Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Vintimille, un régiment français d'Ancien Régime.
Création et différentes dénominations
: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Vintimille devient le d'infanterie de ligne ci-devant Vintimille. 1794 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 26 octobre 1795 : création de la de deuxième formation 1803 : Lors de la réorganisation de l'armée et la création des régiments, le d'infanterie de ligne n'a pas été formé, le est resté vacant. : un décret du rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le redevient le . Le est de nouveau vacant. : création de la légion du Lot. 1820 : La légion du Lot est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1882 : devient d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, le RI donne naissance au régiment d’infanterie. 1923 dissolution du régiment. 1939 recréation du régiment. 1940 dissolution du régiment. 1945 recréation du régiment. …
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et bataille du RI de ligne Ancien Régime
Révolution et Empire
1789 : Clostercamp, le régiment y perd 58 de ses officiersHistoire de l'armée française, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion - 1997 1792 : Mons, Bavay, Combat de Quiévrain Valmy, Jemmapes Namur Combat de Merzig 1793 : Armée de Belgique Le du avec du et le du sont désignés pour renforcer la garnison de CondéEffectifs des bataillons : du : 636 hommes; du : 450 hommes ; du : 679 hommes. Combat d'Arlon Bataille de Hondschoote 1794 : Devient la demi-brigade de première formation, par l'amalgame des du d'infanterie (ci-devant Poitou) de volontaires du Nord dit bataillon de Bergues et de Dunkerque de volontaires de l'Oise Armée du Nord Maastricht 1795 : prise de Luxembourg : création de la de deuxième formation, par l'amalgame des de première formation ( du d'infanterie ((ci-devant Lorraine)), de volontaires de Seine-et-Marne et de volontaires du Haut-Rhin) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Nassau), de volontaires de la Haute-Vienne et de volontaires du Jura)
1796 : Wurzbourg, Nassau, Weilberg 1799 : Bergen 1801 : Saint-Dominique 1803 : Lors de la réorganisation de l'armée et la création des régiments, le d'infanterie de ligne n'a pas été formé, le est resté vacant.
1820 - 1852 En 1820, la légion du Lot, la légion de la Gironde et la légion de la Seine-Maritime entrent dans la formation du « d'infanterie de ligne ».Cette même année, les éléments de la légion de la Gironde forment la d'infanterie de ligne et les éléments de la légion de la Seine-Maritime forment la d'infanterie de ligne.
En 1825, Antoine de Gramont d'Aster (1787-1825), demanda et obtint le commandement du de ligne, qui partait pour la Martinique. Il rejoignit ce corps et peu de jours après son arrivée mourut de la fièvre jaune, le . Cette maladie contagieuse s'étant déclarée dans la portion de son régiment qui occupait le Fort-Royal, il voulut donner l'exemple d'un courageux dévouement, s'y renferma avec ses soldats pour les faire soigner sous ses yeux et succomba peu de jours après, victime de son zèle. 1830 : une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151. Embarque à Toulon pour l'expédition d'Alger (1830) Bataille de Staoueli le Prise d'Alger le Embarque pour l'expédition de Bône le , débarque sans obstacles et prend possession de la ville le Le 15 il repart pour Alger Il rentre en France à la fin de 1830 À Strasbourg en 1834
Second Empire 1855 : Guerre de Crimée : Siège de Sébastopol, batailles de Malakoff et de Tratkir 1859 : Campagne d'Italie : bataille de Solférino Lors de la guerre de 1870, il est à l'armée de Chalons et combat à Beaumont et Sedan
Le , le bataillon, formé pour la plupart de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le de marche à Paris. Le dépôt forme ensuite des détachements de renfort qui rejoignent des régiments de marche : une compagnie au de marche (août), une au de marche (septembre), une au de marche, une au de marche (octobre), une au de marche, une au de marche (novembre), deux au de marche (décembre), un détachement au de marche (janvier), un détachement au de marche et une compagnie au de marche (février).
