Nicole Klein, née Nicole Kochen, le à Boulogne-Billancourt, est une haute fonctionnaire française.

Elle débute comme documentaliste à La Documentation française, puis elle entre à l'ENA puis passe et progresse au sein du corps préfectoral. Elle alterne ensuite selon les partis au pouvoir entre, d'une part, des fonctions en ministère, notamment dans la culture et la communication où elle est directrice de cabinet du ministre puis membre du cabinet du Premier ministre, et, d'autre part, des fonctions en région. Elle dirige en particulier la mise en place d’une nouvelle structure dans le domaine de la Santé, les agences régionales de santé (ARS), en Aquitaine et gère à ce titre une crise sanitaire majeure provoquée par la bactérie escherichia coli, qui fait la une de l’ensemble des médias.

Revenue en Île-de-France, comme préfète de Seine-et-Marne, elle est également sollicitée par le ministre François Lamy pour participer à la redéfinition de la politique de la ville. En , elle est nommée préfète de région et préfète de la Loire-Atlantique, dans un territoire marqué par un projet d'aménagement devenu conflictuel, le projet d'aéroport du Grand Ouest. Elle est nommée directrice de cabinet du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire le .

La directrice de cabinet de François de Rugy est épinglée le par Mediapart. Le HLM de cette dernière serait inoccupé depuis plus de 10 ans. Le lendemain, elle est limogée.

Parcours Parcours initial en ministères et dans le corps préfectoral Licenciée ès Lettres, diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de l’université de Simmons à Boston (Massachusetts) où elle obtient un master en sciences de l’information, Nicole Kochen commence sa carrière comme documentaliste à La Documentation française entre 1976 et 1983. Après un passage par l’École nationale d’administration (promotion Fernand BraudelNotice « Klein, Nicole, Gisèle, Rosine » (haut fonctionnaire, née en 1952), page 1217 in Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, pour 2013 éditée en 2012, 2371 p., ., 1985-1987), elle est nommée en 1987 administratrice civile de affecté au ministère de l’intérieur. Elle a ensuite été détachée en qualité de sous-préfète de , directrice du cabinet du commissaire de la République du département du Gard entre et .

Nommée en 1989 chef de cabinet de Catherine Tasca, ministre déléguée de la communication auprès du ministre de la culture, de la communication, des grands travaux et du bicentenaire (Jack Lang), elle a ensuite été chargée de mission au cabinet du Premier ministre, Michel Rocard, entre et , chargée du droit des femmes. Entre et 1993, Nicole Klein revient au ministère de la culture, toujours dirigé par Jack Lang, comme chef du département de la diffusion et de l’insertion professionnelle à la Direction de la musique et de la danse.

En , la droite revient au gouvernement. Elle quitte les cabinets ministériels et se voit proposer comme point de chute la Banque mondiale. Elle est détachée à la Banque mondiale à Washington, en tant que spécialiste en gestion des services publics dans le département technique de la région Afrique. En , elle revient en France, dans la préfectorale comme sous-préfète à Carpentras. Avec le retour de la gauche au gouvernement, et Jospin comme Premier ministre, elle se voit proposer à nouveau un poste dans les équipes ministérielles. Elle rejoint le ministère de l’Intérieur comme chef du service de l’information et des relations publiques de à .

Elle repart ensuite en préfectorale comme secrétaire générale de la préfecture de la Loire-Atlantique de à . En , et cette fois sous un gouvernement de droite, elle est nommée à Paris, mais dans un domaine entièrement nouveau : elle devient adjointe au directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction, sous l’autorité conjointe des ministères de l’Équipement et du Travail. Le , Nicole Klein est nommée inspectrice générale de l’Équipement.

Entre et , elle est préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet du Nord-Pas-de-Calais, avant d’être nommée le préfète des Hautes-Alpes.

