thumb|Bateau de plaisance sur le canal de la Marne au Rhin vignette|Deux motomarines dans la baie de Subic aux Philippines. vignette|Port à sec à Fremantle Australie. Un bateau de plaisance est un bateau destiné à l'activité nautique pratiquée pour les loisirs (plaisance, ou navigation de plaisance), avec des véhicules nautiques de plaisance (voilier, bateau à moteur, véhicules amphibies, motomarines, aéroglisseurs, hydravions, sous-marin de poche, barque).

Typologie Les « bateaux de plaisance » sont à voile ou à moteur et de tailles variables. Ils sont tous conçus et aménagés exclusivement pour le loisir, par exemple les sorties de courte durée, les croisières ou les régates de détente.

A la différence des bateaux de courses et de certains bateaux à usages professionnels (bateaux de pêche, de commerce…), ils privilégient le confort et la sécurité des passagers à la performance de l'engin. Un usage mixte est représenté par les voiliers dits de course-croisière.

Chaque type de bateau est adapté à une utilisation spécifiqueComment choisir son bateau : les caractéristiques des bateaux de plaisance ?. Leurs caractéristiques techniques en dépendent, de même que les matériaux de construction ou encore la taille de l’embarcation.

Historique La plaisance a commencé à se développer au en Europe de l'Ouest et aux États-Unis ainsi qu'en Australie et se pratique notamment sur des voiliers.

Le secteur des bateaux à moteur s'est ensuite également développé, dans la seconde moitié du principalement.

Depuis 2000, les catamarans connaissent aussi un essor très important, ceux-ci sont alors très présents dans les catalogues des agences de location, leur stabilité à la gîte, les volumes des cabines, et l'espace du carré, permettant un grand confort.

Les bateaux de plaisance étaient d'abord construits en bois, mais à partir de la seconde moitié du , les coques en matière plastique (résine renforcée de fibre de verre) ont dominé le marché. Des bateaux en métal (aluminium ou acier) ou en composite à structure sandwich (en bois « contreplaqué marine » ou balsa recouvert de résine généralement) existent aussi.

En France, le Salon nautique de Paris (manifestation annuelle qui se tient Porte de Versailles, au mois de décembre avec plus de ) lui est consacré. La plaisance, liée au tourisme, a justifié de coûteux et nombreux agrandissements de ports, qui eurent souvent des impacts environnementaux importants, pour des bateaux qui souvent ne sortent que quelques jours par an.

Problèmes Parmi les problèmes posés par la plaisance figurent : le manque chronique de place dans les ports qu'il faut régulièrement agrandir, pour des bateaux dont un grand nombre sortent peu du port. La construction d'infrastructures portuaires modifie profondément la nature de la côte, avec de gros bouleversements de la biodiversité. Des ports à sec peuvent réduire ce problème, tout en améliorant la conservation des bateaux. la toxicité et l'écotoxicité des antifoulings, des problèmes sanitaires liés à l'évacuation des WC (maintenant souvent interdite dans les ports en Europe, d'où l'apparition des cuves à « eaux noires » de série sur les modèles récents) ; une motorisation polluante et ayant bénéficié de la possibilité d'utiliser plus longtemps de l'essence plombée, ou du fioul peu désoufré. un démantèlement difficile des bateaux en fin de vie, le recyclage de leurs matériaux n'ayant de plus pas été prévu par les fabricants, ni par la loi. Les bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU) en 2005 correspondraient à environ de déchets, mais devraient approcher ou dépasser les en 2025, selon la Fédération des industries nautiques (FIN) qui étudie en 2006, la faisabilité d’une filière de déconstruction. La déconstruction, dépollution et recyclage sont techniquement possibles (seul le polyester est actuellement peu valorisable) mais peu mis en œuvre en France. Des milliers d'épaves sont ainsi le plus souvent abandonnées, brûlées ou coulées. Une solution pourrait être la responsabilité élargie des producteursbrève d'actu environnement (23 juillet 2011) et vidéo. Selon une étude faite par IFREMER sur les macrodéchets, les plaisanciers jusque dans les années 1990 ont significativement contribué à polluer les fonds littoraux.

