Une lysophosphatidylsérine (LysoPS) est un lysophospholipide (LPL) issu de la déacylation, c'est-à-dire l'hydrolyse d'un résidu d'acide gras, d'une phosphatidylsérine. La réaction est médiée par l'enzyme PS-PLA1 (Phosphatidylserine-specific phospholipase A1 ou PLA1A) ou l'enzyme ABHD16A (Abhydrolase Domain Containing 16A). Les deux isomères possibles de cette déacylation comportent leur acide gras en position sn-1 ou sn-2 du squelette glycérol. L'acide gras peut avoir une longueur variable, différents degrés de saturation et être hydroxylé.
La LysoPS est dégradée en glycérol-3-phosphosérine (GPS) et en acide gras par les enzymes ABHD12, ABHD6 et PS-PLA1.
Fonctions La LysoPS est un médiateur LPL dans de nombreux processus biologiques et agit par l'intermédiaire de récepteurs couplés aux protéines G dont quatre, spécifiques du LysoPS, ont été identifiés : GPR34, P2Y10, A630033H20 et GPR174, respectivement désignés par LPS1, LPS2, LP2-like et LPS3.
La LysoPS est relativement abondante dans les organes liés au système immunitaire (rate, thymus et ganglions lymphatiques), le système nerveux central (cerveau et moelle épinière), le foie et le côlon. Elle est connue pour induire des réponses cellulaires telles que :
la dégranulation des mastocytes la migration cellulaire des fibroblastes la croissance des neurites induite par le facteur de croissance nerveuse (NGF) dans les cellules PC12 l'inhibition de la prolifération des lymphocytes T humains isolés la phagocytose des cellules apoptotiques par les macrophages
La réponse la mieux caractérisée est celle de la dégranulation des mastocytes, cette activité nécessitant strictement la présence du résidu sérine et de la structure globale du résidu sérine de la LysoPS. Le récepteur fonctionnel des lysoPS sur les mastocytes est le récepteur GRP34.
Dans l'interaction hôte-parasite des schistosomes, la LysoPS a été identifiée comme une molécule activant les récepteurs de type Toll 2 TLR2, permettant de prolonger la survie du parasite et de limiter sa pathologie chez l'hôte.
Chez de nombreux organismes, la LysoPS active TLR2, des protéines membranaires du système immunitaire inné, mais n'agiraient pas sur les leucocytes sains .
La LysoPS accroit également le transport du glucose par le sang dans les cellules musculaires squelettiques et dans les adipocytes en réduisant la glycémie, sans agir sur le taux d'insuline. Les études suggèrent que la LysoPS intervient dans la régulation de l'homéostasie du glucose dans le muscle squelettique et le tissu adipeux.
Notes et références
Catégorie:Phospholipide Catégorie:Récepteur couplé aux protéines G