Pouancé est une ancienne commune française, située dans le département de Maine-et-Loire, dans la région des Pays de la Loire. Elle est le chef-lieu du canton de Pouancé. Ses habitants sont appelés les Pouancéens.
Depuis le , le territoire appartient à la commune d'Ombrée d'Anjou..
Située à l'extrémité nord-ouest du département de Maine-et-Loire, Pouancé marque depuis le Moyen Âge une véritable frontière entre la Bretagne et l'Anjou. Cette position stratégique lui vaut la dénomination de « porte de l'Anjou aux Marches de Bretagne ». Étant l’une des 32 villes closes de l'Anjou, elle a conservé une partie de son patrimoine médiéval malgré les nombreux sièges de la guerre de Cent Ans et du conflit franco-breton. En dépit de l'arrêt des forges dont l'activité employait des centaines de personnes au milieu du , la commune parvient à maintenir sa population stable, évitant l'exode rural.
Traversée par la reliant Angers à Rennes et jouissant d'une position centrale vis-à-vis des principaux centres urbains du Grand Ouest, Pouancé est aujourd'hui le centre administratif, culturel et économique de l'ancien canton de Pouancé, hébergeant plus de et près d'une centaine d'exploitations agricoles.
Géographie Situation vignette|alt=Carte localisant la commune de Pouancé parmi les communes de Maine-et-Loire|Localisation de la commune de Pouancé en Maine-et-Loire. vignette|upright|Carte du territoire de la commune de Pouancé. La commune de Pouancé est située dans la région des Pays de la Loire, à l'ouest du département de Maine-et-Loire, faisant face à trois départements : la Mayenne au nord, l'Ille-et-Vilaine au nord-ouest et la Loire-Atlantique à l'ouest. La commune se situe dans le territoire du Haut-Anjou, qui marquait autrefois la limite de l'Anjou face à la Bretagne et au Maine. Elle occupe une position centrale par rapport aux préfectures des départements avoisinants, se situant à de Nantes et de Rennes, d'Angers et de Laval. Ces métropoles sont secondées par Châteaubriant, distante de , Segré, à , et Château-Gontier, à ..
Géologie et hydrographie vignette|gauche|Synclinaux de Segré et de Renazé. En bleu, les formations de l'ordovicien dans lesquelles se trouve du schiste ardoisier. Le territoire de la commune est entièrement situé dans le massif armoricain. La commune s’est développée sur une formation schisteuse comme en témoignent les affleurements de schistes de l'Ordovicien supérieur que l’on rencontre facilement autour de la commune. Géologiquement parlant, Pouancé se situe à la confluence des synclinaux de Segré et de Renazé. On trouve d’ailleurs des carrières d’ardoise dans les communes voisines de Renazé et Congrier en Mayenne, Combrée et Noyant-la-Gravoyère en Maine-et-Loire et Juigné-des-Moutiers en Loire-Atlantique. Ce schiste ordovicien est entouré de grès armoricain, riche en minerais de ferImage du Patrimoine, les ardoisières en Pays de Loire, Inventaire général, 1988, ..
Le Semnon, grossi par le ruisseau des Senonettes, forme la limite nord de la commune avec l’Araize, qui traverse le territoire d’ouest en est. Pouancé est traversée par la Verzée, grossie par le ruisseau de Neuville, qui forme la limite ouest, et par le ruisseau des Écrevisses. La Verzée forme au nord-est l’étang de Saint-Aubin et de Saint-Jacques, puis l’étang de Pouancé au pied du château médiéval, et enfin, l’étang de Tressé qui marque la frontière sud avec la commune de La Prévière. En tout, la commune possède d'étangs et de rivières. Les étangs de Saint-Aubin, de Pouancé et de Tressé sont classés en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)..
Relief et paysage vignette|alt=Photographie représentant le paysage aux alentours de Pouancé.|Paysage des alentours de Pouancé. Entre deux lignes de crête se forme l'étang de Tressé, alimenté par la Verzée. La superficie de la commune est de , l'altitude varie entre 48 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, . Le point le plus bas se situe au niveau de l'étang de Tressé, tandis que l'altitude la plus élevée se trouve le long de la qui coupe la commune d'est en ouest. Le long de cette départementale, l'altitude dépasse les . Le château médiéval s'étend sur une altitude comprise entre 72 et , la Porte angevine à , tout comme la mairieServeur de fiches signalétiques de repère de nivellement sur Géodésie.ign.fr. Les étangs de Pouancé et de Saint-Aubin sont environ à d'altitude, l'étang de Tressé, en aval de la Verzée, se trouve un peu plus bas, à moins de .
Pouancé fait partie de l'unité paysagère du SegréenAtlas des paysages du Maine-et-Loire, , 2003, Édition le Polygraphe.. Celui-ci se caractérise par un paysage vallonné, aux ondulations orientées d'est en ouest. Ces lignes de relief sont soulignées par un maillage bocager de qualité. La sous-unité paysagère du Pouancéen tient en ses lignes de crêtes, dénudées ou boisées, où le bocage tend à se densifier au fur et à mesure que l'on descend dans les vallons. Les villages se tiennent et s'étagent souvent en haut de ces crêtes. C'est le cas de Pouancé même, où la ligne de crête, que longe la D775, est uniquement brisée par le passage de la Verzée au niveau de la forteresse médiévale. L'Atlas des paysages du Maine-et-Loire parle de « mélancolie bretonne » pour caractériser le paysage.
Climat
La région du Haut-Anjou est caractéristique de la « douceur angevine ». Le climat de Maine-et-Loire étant un climat de transition entre le climat océanique de la côte atlantique et le climat continental de la Touraine, les hivers y sont doux et les étés agréables. À l'arrivée des perturbations venant de l'océan Atlantique, le Haut-Anjou est en première ligne. Le nombre de jours avec précipitations y oscille entre 140 et 150 par an..
