La du Tour d'Italie s'est déroulée du 4 au . Pour la première fois depuis 1963, le Giro s'élance de Naples. L’arrivée se tient à Brescia après . Il s'agit de la de l'UCI World Tour 2013. Grâce notamment à ses trois victoires d'étape, Vincenzo Nibali (Astana) remporte le classement général. Il devance Rigoberto Urán (Sky), lui aussi gagnant d'une étape et qui obtient son premier podium sur un Grand Tour, et Cadel Evans (BMC Racing), qui est ainsi monté sur le podium des 3 Grands Tours. Carlos Betancur (AG2R La Mondiale), du classement général, termine meilleur jeune de la course. Vainqueur de cinq étapes, Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) s'adjuge le maillot rouge, entrant ainsi dans le cercle très fermé des coureurs vainqueur du classement par points sur les 3 Grands Tours durant leur carrière. Stefano Pirazzi (Bardiani Valvole-CSF Inox) termine maillot bleu de meilleur grimpeur. Le classement par équipes au temps revient à la formation Sky et le classement par équipes aux points à l'équipe Movistar, qui remporte également quatre succès d'étape.

Cependant Mauro Santambrogio est disqualifié de ce Tour d'Italie après un contrôle positif à l'EPO effectué au terme de la première étape. Sa place au général reste vacante, l'étape qu'il avait initialement remportée revient à Vincenzo Nibali.

Présentation Parcours Le Tour d’Italie 2013 démarre avec une étape de plaine disputée autour de Naples, puis un contre-la-montre par équipes de est disputé au deuxième jour de course. S'ensuivent deux étapes difficiles : la , longue de , emprunte le Sella di Cantona puis une longue descente vers l'arrivée ; le final de la est marqué par le Croce Ferrata, une ascension de à 5,5 %, suivi des 6,7 derniers kilomètres en faux plats descendants. L'arrivée du lendemain se fait après une bosse non répertoriée, avant une étape de plaine. La est vallonnée, avec notamment quatre ascensions répertoriées dans les 50 derniers kilomètres.

Vient ensuite un contre-la-montre de puis une étape de moyenne montagne, avec à de l'arrivée à Florence le sommet de la côte de Fiesole, au programme des prochains mondiaux. Après le premier jour de repos, les coureurs font face à la première étape de montagne de ce Giro, avec l'enchaînement du passo Cannon di Lanza et du Malghe del Montasio, en haut duquel est jugée l'arrivée.

Le lendemain, une nouvelle étape difficile est programmée, avec la très longue ascension du Siella Ciampigotto assez loin de l'arrivée, qui est placée en haut d'une ascension. La journée suivante a lieu une étape de plaine, puis une étape plutôt vallonnée dans le final.

La est courte () mais comprend la très longue montée vers Sestrières et l'ascension finale du Jafferau. La est marquée par le col du Mont-Cenis, le col du Télégraphe et l'arrivée à Valloire au col du Galibier. Après le deuxième jour de repos, la course repart en Italie, via le col du Mont-Cenis. Le final de l'étape emprunte la montée vers Andrate à une quinzaine de kilomètres de la ligne. La difficulté de l'étape réside en outre dans sa longueur, . La est plate, puis les coureurs prennent part à un contre-la-montre en côte vers Polsa. Sont ensuite programmées les deux étapes les plus dures de la course. La ne fait que , mais les coureurs escaladent le col du Gavia, le Stelvio (Cima Coppi) et la montée finale vers Val Martello. La comprend cinq cols, dont le col de Giau et l'arrivée au sommet des Tre Cime di Lavaredo. L'épreuve se conclut par une étape de plaine.

Pour les coureurs, ce Tour d'Italie propose « vraiment un parcours pour des coureurs complets », « un Giro équilibré », « un Giro très difficile, en particulier lors de la dernière semaine » et une dernière semaine « terrifiante, particulièrement les et étapes » . De son côté, Mark Cavendish dénombre 5 à 7 étapes pour sprinteurs, ce qui pour lui, et est satisfait de voir que la dernière étape n'est pas un contre-la-montre mais une étape de plaine.

