Levens (, Levenzo en italien) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Levensans ou Levensois.

En niçoisCastellana (Georges), Dictionnaire français-niçois et Dictionnaire niçois-français, Serre éditeur, 1977, le toponyme est aussi Levens et ses habitants sont lu Levensan.

Géographie

Situation thumb|left|Carte des environs de Levens vers 1885.

Le village est bâti à environ au nord de Nice sur une éminence rocheuse de calcaire jurassique ; il culmine à d’altitude au-dessus du confluent de trois cours d’eau : les deux rivières Estéron et Vésubie, et le fleuve côtier VarInventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune.

Plusieurs pics l’entourent : l’Alpassa, ou Arpassa ( d’altitude), le mont Férion (), le Castellar (pointe du Castellar, ), la Véaou (), la pointe de la Fubia (), ou encore le mont Vial (, sur l’autre rive du Var) et le collet d’Huesti (, sur l’autre rive de la Vésubie).

Le bourg se situe au centre du territoire communal qui s’étend de la plaine du Var (avec son écart de Plan-du-Var, inhabité jusqu’en 1844) à l’ouest à la chaîne du Férion à l’est, et de l’écart de Laval au sud à la vallée de la Vésubie au nord.

Levens est entouré par huit communes : au sud, Saint-Blaise (sud-ouest) et Tourrette-Levens (sud-est) ; à l’est, sur l’autre versant du Férion, Coaraze (nord-est) et Bendejun (sud-est) ; à l’ouest, du côté du Var, Bonson (nord-ouest, sur la rive opposée du fleuve) et La Roquette-sur-Var (sud-ouest, sur la même rive) ; au nord, Utelle (nord-ouest, par-delà la Vésubie) et Duranus (nord-est).

Géologie et relief

Catastrophes naturelles, sismicité Le , de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, Saint-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement atteints par un « épisode méditerranéen » de grande ampleur.

Certains hameaux restent inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'est rétablie que vers le . L'arrêté du portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle identifie , dont Saint-Étienne-de-Tinée, au titre des « inondations et coulées de boue du 2 au »Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor.

La région niçoise est une zone d’activité sismique, dans laquelle les secousses telluriques sont fréquentes mais modérées. Le tremblement de terre en Ligurie en date du marque le dernier grand séisme ayant affecté la région, mais Levens n’eut à déplorer que des dégâts immobiliers. L’histoire garde cependant la mémoire de très violents séismes, comme ceux du , du , du , des 14, 16 et et du .

Hydrographie thumb|Vallée de la Vésubie, au nord. thumb|left|Vallée du Var, à l’ouest.

La commune recouvre trois bassins versants : le bassin versant du Paillon avec le ruisseau de Fouon Blanca, le ruisseau de Gorghe Scura, le ruisseau de Péloubié et le ruisseau de Revesté ; le bassin versant du Var avec le Rieu ; le bassin versant de la Vésubie avec le ruisseau de Fouon Trebou (ou Trebau) et le ruisseau de Poulonia.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Flore thumb|Platanes le long de la M 19, aux Grands Prés. L’inclinaison des troncs n’est pas due à un effet de perspective, mais est bien réelle ; comparez par exemple avec les autres éléments verticaux : lampadaire, panneaux de signalisation.

La seule forêt levensoise se trouve sur la chaîne du Férion, subéraie au sud vers l’écart de Laval, pinède au nord en direction de Duranus. Ailleurs, on trouve des futaies ou des bosquets d’aulnes, de charmes, de châtaigniers, de frênes, de noisetiers et de saules, ainsi que des espèces forestières minoritaires. Les ormes ont disparu.

Contrairement aux souverains sardes, le gouvernement français dégage d’importants crédits en 1861, après le rattachement du comté de Nice à la France, pour le reboisement de la commune.

Plantés par l’homme et maintenant parfois échappés de culture, des ailantes, des cyprès, des marronniers, des micocouliers, des mûriers, des platanes (double rangée centenaire le long de la route départementale no 19, aux Grands Prés) et des oliviers sont visibles çà et là. Un tilleul planté sur la place du Portal, un séquoia et un cèdre du Liban au jardin public ont été taillés. Il y a aussi des cèdres du Liban au sommet du mont Férion, près de la chapelle Saint-Michel.