Voies de communication et transports Réseau routier La route départementale 775 de Maine-et-Loire (ex-) à deux fois deux voies permet de dessiner l'axe Angers ↔ Segré ↔ Pouancé. Elle contourne la ville de l'est au nord-ouest. À terme, elle est censée relier les métropoles d'Angers et de Rennes en contournant les multiples villes et villages sur la route. La route (ex-RN 171) au départ de Châteaubriant en Loire-Atlantique, permet de traverser Pouancé d'ouest en est, vers Renazé et Craon en Mayenne, jusqu'à Laval. La de Maine-et-Loire part vers le nord et entre en Mayenne à Saint-Erblon pour devenir la en direction de Saint-Aignan-sur-Roë. Enfin, la de Maine-et-Loire (ex-RN 178BIS) se dirige vers le sud en direction de La Prévière puis passe en Loire-Atlantique avec Juigné-des-Moutiers, et continue en direction Ancenis.
Transports en commun Deux lignes du réseau Anjou Bus passent par Pouancé. La fait le trajet Châteaubriant ↔ Pouancé ↔ Angers, et la fait le trajet Angers ↔ Pouancé ↔ Rennes. L'arrêt de bus se trouve à côté de la mairie.. Le transport scolaire est également géré par le réseau AnjouBus du conseil général de Maine-et-Loire. Plusieurs navettes joignent les villages et hameaux du canton aux établissements scolaires. Deux autres lignes sont à disposition pour les lycéens, vers Segré et Châteaubriant. Les arrêts scolaires se trouvent place du Pilori dans le centre et sur l'avenue du Général-de-Gaulle...
Réseau ferroviaire Une station ferroviaire y fut inaugurée le , sur la ligne de Sablé à Montoir-de-Bretagne, mais ferma en 1969, quatre ans avant la fermeture définitive de la ligneSite FNAULT Pays de la Loire, Il était une fois... une voie (historique de Château-Gontier...), du 2 février 2010 lire en ligne (consulté le 14 décembre 2010)..
Urbanisme vignette|upright|center|Carte de la ville de Pouancé (cliquez pour agrandir). Morphologie urbaine vignette|upright|alt=Photographie représentant la porte Angevine.|La porte Angevine.
La ville de Pouancé se développe originellement autour du château, à l'intérieur des fortifications médiévales. L'organisation du centre a peu évolué depuis plusieurs siècles, permettant de conserver l’essentiel des caractéristiques urbaines médiévales<ref>Jean-Claude Meuret, André Neau, Pouancé, ou la constitution d'une ville castrale en Bretagne et Anjou, in Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, PUF, Rennes, tome 119 , juin 2012, .</ref>. En 1701, une description du bourg évoque . Seul le percement de la rue Jeanne d'Arc en prolongement de la rue Saint-Aubin, au , vient modifier le plan du centre. Au sud de l'ancien bourg seigneurial s'étend le bourg de la Madeleine, à l'origine le bourg prieuralMeuret, Neau, .. Au s'installent l'hôpital et l'école de charité, étendant la ville vers l'est. L'ensemble était encore entouré de fossés larges et profonds, transformés en boulevards au milieu du . Le développement des axes routiers permet l'installation de demeures bourgeoises possédant de vastes parcs, prolongeant le développement de la ville vers l'est et au nord, avec l'installation de la gare ferroviaire en 1877..
Le perpétue le développement de la ville vers l'est, le nord, et le sud. Après la guerre, la croissance démographique fait naître un besoin constant de nouveaux logements. Entre 1947 et 1959, sous la mandature du maire Georges Loire, sont construits. Les lotissements se multiplient. Au nord-est, le lotissement de La Prévalaye en trois étapes permet l'urbanisation de toute la zone au-delà du boulevard de la Prévalaye : La Prévalaye I en 1970, La Prévalaye II en 1975 () et la Prévalaye III en 1982 (). Vers l'est, c'est le lotissement Coué en 1955, au nord de la . Des HLM y sont rajoutées en 1957. Au sud de cette même route, on construit le lotissement de la Blottais en 1966 avec dont des HLM, ainsi que plus tard le lotissement de la rue de Tressé en 1982, celui du Rocher en 1986. La fin des années 1990 et le début des années 2000 voient l'agrandissement du lotissement du Rocher et la création de celui de Bellevue. Au sud, c'est le lotissement de la Blanchaie, le premier, en 1954, puis du Four à carreaux en 1986.. Enfin, la fin des années 2000 voit la construction au nord, vers Saint-Aubin, du lotissement des Closeries.
Au nord-est du bourg, le long de la , s'étendent la zone commerciale et la zone industrielle. Cette dernière fut créée en 1965, après l'achat du terrain des Hommeaux par la commune..
Le bourg de Saint-Aubin est le plus ancien lieu de peuplement du territoire de la commune, des fragments de sarcophages ayant été retrouvés sur les contreforts de l'église. Saint-Aubin se développe autour de son église. Les constructions les plus récentes, vers la fin des années 1990 et les années 2000, se développent vers l'est avec le lotissement Saint-Jacques et vers l'ouest, le long de la . En 1977, au sud du bourg et de l'étang de Saint-Aubin, la commune aménage le plan d'eau d'une plage, d'une base nautique et d'un camping.
Logements En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, ..
Parmi ces logements, 85,6 % étaient des résidences principales, 1,8 % des résidences secondaires et 12,5 % des logements vacants (6,5 % en 1999). En 2009, ces logements étaient pour 83,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 12,2 % des appartements (7,5 % en 1999)LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, ..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 61,7 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (57,5 %)LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, ..