Équipes L'organisateur RCS Sport a annoncé le la présence de l'équipe Androni Giocattoli-Venezuela vainqueur en 2012 de la coupe d'Italie de cyclisme sur route. Puis, le , RCS Sport annonce la sélection des trois dernières équipes qui sont les formations Bardiani Valvole-CSF Inox, Colombia et Vini Fantini-Selle Italia. Cependant, l'équipe Katusha est réintégrée à l'UCI World Tour par à une décision du Tribunal arbitral du sport le . La direction du Giro fait alors part de son désarroi face à la situation puisque le nombre de coureurs augmenterait . Le , l'UCI décide finalement d'autoriser le Giro à se courir avec plus de 200 coureurs au départ. 23 équipes participent à ce Tour d'Italie – 19 ProTeams et 4 équipes continentales professionnelles.

UCI ProTeams Nom de l'équipe Pays Code AG2R La Mondiale ALM Argos-Shimano ARG Astana AST Blanco BLA BMC Racing BMC Cannondale CAN Euskaltel Euskadi EUS FDJ FDJ Garmin-Sharp GRS Katusha KAT Lampre-Merida LAM Lotto-Belisol LTB Movistar MOV Omega Pharma-Quick Step OPQ Orica-GreenEDGE OGE RadioShack-Leopard RLT Saxo-Tinkoff TST Sky SKY Vacansoleil-DCM VCD

Équipes invitées Nom de l'équipe Pays Code Androni Giocattoli-Venezuela AND Bardiani Valvole-CSF Inox BAR Colombia COL Vini Fantini-Selle Italia VIN

Coureurs Hommage Le dossard 108, qui aurait dû être porté par le Canadien Dominique Rollin (FDJ) est retiré pour la consécutive en hommage au Belge Wouter Weylandt décédé sur les routes du Tour d'Italie 2011 avec ce même dossard.

Favoris pour le classement général Bradley Wiggins (Sky), vainqueur du dernier Tour de France, et Vincenzo Nibali (Astana), vainqueur en 2013 de Tirreno-Adriatico et du Tour du Trentin, sont les deux principaux favoris de la course . En vue sur Liège-Bastogne-Liège, le tenant du titre, Ryder Hesjedal (Garmin-Sharp) et Michele Scarponi (Lampre-Merida), vainqueur en 2011 et régulièrement bien placé au classement général, sont également candidats à la victoire finale. Auteur d'un début de saison plus discret, Cadel Evans (BMC Racing), Robert Gesink (Blanco) et Samuel Sánchez (Euskaltel Euskadi), toujours placé mais jamais vainqueur sur les grands tours, font aussi partie des favoris. Parmi les outsiders de l'épreuve, on peut citer Beñat Intxausti (Movistar), et Franco Pellizotti (Androni Giocattoli-Venezuela) . L'équipe AG2R La Mondiale sera emmené par Domenico Pozzovivo, tandis que Carlos Betancur, très en vue sur les ardennaises, aura des libertés. La formation Vacansoleil-DCM décide d'écarter José Rujano, un des outsiders de la course, quelques jours avant le départ car celui-ci a été cité dans une enquête antidopage. L'équipe dit ne pas souhaiter « risquer de discréditer les organisateurs, l'équipe, le sport et le coureur lui-même ». Ivan Basso (Cannondale) est lui aussi forfait pour ce Giro.

Sprinteurs Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step), vainqueur de dix étapes sur le Giro dont trois en 2012 ainsi que du prix de la combativité, se présente comme le principal favori pour les sprints. Matthew Goss (Orica-GreenEDGE), vainqueur de la troisième étape en 2012, Manuel Belletti (AG2R La Mondiale), Mattia Gavazzi (Androni Giocattoli-Venezuela), Roberto Ferrari (Lampre-Merida), lui aussi vainqueur en 2012, Sacha Modolo (Bardiani Valvole-CSF Inox), Francesco Chicchi (Vini Fantini-Selle Italia), Nacer Bouhanni (FDJ), Elia Viviani (Cannondale), Francisco Ventoso (Movistar), Giacomo Nizzolo (RadioShack-Leopard) et John Degenkolb (Argos-Shimano), auteur de cinq succès sur le Tour d'Espagne 2012, sont également présents.

