La Forteresse de Mello et la Princesse de Mello sont des châteaux français du représentant le « Grand Mello », situé dans la commune de Mello dans le département de l’Oise et la région Hauts-de-France. Ils font tous deux l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Histoire Il est probable que de tout temps il y eut une forteresse à Mello. Cette hauteur d’où la vue s’étend au loin, un tournant dans le terrain, un nœud de routes suffisent pour l’expliquer.
Certains ont cru reconnaître dans l’appareillage du pont d’accès à la cour les caractères d’une construction romaine . Au Moyen Âge, le château avait la forme d’un quadrilatère flanqué de deux grosses tours dont seule la base de l’une existe encore. C’était alors une prison. Il est à noter que sur l'une des tours, un donjon de 42 mètres était érigé permettant par temps clair de voir beauvais. ( Voir archives départemantalee de l'oise)
Mello relevait directement du roi à cause de Senlis qui, de tout temps, fit partie du domaine royal. Les plus anciens des seigneurs, barons de Mello, sont mentionnés dans les chartes du . La dernière héritière de cette maison, Marguerite de Mello épousa, au , Jean de Néelle, mort en 1372.
La famille des Néelle s’éteignit avec Louise de Néelle qui épousa Jean de Bruges, seigneur de la GruthuseRecherches sur Louis de Burges : seigneur de la Gruthuyse, Joseph-Basile-Bernard Van Praët, 1831.. Ce fut elle qui fit reconstruire la façade sud aux quatre tourelles à encorbellement ainsi que la façade ouest jusqu’à la tour de la Chapelle, Château de Mello.. Leurs enfants morts avant eux, Louise de Néelle déjà veuve, fit don de Mello à sa nièce Charlotte d'Humières qui épousa François de MontmorencyLes Princes de Condé : Rebelles, courtisans et mécènes dans la France du grand siècle, Katia Beguin, Époques Champ Vallon, 1999..
et séjournèrent à Mello pour chasser ; on chassait encore le loup dans les bois de Mello sous . Lord Herbert de Cherbury (1583-1648), ambassadeur d’Angleterre, raconte dans ses mémoires les déplacements qu’il y fit dans ce but, invité par le connétable de Montmorency, de la famille propriétaire de Mello jusqu’en 1768,Lord Herbert de Cherbury..
La chapelle de La Forteresse fut édifiée par Charlotte-Marguerite de Montmorency, Princesse de Condé, en mémoire de son frère décapité sous en 1632 à Toulouse
Mello resta propriété de la maison de Montmorency, jusqu’en 1768 et fut rendue à André-Claude Patu, fils du notaire des Montmorency. À sa mort en 1798, elle fut acquise par monsieur PillotPrécis statistique sur le canton de Creil, arrondissement de Senlis (Oise), Louis Graves, 1828qui la revendit en 1819 à François Alexandre, baron Seillière, arrière grand-père de la comtesse Bertrand de Durfort-Civrac de Lorge (née Anne Seillière), Le Baron Seillière..
Le Château de la Princesse fut achevé par Hippolyte Destailleur, élève de Eugène Viollet-le-Duc, en 1871. Il remplaçait un ancien château, du temps de , très simple, avec fronton à horloge.
Depuis 2004, les châteaux de Mello accueillent des séminaires d’entreprises.
Architecture et décoration Cette personnalité très forte à l’extérieur se retrouve à l’intérieur avec les hauteurs de plafond, de fenêtres, l’épaisseur des murs, mais aussi par la palette de couleurs donnée aux murs, boiseries, tapisseries et tissus : le rouge violent, le violet sourd, l’ocre, le prune sont présents dans les salons et salles à manger, comme à l’époque.
L’austérité se retrouve, en revanche, dans les circulations des chambres, où les heurtoirs sur chaque porte donnent des airs de rue du Marais entre le et le avec le contre-pied de la modernité dans les lumières et les couleurs.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Mello Liste des monuments historiques de l'Oise (est)
Liens externes
Mello Catégorie:Monument historique inscrit en 1989 Catégorie:Famille Seillière