Joachim Joseph André, comte Murat, né le à Paris et mort le au château de Labastide-Murat, est un diplomate et homme politique français.
Biographie Fils de Gaëtan Murat et petit-fils de Claude François de Méneval, Joachim Joseph André Murat entre dans la diplomatie après la Révolution française de 1848. En 1849, il est attaché à la mission du comte Walewski à Florence et, de janvier à , reste chargé d'affaires par intérim dans la même ville. En 1853, il exerce les mêmes fonctions à Stockholm et, en 1856, accompagne Morny, nommé ambassadeur extraordinaire à Saint-Pétersbourg, à l'occasion du couronnement du tsar Alexandre II. Le comte Murat fait jouer à cette occasion devant la cour de Russie un proverbe de circonstance : À qui perd gagne, qui obtint beaucoup de succès. Il publia l'année suivante la relation des cérémonies auxquelles il avait assisté.
Le , il est élu député au Corps législatif dans la du Lot. Secrétaire d'âge (qui dépouille le scrutin des élections sénatoriales)RÈGLEMENT DU SÉNAT ET INSTRUCTION GÉNÉRALE DU BUREAU. Chapitre : Bureau d'âge - Bureau définitif jusqu'en 1869, puis par l'élection jusqu'en 1863, il est successivement réélu jusqu'à la chute de l'Empire. Il siégea dans la majorité dévouée aux institutions impériales.
vignette|gauche|Joachim Joseph André Murat Secrétaire et vice-président du conseil général du Lot, maire de Cahors (1853), puis de Labastide-Murat, le comte Murat épousa en secondes noces, en 1866, Marguerite Marie Georgina Barrot, fille d'Adolphe Barrot.
Élu, le , sans s'être porté candidat, représentant du Lot à l'Assemblée nationale, il prit place au groupe de l'Appel au peuple, fut l'un des cinq députés qui protestèrent à l'Assemblée de Bordeaux contre le vote de déchéance de Napoléon III, demanda et obtint le rétablissement de la statue de Napoléon sur la colonne Vendôme et se prononça pour la paix, pour l'abrogation des lois d'exil, contre le pouvoir constituant, contre le service de 3 ans, pour la démission de Thiers, pour l'arrêté sur les enterrements civils, contre le ministère de Broglie, et contre les lois constitutionnelles.
Réélu, le , député de la de Cahors, par sur , contre à Thiers, il vota pour l'ordre du jour de confiance demandé par le ministère de Broglie, et vit son mandat renouvelé, après la dissolution de la Chambre, le , puis le . Il continua de siéger au groupe de l'Appel au peuple et de voter contre les ministères et la politique opportunistes.
En 1878, il accompagne le prince impérial dans sa visite aux cours de Stockholm et de Copenhague, et il reste, jusqu'aux événements du Zoulouland, l'un de ses représentants officiels à Paris.
Porté sur la liste conservatrice du Lot aux élections du , il est élu député, le sur 4. Il reprit sa place dans la droite bonapartiste et vota contre la politique scolaire et coloniale des ministères républicains.
Héritier du château de Labastide-Murat, il fait restaurer les appartements et modifier la façade occidentale en y ajoutant un lanterneau au niveau des combles.
Il est officier de l'instruction publique et de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre de Saint-Joseph de Toscane et de l'ordre de Sainte-Anne de Russie, chevalier de l'ordre royal de l'Étoile polaire, etc.
Vie familiale Marié à Blanche-Alix Marion puis à Marguerite Barrot (fille d'Adolphe Barrot), il est le père de : Caroline (1858-1895), épouse du comte Laurent Camille de Gouvion Saint-Cyr, officier d'infanterie (fils de Laurent-François de Gouvion-Saint-Cyr) Joachim (1861-1899), officier d’artillerie, gendre de Marius Bianchi Clotilde (1868-1949), épouse de Paul Lebaudy Gaétan (1871-1873) Napoléone (1874-1957), épouse du baron Alfred Hervé-Gruyer, conseiller référendaire à la Cour des comptes, fondateur et président de la Société de protection des Alsaciens-Lorrains, propriétaire du Château de DorlisheimHERVÉ dit HERVÉ-GRUYER Marie Joseph Charles Alfred Hervé, baron Georgina (1877-1962)
Distinctions
.
Publications Le Couronnement de l'empereur Alexandre II, souvenirs de l'ambassade de France, 1883 Murat, lieutenant de l'empereur en Espagne, 1808 : d'après sa correspondance inédite et des documents originaux, Paris, E. Plon, Nourrit et , 1897 (Prix Thiers, 1898)
Sources
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Maison Murat Liste des députés du Lot Liste des maires de Cahors
Liens externes
Catégorie:Naissance en décembre 1828 Catégorie:Naissance dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Diplomate français du XIXe siècle Catégorie:Maire de Cahors Catégorie:Conseiller général du Lot Catégorie:Député du Lot Catégorie:Député du Lot (Troisième République) Catégorie:Député du Second Empire Catégorie:Député à l'Assemblée nationale (1871) Catégorie:Député de la première législature de la Troisième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quatrième législature de la Troisième République Joachim Joseph Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1862 Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Anne Catégorie:Chevalier de l'ordre royal de l'Étoile polaire Catégorie:Lauréat du prix Thiers Catégorie:Décès en mars 1904 Catégorie:Décès dans le Lot Catégorie:Décès à 75 ans