Pour les arbustes, le genévrier domine parmi l’aubépine et le prunellier.

Urbanisme La commune est intégrée dans le plan local d'urbanisme métropolitain approuvé le Plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm).

Typologie Au , Levens est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Levens, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (31,2 %), zones urbanisées (14,4 %), cultures permanentes (1,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,6 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Eau thumb|Fontaine de 1873 sur la place de la République. thumb|Canal de la Vésubie.

La chaîne montagneuse du Férion est le château d’eau naturel de la communeL'eau dans la commune. L’adduction d’eau au village s’est faite en quatre étapes depuis le L’urbanisme à Levens.. La première adduction se fait par un canal à ciel ouvert qui amène l’eau d’abord en face de la chapelle Saint-Roch, puis au bas de l’Escalada et enfin en 1889 à une fontaine bâtie près de l’actuelle maison de convalescence « Les Lauriers roses ». La seconde étape est le captage en 1872 de l’eau de Trébousses (ou Trebau, les « trois rochers »), au pied du mont Férion, pour être amenée par une conduite traversant la Grau, le Rivet et arrivant au réservoir de la Colline. La distribution se fait à une borne fontaine sur la Colline et à quatre fontaines situées au Banquet ainsi qu’aux places du Château, du Portal et de la République (sa Capela). Les surverses alimentent le lavoir du Contour, Vé lou Sarret et la carriera dòu Mitan. En 1925, l’eau est captée à Vé li Sarsi par une canalisation vers l’eau de Trébousses et quatre nouvelles bornes fontaines sont installées en 1927 au Contour, à Pé de Bari, au Saret et à la Guérite. La troisième adduction est le captage de l’eau de Fuon Pench en 1932-1933, dont la conduite passe par le chemin de la Goura, la Drech et les Traverses pour arriver à la chapelle Blanche du village par l’Escalada. Elle dessert les Traverses, le Vignal, le pré des Cavaliers, le quartier des Prés et la partie basse du village (la pression étant insuffisante pour atteindre la cote 630). Ce n’est qu’en 1933 que les maisons des commerçants et particuliers peuvent être branchées au réseau, alors qu’auparavant le passage à la fontaine était obligatoire. La quatrième adduction se fait grâce au canal de la Vésubie achevé en 1883. C’est en 1934 que le Syndicat intercommunal d’irrigation des hauts plateaux envisage de pomper directement l’eau du canal au quartier des Moulins (Polonia) pour la remonter de jusqu’au sommet du village. Le gros œuvre est presque terminé en 1939, mais la guerre repousse l’inauguration au . Ces travaux permettent la construction de la piscine du village dans les années 1950.

La concession du réseau d’eau est attribuée à la Compagnie générale des eaux le , puis lui est retirée dans les années 2000 au profit de la société Ruas actuellement par la Métropole Nice Côte d'Azur (Régie Eau d'Azur)

Assainissement Le réseau d’assainissement est posé lors de l’installation des canalisations d’eau dans tout le village en 1952-1953. Il collecte les eaux pluviales et usées vers trois stations à la Cumba, au Rivet et à Sainte-Claire.

Levens dispose de 3 stations d'épuration : la station d'épuration de Levens - Le-Rivet d'une capacité de 700 équivalent-habitantsla station d'épuration de Levens - Le-Rivet ; la station d'épuration de Levens - village - La Cumba d'une capacité de la station d'épuration de Levens - village - La Cumba ; la métropole urbaine Nice Côte d'Azur prend en charge les réseaux d’assainissement pour rejoindre la grande station d’épuration niçoise « Haliotis », station d'épuration intercommunale de Nice d'une capacité de .

Voies de communication

thumb|Transport de ballots de sel dans la vallée de la Roya. thumb|Lou Trambalan, vers 1910. thumb|Le « train des Pignes » en gare de Plan-du-Var. thumb|Usine électrique du Gabre.