1870 - 1914 vignette|droite|Plaque à la mémoire du d'infanterie à Bayonne Garnison à Bayonne et, pour un bataillon, à Saint-Jean-Pied-de-Port 1897 : expédition de Tunisie
Première Guerre mondiale Casernement en 1914 : Bayonne ; brigade ; Division d'Infanterie d' à ; corps d'armée. 1914 le : Bataille de Charleroi le : Bataille de Guise du 5 au : Bataille de la Marne 1915 secteur du Chemin des Dames (toute l'année) : Hurtebize, moulin de Vauclair. 1916 secteur du Chemin des Dames (janvier à février) : Hurtebize, moulin de Vauclair mai : Bataille de Verdun, Fleury, bois de la Caillette, Vaux Chapitre. juin - août, Argonne : bois de la Gruerie. août - septembre : Champagne. décembre, Somme. 1917 La Somme Bataille du chemin des dames juillet - septembre, L'Alsace octobre - décembre : Champagne. 1918 janvier - février, Champagne. mars - avril, Somme. Allemant forêt du plateau de Pinon. Verneuil-Sur-Serre.
Entre-deux-guerres Le , le est démobilisé à la garnison de Bayonne. Durant le conflit il a perdu 52 officiers, 161 sous-officiers, 34 caporaux, .
En 1923, le régiment est dissout en partie, ses traditions sont conservées par le régiment d'infanterie de ligne qui est en garnison à Pau puis en garnison à Bayonne ; jusqu’en 1925, un bataillon est en garnison à Saint-Jean-Pied-de-Port.
Seconde Guerre mondiale 1939 - 1940 Le régiment est reconstitué en 1939 sous le nom de RI aux ordres du Lieutenant-Colonel Hargoaa à Bayonne avec en majeure partie des Basco béarnais, à la d'infanterie affecté le à la d'infanterie alpine ( DIAlp). Il se distingue dès son entrée dans la campagne en avant de la ligne Maginot dans le secteur de Rohrbach. Le , à la demande du contingent Basco-béarnais, le haut commandement à la demande du chef de corps et pour récompenser le régiment de sa belle attitude au feu, autorise le port du béret, coiffure régionale du Pays basque. vignette|couverture du journal de route du 49e RIA - Pau 1942 Le 49e R.I. se bat dans les Vosges jusqu'au , subissant des pertes importantes mais continuant à faire face. Ils rend les armes le à la suite de l'annonce de la signature de l'Armistice. Le Major allemand Retz indique Raon comme point de rassemblement. Les compagnies Lambert et Barboux sont alors portées disparues, probablement faites prisonnières à la suite des combats qui ont fait rage en ces jours de juin, notamment au col de la Chapelotte (Source : Journal de route du deuxième bataillon du 19e d'Infanterie Alpine - Abbé J. Pambrun(Journal de route du du , Pau 1942)).
Extrait du journal de route, derniers combats :Vendredi , matin
Au lever du jour, une messe est dite à la chapelle des Colins, servie par le médecin-lieutenant Thévenin, qui vient d'évacuer et de soigner les blessés de la veille à la Chapelotte. Le caporal Abadie et le soldat Oustaloup-Cassède n'ont pas survécu à leurs blessures.
Au col, les combats reprennent : le lieutenant Mihura, les soldats Sarhy et Mauchaussat sont tués. Sur ordre du capitaine Lambert, le groupe franc La Bigne contre-attaque, baïonnette au canon, avec le renfort de 2 sections. Les fantassins allemands, impressionnés, se replient mais d'autres manoeuvrent pour s'infiltrer dans nos lignes. La section du lieutenant Sentucq est isolée mais continue à se battre et parvient à se dégager. Devant la menace qui s'aggrave, le capitaine Lambert installe ses unités en hérisson pour mieux barrer le col. Dans ces engagements, le caporal Barcelère, les soldats Donis, Cachard et Dupont sont tués. Le groupe franc La Bigne n'a que 2 blessés, Dancosse et Lalo[y]e (erreur de retranscription du bon d’ambulance, il s’agit bien du soldat Laloge), qui s'ajoutent à ceux de la veille, Aymard et Arnaud.Vendredi , après-midi
Il/49eRIA
Pour obliger les Français à abandonner le col de la Chapelotte, les Allemands de l'lnfanterie-Regiment 412 mettent le feu aux sapins. Mais le vent tourne et rabat la fumée sur eux. Nos alpins réalisent alors des contre-feux. Vers 16 heures, sur demande du cdt Picard, le 59e RA déclenche un tir d'encagement, qui rendra l'ennemi plus prudent. Il s'infiltre néanmoins dans la montagne au sud du col, surprend la 7 e compagnie du lieutenant Moulié, installée au hameau des Colins, et fait quelques prisonniers mais un tir précis de mitrailleuses et de mortiers repousse encore l'attaque.
