La famille Levêque de Vilmorin (autrefois Lévesque) est une famille française qui a produit des botanistes et grainetiers, à l'origine de l'entreprise Vilmorin. Elle a donné Louise de Vilmorin, femme de lettres et compagne d'André Malraux et le couturier Charles de Vilmorin.

Histoire Selon les auteurs, la famille est originaire de Lorraine ou de Champagne.. On la trouve dès le au village de Landrecourt dans la Meuse.

Selon Françoise Wagener, auteure d'une biographie de Louise de Vilmorin, La famille Levêque qui porta jusqu'au le nom Lévesque, est d'abord établie en Champagne, au sud de Troyes au village de Rouillerot dans l'Aube et s'installe au milieu du au village d'Éclance près de Bar-sur-Aube.. Elle écrit qu'en 1606, François Lévesque hérite d'une petite part de la seigneurie de Villemorien dans l'Aube (où jamais aucun lévesque ne vécut) et en garde le nom qui apparaîtra sous les formes diverses : Villemorin, Villemorins, Vuillemorin, et finalemement Vilmorin.

Selon Xavier Carré de Busseroles, auteur de L'Armorial général de la Touraine : ..

J. B. Gillant, curé d'Auzéville qui dans La Revue de Champagne et de Brie de 1883 donne la généalogie de la famille noble de Villemorien originaire de l'Aube dont la filiation remonte au , écrit : et ..

Selon Gustave Heuzé, auteur de Les Vilmorin (1746-1899) : ..

Charles et sa femme assistent, le 26 mars 1659, au mariage de leur fils Charles avec Madeleine de Saillet, fille de Jacques de Saillet, éuyer, seigneur de Souhesmes-la-Petite, et de Claude de Simon qui descendait par les femmes des Vilmorin habitant le Clermontois.

Jacques Levesque de Vilmorin, son fils, épouse en 1713 Elisabeth Jeantin. En 1747, il obtient du duc de Lorraine l'autorisation de disposer de la part qu'il possédait dans le finage de Landrecourt qu'il vend pour .

Nicolas, frère de Jacques, né en 1667, épouse Marie Jacques dont il a neuf enfants. Sonr fils aîné Jacques Levêque de Vilmorin, né le 10 août 1702 et mort le 15 septembre 1759, épouse Élisabeth Monet ou Maunet, dont le père est alors greffier de Consenvoye. Jacques Levêque de Vilmorin est laboureur et habite Landrecourt. Il eut dix enfants.

Selon le journaliste et écrivain Jean Bothorel, .. Il ajoute .

Jean Bothorel et Françoise Wagener indiquent que c'est à cette époque que la famille décline, victime de la guerre de Trente Ans. Ils s'appauvrissent inexorablement, et s'ils continuent de vivre noblement et de bailler leurs reprises de fiefs au duc de Lorraine, ils ne sont pas maintenus dans leur noblesse en 1666 et sont contraints de demander à ce dernier d'éteindre la qualité de fief de leur propriété, ce qui leur est accordé. Ils continueront à cultiver leur terre en particulier, c'est-à-dire en roturiers (aux archives de la Meuse, se trouve l'acte d'enregistrement de la requête faite à SAR Léopold, duc de Lorraine et de Bar, par Jacques de Vilmorin fils de défunt Charles de Levesque de Vilmorin renvoyée par le Conseil ducal à la Chambre des Comptes de Bar, le , et acceptée le , pour obtenir la suppression de la qualité de fief dont étaient décorés la maison et le ban de Wy, près de Landrecourt).

Selon Claude-Marie Vadrot, .

Pendant le , la famille de Vilmorin fut une famille de lieutenants et de capitaines, mais, durant le et surtout à partir de 1766, époque de l'annexion du duché de Lorraine à la France, elle devint une famille de cultivateurs..

Selon l'historien Arnaud Chaffanjon, .. Il écrit que la filiation de cette famille remonte à Charles Lévêque de Vilmorin, écuyer, seigneur en partie de Villemorien en 1633.

Selon L'Intermédiaire des chercheurs et curieux de 1984 : . La famille Lévêque de Vilmorin serait une branche des Lévesque de Rouillerot, écuyers, connus avant l'an 1300. Martin Lévesque, écuyer, frère de Jean, co-seigneur de Rouillerot (tous deux possessionnés à Radonvilliers), devint co-seigneur de Petit-Mesnil et Chaumesnil en 1514 par suite de son mariage avec Claude du Mesnil.

Henri Jougla de Morenas donne par erreur la ville de Tours comme origine géographique de la famille Levêque de Vilmorin (on trouve une famille homonyme Levesque de Gravelle qui donna un grand-maître des Eaux et Forêt de Touraine)..

Pierre-Marie Dioudonnat répertorie cette famille dans son Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence. Il indique qu'elle est originaire de Lorraine et que Joseph Valynseele, dans À la découverte de leurs racines, en donne une filiation qui remonte à Charles de Levesque, capitaine au régiment de Tournay, seigneur de Woye et de Vilmorien, cité en 1633Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Lévêque de Vilmorin..

La famille Lévêque de Vilmorin est membre de l'Association des anciens honneurs héréditaires.

Armes De sable à un chevron d'argent accompagné de 3 fleurs de lys du même..

Une famille de botanistes Le premier membre de la famille identifié comme exerçant dans le commerce des semences est Philippe-Victoire Levêque de Vilmorin, fils de Jacques Lévêque de Vilmorin, hobereau et laboureur de la commune de Landrecourt. Il étudie la botanique sous l'aile de Pierre d'Andrieux (1713-1781), alors grainier du roi Louis XV. Membre de l'Académie d'Agriculture de France, il rédige dès 1783 un rapport sur les pommes de terre nommé Instructions sur les moyens de conserver les pommes de terre.