Coûts portuaires Ils sont toujours élevés pour les nouveaux ports, car en Europe de l'Ouest, par exemple, tous les abris naturellement protégés des tempêtes et courants sont déjà occupés.

Un nouveau port est rarement rentable, c'est pourquoi il est souvent conçu avec des promoteurs qui lui associent des programmes spéculatifs de type immobiliers, golf ou marina.

Développement des activités de plaisance

France En 1966, environ , de taille le plus souvent modeste, mouillaient - parfois anarchiquement - dans les bassins de ports de pêche et de commerce, et dans les baies abritées ou les estuaires. Une progression régulière de ce nombre, généralement estimée à 5 % par an, a localement encouragé un développement anarchique des mouillages individuels. En 1990, environ 250 ports de plaisance offraient en France ou mouillages occupés en permanence à 90 % par des « bateaux-ventouses » (qui ne sortent pas ou peu en mer). En 2003, la croissance du marché a été estimée à 5 % dans l'année (à 944 millions d’euros). En 2004, la croissance de ce secteur aurait connu une progression de 6 à 10 % ( nouvelles). En 2005, une croissance de 6 % était espérée par le marché En 2007, les promoteurs de la plaisance estiment qu'il faudrait de plus dans les ports français. Selon le ministère des Transports, il y aurait 4,5 millions de plaisanciers en France, propriétaires ou locataires (leasing de disséminés dans Selon la lettre d'information Newsletter Mer et marine du 3 décembre 2007.. En 2008, ce sont qui ont été recensées, soit une évolution stable par rapport à l’année précédente. Le nombre de plaisanciers est estimé à 4 millions en France métropolitaine. De 2008 à 2009, le marché se rétracte, avec environ 18 % de nouvelles immatriculations de moins (, contre de 2007 à 2008, selon les chiffres du gouvernement). En 2010, le marché continue à régresser. On comptabilise . En 2011, il n’y a toujours pas de reprise notable pour le marché de la plaisance.

La France est le second constructeur mondial de bateaux de plaisance, et le premier en Europe. Elle est également au premier rang mondial pour ce qui est de la construction de voiliers. Les deux tiers de cette production sont destinés à l’exportation, pour la majeure partie vers les pays de l’Union EuropéenneLes chiffres de la plaisance, par le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

De nombreux projets de création de ports de plaisance existent en Europe, avec des visées spéculatives. Leurs promoteurs les justifient par des perspectives d’emplois (estimées pour la France par une étude à 1,5 emploi direct et indirects générés pour d'amarrage, chiffres difficiles à confirmer, car le port s'inscrit dans un contexte touristique beaucoup plus large, et parfois en lien avec d'autres opérations spéculatives de type immobilier, golf, lotissements).

Les agences de location contribuent également à l'explosion de la plaisance en pleine saison. En France, le Permis plaisance en mer n'est pas obligatoire pour naviguer, même pour un grand voilier surmotorisé, car la voile constitue le moyen de propulsion principale, ainsi n'importe quel amateur peut louer un voilier. Ces bateaux sont souvent ceux qui passent le plus grand nombre de jours en mer. La conduite des bateaux à moteur d’une puissance supérieure à nécessite en revanche un titre de conduite, dont l’obtention est subordonnée au passage d’un examen (dès 16 ans). L'essor récent des plateformes de location de bateaux entre particuliers, comme Samboat, permettent de démocratiser et de moderniser la plaisance.

Performance environnementale des bateaux de plaisance

Elle pourrait être améliorée de trois manières au moins : l'écoconception des bateaux, de leurs équipements (accastillage, voiles) et des équipements portuaires ; une moindre toxicité des antifoulings et produits d'entretien ; la mise en place de filières de démantèlement et recyclage pour les bateaux et matériels en fin de vie.

