teatro Real le Philip Glass' The Perfect American To Open In Madrid Article dans le huffingtonpost du 10 février 2012. sous la direction de Dennis Russell Davies et la mise en scène de Phelim McDermottAgenda du Teatro Real sur le site Operabase.Dates et casting sur le site Operabase.. La première anglaise aura lieu le à l'English National Opera (Coliseum Theatre) Philip Glass Disney opera to get UK premiere at ENO sur le site BBC News le 24 avril 2012. ENO to stage Philip Glass opera about the last days of Walt Disney par Nick Clark dans le journal The Independent du 24 avril 2012. 2013 classical and opera preview: Lulu in Wales and Disney at the ENO par Andrew Clements dans le journal The Guardian du 30 décembre 2012. sous la direction de Gareth Jones Présentation et distribution sur le site officiel de l'E.N.O.
La représentation du est retransmise en direct sur le site medici.tv Philip Glass' Walt Disney opera to be broadcast live online par David Ng dans le Los Angeles Times du 4 février 2013.En différé sur Arte Live Web à partir du 10 février. et enregistrée pour une sortie en DVD à l'automne de la même annéeLa face cachée de Walt Disney par Eric Dahan dans le Libération du 28 janvier 2013..
Conception
Livret
Le livret de For Glass, after Einstein comes Disney opera par Martin Knelman dans le journal The Star du 8 juin 2012. est basé sur le roman biographique controversé English National Opera's new season includes controversial Disney story par Imogen Tilden dans le Guardian du 24 avril 2012. Glass-Oper über Schattenseiten Walt Disneys par Axel Springer dans le quotidien Die Welt du 17 janvier 2013. Der König von Amerika (paru en français en 2009 sous le titre Le Roi de l'Amérique aux éditions Jacqueline ChambonPhilip Glass porte Walt Disney à l'opéra Article dans L'Express du 2 mai 2012.) de Peter Stephan Jungk (lorsqu'il était enfant, ses parents recevaient de fréquentes visites du physicien Heinz Haber, leur ami, qui travaillait à l'époque pour Disney en tant que consultant scientifique) Walt Disney, der Mythos, der Gott (page 2) par Martin Dahms dans l'hebdomadaire Die Zeit du 23 janvier 2013. Walt Disney, el americano (im)perfecto par Susana Gaviña, mis en ligne le 10 décembre 2012 sur le Site d'actualité espagnol ABC.es., qui imagine les trois derniers mois de la vie de Walt Disney à partir des récits du cartooniste autrichien fictif Wilhelm Dantine, qui, avant d'en être licencié, était un employé des studios Disney dans les années 1940 et 1950Philip Glass planche sur Disney par Marc Zisman sur le site Qobuz. Disney, el americano no tan perfecto Article du quotidien argentin La Nación du 7 janvier 2013.. Le créateur de Mickey y est dépeint comme un homme mégalomaneDans le livre de Jungk, il se répète tous les matins : « Je suis un leader, un pionnier, je suis l'un des plus grands hommes de notre temps. Mon nom est connu de plus de personnes que celui de Jésus-Christ ... J'ai créé un univers. Ma gloire durera des siècles. », racisteSelon le roman de Jungk, il n'aurait voulu engagé aucun Afro-Américains et aurait interdit l'entrée de Mohamed Ali dans son parc à thème Disneyland d'Anaheim. El Teatro Real prende fuego a Disney para descongelar su mito par Benjamín G. Rosado dans l'hebdomadaire culturel espagnol El Cultural du 18 janvier 2013. (Disney, joué à l'opéra par Christopher Purves, commente ainsi la Marche vers Washington d'août 1963 : « Où conduira toute cette liberté, la marche des nègres pour Washington, les marginaux qui forniquent comme des lapins ? » A ópera em que Walt Disney é o "perfeito americano": misógino, racista e obsessivo par Joana Amaral Cardoso dans le journal Público du 22 janvier 2013.), misogyne (seuls les hommes avaient le droit de dessiner El lado oscuro de Walt Disney par Olga Pereda dans le quotidien El Periódico de Catalunya du 21 décembre 2012., les femmes n'étaient autorisées qu'à colorier) et antisémite Walt Disney in fantasyland par Mark Swed dans le Los Angeles Times du 24 janvier 2013., d’être sympathisant naziWalt Disney et son avocat Gunther Lessing auraient assisté dans les années 1930 à certaines réunions du Bund germano-américain, organisation américaine nazie (le seul fait certain est qu'il a visité l'Allemagne nazie en 1935). Voir aussi : Son frère Roy se serait rendu en Allemagne pour assurer la distribution de Blanche-Neige et les Sept Nains et aurait été reçu par Joseph Goebbels. et d'avoir dénoncé trois de ses employés devant la Commission sur les activités anti-américainesIl a dénoncé comme communistes des animateurs syndicalistes qui avaient travaillé avec lui et qui avaient déclenché en 1941 une grève dans les studios Disney. Ces éléments utilisés dans la biographie romancée de Jungk sont déjà présents dans le livre de Marc Eliot. Le témoignage in extenso de Disney devant la « Commission de la Chambre sur les activités non-américaines » sur le site de CNN..
