Le commissaire Charles Permilleux, responsable du Service des affaires juives rattaché en 1943 à la Police judiciaire, est chargé à partir de d'arrêter les juifs en infraction avec les ordonnances allemandesSami Dassa, Vivre, aimer avec Auschwitz au cœur, Éditions L'Harmattan, 2002, .

L'historien Jean-Marc Berlière écrit que Permilleux dirige un service qui a vocation à gérer les perquisitions et arrestations,

La brigade du commissaire Permilleux est formée de cinquante inspecteurs, qui enquêtent à partir de dénonciations parvenues au Service juif de la Gestapo. La brigade doit les identifier et les localiser, car souvent les dénonciations sont imprécises et les juifs tentent de se cacherLaurent Joly Dénoncer les Juifs sous l'Occupation, CNRS Éditions, 2017 (analyse).

5175 juifs sont ainsi arrêtés par la "brigade Permilleux" entre et , avant d'être remis aux nazis et déportés - pour la plupart sans retour.

En 1945, Charles Permilleux est révoqué par la commission d’épuration de la police et suspendu par le préfet, en attendant la décision de justice qui intervient le . L'ancien commissaire est mis à la retraite d’office sans droit dès 1947. Deux ans plus tard, l’arrêté qui met un terme peu glorieux à sa carrière se voit cassé par le Conseil d’Etat pour « vice de forme ». Le zélé fonctionnaire de Vichy est rétabli dans tous ses droits : il percevra sa pension de retraite et achèvera sa vie sans être autrement inquiété.

Références

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