En 2013, la législation européenne a fait l'objet d'un accord provisoire d'actualisation visant à améliorer les impacts environnementaux et la sécurité de la plaisance et des véhicules nautiques à moteur, ainsi qu'à empêcher les dénominations trompeuses de catégories de bateaux. Cet accord a été conclu le entre les eurodéputés et la Présidence (irlandaise) de l'Europe.

Communiqué du parlement européen, Bateaux plus sûrs et plus verts: les députés trouvent un accord avec le Conseil, Ref:20130507IPR08064, 2013-05-08, consulté 2013-05-10. Cette actualisation porte sur la sécurité et l'écoperformance des bateaux de 2,5 à de long tels que les bateaux à moteur, les yachts à voiles et les scooters de mer.

Législation des bateaux de plaisance

En France et en Europe Catégories de conception en vigueur En Europe, les bateaux de plaisance d'une longueur de coque inférieure à présentent une qualification requise pour sortir en mer (en fonction de la météo depuis le ). Le , la réglementation a évolué, devenant plus contraignante sur les conditions météorologiques limites et supprimant les termes relatifs aux types de navigation (Haute mer, Large, Zones côtières, Eaux protégées).

Les bateaux de plaisance commercialisés sont classés dans l’une des quatre catégories de conception A à D...

+Catégorie de ConceptionForce du ventVitesse du ventHauteur de vagueForce maximale (Échelle de Beaufort)Vitesse moyenne du vent (à au-dessus de la mer

sur une période de 10 minutes)Hauteur significative maximale (Hauteur du tiers

de la vague la plus haute

entre le creux et la crête)Catégorie AForce 947 nœudsSupérieure à Catégorie BForce 8Catégorie CForce 627 nœudsCatégorie DForce 416 nœuds ou

Évolution de la réglementation Pour comparaison, la réglementation a évolué vers un durcissement des conditions requises : +Catégorie

de ConceptionAvant 19961996 -20042005-20152015-2016Depuis

2016Expiration réglementaire :31-12-200430-04-1517-08-16en vigueurLimitation par rapport

à la distance

de navigation :Pas de contraintes

liées

à la météo.

Limitation lié

au mode

de navigation

à distanceCatégorie ACat. 1 > 200 millesNavigation

hauturièreForce du Ventsans limitesForce 9Force 9+ vitesse vent > 47 nœuds

+ rafale > 61 nœudsHauteur de vaguesans limitesCatégorie BCat. 2 & 3 :

200 millesNavigation

au largeForce du VentForce 8Force 8Force 8+ vitesse vent > 40 nœuds

+ rafale > Hauteur de vagueCatégorie CCat. 4 & 5 : 20 millesNavigation à

proximité des côtesForce du VentForce 6Force 6Force 6+ vitesse vent > 27 nœuds

+ rafale > 35 nœudsHauteur de vagueCatégorie DCat. 6 : 2 milles Navigation

en eaux protégésForce du VentForce 4Force 4Force 4+ vitesse vent > 16 nœuds

+ rafale > 23 nœudsHauteur de vague

Catégories de navigation (article 240-2.04) Des catégories de navigation définit par une distance par rapport à un abri définit : L'équipement (armement) de sécurité du bateau Le type de permis plaisance nécessaire pour les bateaux à moteur d'une puissance supérieure à 4,5 kW Les voiliers sont définis réglementairement par leur ratio de voilure. Même s'il possède un moteur auxiliaire puissant, il reste dispensé de permis si sa puissance est inférieure à la puissance calculée des voiles. La navigation repose sur la responsabilité du chef de bord. Bateau à moteur d'une puissance inférieure à 4,5 kW : Peut naviguer en mer ou en eaux intérieures sans permis, en respectant la réglementation locale, le matériel de sécurité embarqué et les limitations de vitesse. Âge minimum : Pour piloter un bateau à moteur de moins de 6 ch sans permis, il faut en France être âgé d'au moins 16 ans (ou dès 14 ans dans le cadre d'un apprentissage encadré).

Permis plaisance obligatoire