Glass qualifie les dernières années de la vie de Walt Disney « d’inimaginables, alarmantes et vraiment effrayantes » Nightmarish' Walt Disney opera comes to ENO par Anita Singh dans The Daily Telegraph du 24 avril 2012. mais relativise sa responsabilité quant à ses propres idées car il estime qu'elles sont le produit du contexte dans lequel il vivait Walt Disney refletia o pensamento de sua terra, diz Philip Glass par Leonardo Luis dans le quotidien brésilien Folha de S.Paulo du 30 janvier 2013.. Il voit en lui « un enfant de son temps avec des idées très conservatrices, oui, mais un grand visionnaire » Philip Glass, un alquimista en la ópera par Miguel Lorenci dans le journal El Comercio du 11 janvier 2013., « un être humain à la fois ordinaire et extraordinaire », « une icône de la modernité, un homme capable de jeter des ponts entre la culture savante et la culture populaire » Philip Glass opera shows Walt Disney's fantasy world in a new light par Vanessa Thorpe dans le journal The Observer du 6 janvier 2013.. En ce sens il rappelle que « Disney a toujours été soucieux des attitudes des gens ordinaires et a également permis aux masses d'aborder la haute culture par l'introduction de la musique de Tchaïkovski et d'autres dans ses films » Philip Glass retrata al Perfecto Americano par Guadalupe Caballero dans la revue musicale espagnole Doce Notas du 10 janvier 2013..
Pour lui, son opéra « n'est pas un documentaire ou un portrait » mais un « voyage poétique et tragique » à travers les derniers mois de la vie d'un artiste qui « fait face aux mêmes doutes qui nous assaillent tous ». Il le conçoit donc comme une sorte de poème Philip Glass compone un "poema" para el Real a partir de la vida de Disney par Concha Barrigós mis en ligne le 5 janvier 2013 sur le Site d'actualité espagnol eldiario.es. sur la quintessence de l'Amérique et une réflexion sur la mort Glass: «Mi ópera sobre Disney es la quintaesencia de lo americano» par C. David Carrón dans le quotidien La Razón du 11 décembre 2012..
Rôles
RôleType de voixDistribution à la création Présentation et fiche technique Site officiel du Teatro Real., Direction : Dennis Russell Davies Walt Disney baryton Christopher PurvesRoy Disney baryton-basseDavid PittsingerWilhelm DantineténorDonald KaaschHazel Georgesoprano Janis KellyLillian Disneysoprano SharonsopranoSarah TynanDianesopranoNazan FriketLucy/JoshsopranoRosie LomasChuck/Un médecinténorJuan NovalUne infirmièresopranoNoelia BuñuelUne secrétairesopranoBeatriz de GàlvezAndy Warhol ténorAbraham Lincoln basse
Argument
Sur son lit d'hôpital, Walt Disney se remémore son passé. Refusant l'idée de la mort, il confie à ses proches sa volonté d'être cryonisé.
The Perfect American ne raconte pas une histoire continue : le livret saute d'un temps et/ou d'un lieu à un autre The Operatic Walt Disney, Delivered by Philip Glass (page 2) par Zachary Woolfe dans le New York Times du 1er février 2013. et présente Disney dans différentes scènes de sa vie plus ou moins vraies, plus ou moins fictives Razzista, misogino, fanatico Il lato oscuro di Walt Disney par Valerio Cappelli dans le Corriere della Sera du 21 janvier 2013..
Le premier acte évoque le Walt Disney que tout le monde voit Philip Glass: "Cuando los alumnos me piden un consejo, les digo lo mismo: ser independientes” par Jesús Ruiz Mantilla dans le journal El País du 13 janvier 2013., le personnage public dans le cadre de sa famille et de ses proches. Le deuxième acte explore ce qu'il pense de lui-même, sa psyché d'artiste visionnaire mais tourmenté, qui a consacré sa vie à une vision d'un monde sans mort et qui, maintenant aux prises avec sa propre mortalité, est hanté par la possibilité d'atteindre l'immortalité [http://www.elmundo.es/elmundo/2013/01/10/cultura/1357789309.html Philip Glass: 'El poder de EEUU viene de la inmigración'] par Darío Prieto dans le quotidien El Mundo du 10 janvier 2013.Dans cette interview au journal El Mundo, Glass ajoute que « dans le cas de Disney, la situation était compliquée parce qu'il était "jaloux" de l'immortalité de Donald et Mickey Mouse, ses propres "enfants". ».
Acte I
Prologue