Le viaduc de Port-Aubry est un pont ferroviaire français qui franchit la Loire, et relie la commune de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre) à celle de Bannay (Cher). Cet ouvrage a été construit sur l'ancienne voie ferrée militaire « Bourges - Toul » par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, d’où le nom qui lui est donné localement de « pont du P.-O. ». D’une longueur totale de , il figure parmi les plus longs ponts en treillis ferroviaires de France, avec celui de Cubzac ().
Situation ferroviaire vignette|gauche|L’entrée du viaduc, côté Nièvre. Des cyclo-draisines circulent l’été de cette « gare de départ » jusqu'à Saint-Satur via Bannay (aller-retour de maximum, durée ). Ce viaduc est situé au point kilométrique (PK) 295,7 de la ligne de Saint-Germain-du-Puy à Cosne-Cours-sur-Loire. Anciennement à double voie (situées à la partie inférieure de la structure métallique de type pont-cage), la ligne est mise à voie unique en 1950. L’année 2000 voit le dernier passage : un train de céréales venant des silos de Saint-Satur.
Par ailleurs, au sud du viaduc, la commune de Ménétréol-sous-Sancerre compte deux anciens viaducs ferroviaires dont le plus grand, long de 232 m, est le viaduc de Lestang.
Géographie Côté Nièvre (à l’est), le viaduc est situé à une soixantaine de mètres du lieu-dit Port-Aubry, et environ au sud de Cosne-Cours-sur-LoireCette sous-préfecture portait le nom de « Cosne-sur-Loire » jusqu’en 1973..
L’ouvrage traverse la Loire, à (par la route touristique longeant le fleuve) en amont du pont suspendu routier de Cosne-Cours-sur-Loire.
Côté Cher (à l’ouest), la voie ferrée enjambe, au nord de Bannay, le canal latéral à la Loire.
Histoire Le , il est traversé par un premier train à vapeur.
Le , en retraite, le GRDI ( DI) franchit la Loire sur le pont ferroviaire de Bannay.
Le , le brigadier Yves Mathurin Marie Rault, du d'artillerie lourde divisionnaire (RALD), y est tué en tentant sans succès de mettre à feu une charge explosive pour le faire sauter.. Le capitaine Gérard François Gaston Buc du du génie, d'état-major du génie, , est mortellement blessé. Il mourra le lendemain à l'hôpital de Sancerre. Ce dernier avait réquisitionné quelques hommes pour faire sauter le pont.
Toujours le , des éléments de la 291e division d’infanterie allemande y franchissent alors à pied la Loire.
Pour permettre à leurs véhicules de l’emprunter, le commandement allemand réquisitionne toutes les planches disponibles chez les fabricants de meubles et les menuisiers pour recouvrir une des deux voies ferrées, car c'est le seul point de passage de la Loire à Cosne-sur-Loire, le pont routier ayant été bombardé. Pour le retour d’exode à l’, les voitures des réfugiés seront autorisés à l'emprunter.
En , l’occupant allemand fait exploser la travée.
Description Ce pont en treillis comporte 14 travées de , deux culées et une structure métallique comptant près d’un million de rivets. Les 13 piles sont en maçonnerie.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des ponts sur la Loire Ligne de Saint-Germain-du-Puy à Cosne-Cours-sur-Loire Liste de ponts de la Nièvre Liste de ponts du Cher Viaduc de Saint-Satur proche La Loire à vélo
Liens externes
Le Cyclorail du Sancerrois
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