Philippe André de Vilmorin poursuit l’œuvre de son père et étudie des forêts de pins et de chênes en Sologne tout en poursuivant le commerce des pommes de terre. L'entreprise est reprise par son fils, Louis de Vilmorin (1816-1860), lequel contribue au bulletin des séances de la Société royale d'agriculture.

La dynastie se poursuit avec Henri Lévêque de Vilmorin (1843-1899), qui, dans la continuité de ses aînés, publie des rapports et brochures sur le croisement, la sélection et la culture du blé. Président de la Société botanique de France, il accueille de nombreux congrès internationaux de botanique dans ses terres de Verrières-le-Buisson.

Son fils, Philippe Lévêque de Vilmorin (1872-1917), suit la même dynamique et rédige un ouvrage sur le commerce des fleurs à Paris en 1892. À la fois botaniste et collectionneur de plantes, il est à l'origine de la création de l'arboretum de Pézanin en Bourgogne.

Durant près de deux siècles, six générations de « Vilmorin » se sont succédé, apportant leur contribution à la botanique, à l’introduction de nouvelles espèces, à la génétique, à l’amélioration des plantes et à la production de semences et de plants.

Ces activités leur ont valu d’être membres de nombreuses sociétés savantes : Académie des sciences, Société nationale d'horticulture de France, Société botanique de France, Académie d'agriculture de France dont Maurice et Roger de Vilmorin furent présidents.

Généalogie simplifiée Généalogie des premiers degrés connus de la famille Levesque donnée par Gustave Heuzé dans Les Vilmorin : Charles Levesque de Vilmorin, seigneur de Villemorien et de Woye-les-Landrecourt, mort capitaine au régiment de Tournay, marié à Jeanne de Corpel. Ils assistent en 1659 au mariage de leur fils Charles, qui suit : Charles de Lévêque, marié par contrat passé devant maître Mengin, notaire à Verdun, le avec Madeleine de Saillet, fille de Jacques de Saillet, écuyer, seigneur de Souhesme-la-petite, et de Claude de Simon, d'où : Nicolas Lévêque de Vilemorin, mort le à l'âge de soixante huit ans à Landrecourt (Meuse) où il avait épousé le Marie-Jacques (ou Jacques de Souhesmes), dont , d'où : Jacques Levêque de Vilmorin, né à Landrecourt le et mort au même lieu le , marié à Landrecourt le à Élisabeth Monet (ou Maunet), fille de Jean Monet, conseiller au parlement de Nancy et de Marguerite Marais. Ils auront dix enfants dont : Philippe-Victoire Lévêque de Vilmorin né le à Landrecourt.

Descendance de Philippe-Victoire Levêque de Vilmorin (1746-1804) thumb|right|Sépulture des Vilmorin au cimetière de Montmartre

Personnalités 150px|vignette|redresse|Philippe et Mélanie de Vilmorin, parents de Louise Louise de Vilmorin, femme de lettres et compagne d'André Malraux. Charles de Vilmorin, diplômé de la Chambre syndicale de la couture parisienne, styliste et directeur artistique de la maison Rochas.

Postérité Des rues en France portent le nom de Louise de Vilmorin, notamment à Jouars-Pontchartrain, Mennecy, Saint-Pierre-du-Perray, Varennes-Vauzelles, une place à Limeil-Brévannes ou une école et une crèche à Verrieres-le-Buisson. Monument aux Vilmorin, groupe en marbre de trois statues : L'Agriculture, L'Horticulture et un Enfant vannant, élevé par souscription internationale en 1908, par le sculpteur Émile Joseph Carlier. Restauré à l'occasion du bicentenaire Verrières-Vilmorin 1815-2015, le groupe a été réinstallé devant la mairie de Verrières-le-Buisson et inauguré le .

Famille homonyme Un décret du autorise Félix-Auguste Barrière, né à Reims le , alors sous-lieutenant d'infanterie, à joindre à son nom celui de Lévêque de Vilmorin.. À ce sujet, Charondas écrit qu'une famille du nom Barrière - Lévêque de Vilmorin, originaire de Champagne, appartenait au à la petite bourgeoisiePhilippe du Puy de Clinchamps, Le cahier noir, éditions Philippe du Puy, 2015, sans pagination..

Voir aussi

Bibliographie Gustave Heuzé, Les Vilmorin (1746-1899) : Philippe Victoire Levêque de Vilmorin (1746-1804) ; Pierre Philippe André Levêque de Vilmorin (1776-1862); Pierre Louis François Levêque de Vilmorin (1816-1860) ; Charles Philippe Henry Levêque de Vilmorin (1843-1899), Paris, Librairie agricole de la Maison rustique, 1899.

Je suis née inconsolable: Louise de Vilmorin (1902-1969) - 2008 De Françoise Wagener Armorial général de la Touraine - Publié par la société archéologique de Touraine Christian Ferault, "Les Vilmorin à l'Académie d'agriculture de France : présence, fonctions et activités, Coll. SNHF du , Paris, 8p. Louise de Vilmorin - 2014 - De Jean Bothorel - Prix Goncourt de la biographie Bulletin, Volume 17 - Association des chimistes et ingénieurs de sucreries, distilleries et industries agricoles de France et de l'union français 1900 - P515 et suivantes sur "les Vilmorin" Louise de Vilmorin - De Geneviève Haroche-Bouzinac - 2019 Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d’apparence, Sedopols, 6 éditions successives de 1976 à 1997 La saga des Vilmorin – grainiers depuis 1773. Claude-Marie Vadrot. Delachaux & Niestlé, Paris, 192p

Articles connexes Herbier Vilmorin Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française

Notes et références Notes

Références

* Catégorie:Nom de convenance Catégorie:Famille française