Récit de la course 4 - 5 mai : le week-end d'ouverture Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) remporte la première étape au sprint, devant Elia Viviani (Cannondale) et Nacer Bouhanni (FDJ), et s'empare du même coup des maillots rose et rouge. Une chute s'est produite dans le final, provoquant de nombreuses réactions parmi les coureurs. L'équipe Sky remporte ensuite le contre-la-montre par équipes, permettant ainsi à Salvatore Puccio de porter le maillot rose et à Bradley Wiggins de prendre du temps sur ses adversaires. La formation Movistar termine à 9 secondes et l'équipe Astana de Vincenzo Nibali à 14 secondes. Parmi les autres favoris, Michele Scarponi (Lampre-Merida), Ryder Hesjedal (Garmin-Sharp) et Robert Gesink (Blanco) s'en sortent plutôt bien, avec un retard respectif de 22, 25 et 27 secondes. Les formations BMC Racing de Cadel Evans et Euskaltel Euskadi de Samuel Sánchez concèdent plus de temps, respectivement 37 secondes et 1 minute et 1 seconde.

6 - 9 mai : Paolini en rose Le lendemain, Luca Paolini (Katusha) fait la différence dans la dernière descente et s'impose avec 16 secondes d'avance sur Evans et Hesjedal, qui règlent le groupe des favoris et prennent ainsi des bonifications. Scarponi a chuté dans la descente et termine avec 1 minute de retard sur le vainqueur du jour, qui prend la tête du classement général et du classement par points. Wiggins et Rigoberto Urán (Sky) pointent désormais à 17 secondes du nouveau maillot rose. Lors de la quatrième étape, Danilo Di Luca (Vini Fantini-Selle Italia) et Robinson Chalapud (Colombia) attaquent dans le Croce Ferrata, mais sont repris à quelques hectomètres de l'arrivée. Enrico Battaglin (Bardiani Valvole-CSF Inox) s'impose, en devançant au sprint Fabio Felline (Androni Giocattoli-Venezuela) et Giovanni Visconti (Movistar). Bradley Wiggins est pris dans une cassure et perd 17 secondes, reculant ainsi à la sixième place au classement général, trois secondes derrière Nibali et dans le même temps que Hesjedal. Le classement général ne connait pas de changement significatif après les cinquième et sixième étapes, remportées au sprint par John Degenkolb (Argos-Shimano) devant Ángel Vicioso (Katusha) et Paul Martens (Blanco), et par Mark Cavendish, qui s'empare du maillot rouge, en devançant Elia Viviani et Matthew Goss (Orica-GreenEDGE).

10 - 14 mai : Nibali prend le dessus sur Hesjedal et Wiggins Membre de l'échappée matinale, Adam Hansen (Lotto-Belisol) remporte la septième étape. Battaglin règle le groupe des favoris devant Di Luca, à 1 minute et 7 secondes. Bradley Wiggins, distancé dans la dernière montée puis victime d'une chute dans la descente, concède 1 minute 24 secondes à ses rivaux, et ses coéquipiers Sergio Henao et Rigoberto Urán, qui l'ont accompagné, neuf secondes de plus. Beñat Intxausti (Movistar) prend la tête du classement général, 5 secondes devant Nibali et 8 secondes devant Hesjedal. Alex Dowsett (Movistar) s'adjuge ensuite le contre-la-montre, 10 secondes devant Wiggins et 14 secondes devant Tanel Kangert (Astana). Vincenzo Nibali, quatrième de l'étape à 21 secondes, s'empare du maillot rose. Il devance au classement général Cadel Evans, Robert Gesink, Bradley Wiggins et Michele Scarponi. Ryder Hesjedal, de l'étape, recule au sixième rang. Maxim Belkov (Katusha) s'impose sur la neuvième étape, devançant les Colombiens Carlos Betancur (AG2R La Mondiale) et Jarlinson Pantano (Colombia). Au classement général, Hesjedal est le grand perdant de la journée : il finit à plus d'une minute du groupe maillot rose et pointe désormais à la onzième place du classement général. Cadel Evans s'empare du maillot rouge et Stefano Pirazzi (Bardiani Valvole-CSF Inox) du maillot bleu. Rigoberto Urán s'impose lors de la première étape de haute montagne. Il devance de 20 secondes Carlos Betancur et de 31 secondes Vincenzo Nibali, qui règle un groupe de cinq coureurs. Intxausti, Wiggins, Scarponi et Gesink terminent à plus d'une minute du vainqueur. En revanche, Samuel Sánchez concède plus de quatre minutes. Ryder Hesjedal finit à près de 21 minutes. Urán remonte à la troisième place du classement général, à deux minutes de Nibali. Domenico Pozzovivo (AG2R La Mondiale) et le nouveau maillot blanc Rafał Majka (Saxo-Tinkoff) font leur entrée dans le Top 10.

15 - 17 mai : étapes de transition