Chargée de la réforme des organisations sanitaires en Aquitaine Dans le cadre de la mise en place de la loi Bachelot du 21 juillet 2009 dite « Hôpital, patients, santé et territoire », elle est désignée, le , responsable préfiguratrice de l’Agence régionale de santé d’Aquitaine, une structure nouvelle (avec comme collègue dans la même fonction pour l’Île-de-France, un ancien ministre de la Santé, Claude Évin). Elle devient logiquement directrice de l'ARS le . À ce titre, elle a la charge de la modernisation de l'organisation sanitaire dans cette région Aquitaine, et est l'interlocuteur du monde hospitalier, public et privé, des structures médico-sociales, des préventions des addictions, du handicap. Elle participe au premier anniversaire de ces agences régionales de santé, marqué par un colloque à Marseille . Et peu de temps après, en , elle est confrontée dans le territoire dont elle a la charge à une contamination majeure par la bactérie Escherichia coli, qui conduit à l'hospitalisation en urgence de sept personnes, générant une inquiétude. Elle prend en main la communication des pouvoirs publics sur cette épidémie dont la presse régionale et nationale se fait largement écho, anime des points presse réguliers et enclenche une recherche de traçabilité

.

Aménagement du territoire et politique de la ville vignette|Les Rives du Cher, quartier prioritaire de la politique de la ville.

Elle a pris les fonctions de préfète de Seine-et-Marne le . Depuis le , elle a été nommée également coprésidente du groupe de travail sur la géographie prioritaire au ministère délégué à la Ville, l'autre coprésident étant le sénateur Claude Dilain. Cette instance de concertation, mise en place par François Lamy, doit redéfinir les zones bénéficiant de crédit au titre de la politique de la ville, avec un zonage se substituant à l’enchevêtrement de zonages actuels : zones urbaines sensibles (loi d'aménagement du territoire de 1995) se redécoupant en zones de redynamisation urbaine et en zones franches urbaines, quartiers de la rénovation urbaine définis en 2003 dans le Programme national de rénovation urbaine, et Contrats urbains de cohésion sociale mis en place en 2006.

Le , elle est nommée préfète du département de la Somme et préfète de la région PicardieNicole Klein nommée préfète de la région Picardie et de la Somme.

Au , elle devient préfète de la Seine-Maritime et de la région Normandie .

Le , quelques semaines avant la présidentielle, elle est promue préfète de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire. Elle a à ce titre la charge du maintien de l'ordre et de l'application des choix politiques sur le projet d'aéroport du Grand Ouest, et, à la suite de la décision gouvernementale de d'abandonner le projet sur Notre-Dame-des-Landes pour réaménager l'aéroport existant de Nantes-Atlantique, de gérer la transition de la ZAD autour du site initialement envisagé. Elle fait l'objet de menaces et se fâche avec des élus locaux dont le président du Département Loire-Atlantique : « Qui l'aurait fait ? Personne ne veut prendre ma place », indique-t-elle alors au quotidien Ouest-France. Depuis 2018, elle appartient au Comité pour l'histoire préfectoralehttps://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037543001..

Au cabinet de François de Rugy Alors que sa retraite professionnelle était prévue fin , elle demande à être relevée de ses fonctions fin octobre en vue de devenir directrice de cabinet de François de Rugy, nouveau ministre de l'Environnement.

En , elle est mise en cause par Mediapart pour avoir occupé un logement HLM depuis 2001 à Paris, et conservé ce logement, de 2006 à 2018, alors qu’elle n’habitait plus la capitale. François de Rugy lui demande alors de quitter ses fonctions de directrice de cabinet au sein du ministère. Quelques jours plus tard, elle estime que le ministre a , puis elle met en cause la personnalité de François de Rugy en l'illustrant par les conditions de son départ.

Récompenses et distinctions Décorations Elle est faite chevalière le le le le , promue le Arrêté du 10 février 2016 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des préfets des Hautes-Alpes Liste des préfets de Seine-et-Marne Liste des préfets de la Somme Liste des préfets de la Seine-Maritime Liste des préfets de la Loire-Atlantique

Liens externes

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