Bien que son bataillon tienne toujours le col, le cdt Picard s'inquiète : deux estafettes, envoyées par lµi à Celles, ne sont pas revenues. On regroupe les blessés pour assurer leur évacuation. Huit d'entre eux sont gravement touchés : Adjudants Laborde et Capsous, chef Bécas, soldats Mozan, Rodes, Chivaley, Sopéras, Clemenceau.Deux citations à l'ordre du 43e corps d'armée méritées par le 49/II (sur la demande du Général Lescanne et du Général Bourret ultérieurement transformée en citation à l'Armée).Ordre général N° 65 (14465/1)
Le général Lescanne commandant le 43e C.A. cite à l'ordre du C.A. le 2e Bataillon su 49 R.I.A.
Bataillon d'un moral incomparable. Sous la vigoureuse impulsion de son chef le commandant Picard, a réalisé seul, à travers toute l'Alsace réoccupée par l'ennemi, une retraite de 4 jours, livrant de nombreux combats, faisant des prisonniers, construisant des ponts pour ses véhicules. Est rentré à son corps d'Armée dans la forme la plus complète.Ordre général N° 69(?) (14462/1)
Pour la deuxième fois en quelques jours le 2eme Bataillon du 49 R.I.A. sous les ordres du commandant Picard s'est signalé par le plus brillant fait d'armes. "A assuré une résistance opiniâtre contre un ennemi très supérieur en nombre et doté de gros moyens. Malgré de lourdes pertes a dû céder le 21 au soir un peu de terrain. A contre attaqué au point du jour, repris le terrain perdu et gagné une profondeur de près de 2 km."
Signé "Lescane""ORDRE GENERAL N ° 91 - (EXTRAITS) Officiers, sous-officiers, caporaux, soldats du 43me C.A
Pendant ces jours de deuil, le 43mo C.A. est rêsté solide comme un roc au milieu d'une mer démontée.
Le , obéissant à des ordres supérieurs il quittait malgré lui le ferme appui de la forteresse et entamait presque sans équi-page la dure retraite. Pied à pied, il disputait à l'ennemi le sol fiançais.
Le 18 Juin, il faisait front de Gondrexance à Arzwiller sur le canal de la Marne au Rhin. Sans se laisser entamer il y tenait ferme tout un jour contre une ennemi nombreux dont il brisait l'élan au prix de lourdes pertes. Le 37"'" R.l. s'y couvrait de gloire.
Le 19 Juin, obligé de souder son mouvement au recul général des autres corps, il retraitait à son tour. Peu à peu, au prix de prodiges à travers un pays occupé, les éléments épars qu'il avait dû laisser sur le front de la forteresse, le ralliaient.
Le 20 et 21 il faisait front définitivement à la lisière boisée des Vosges et l'élan des divisions ennemies se brisait sur son rempart.
Sourd aux bruits d'armistice qui peu à peu gagnaient en consis-tance, défendant sans espoir une cause où tout était perdu, sauf l'honneur, privé de toutes relations avec les armées voisines et avec les ressources du pays, réduits aux seules munitions, aux seuls approvisionnements que par des prodiges d'ingéniosité et d' acti-vité, son Etat-Major recueillait dans les dépôts épars et oubliés, luttant jour et nuit sans sommeil, avec des troupes arrivées à l'ex-trême limite de l'effort humain, il a tenu bon, encerclé jusqu'à l'épuisement de ses ressources et de ses munitions.