René-Aymar de Roquefeuil du Bousquet, né le à Plévin et mort le à Brest est un officier de marine français sous l'Ancien régime qui termine sa carrière avec le rang de chef d'escadre des armées navales.
Biographie Famille René-Aymar de Roquefeuil est issu d'une branche cadette de la famille de Roquefeuil-Blanquefort en Rouergue, seigneurs de Padiès, de Pinet et du BousquetMichel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774 : origines, condition, services, tome , FeniXX, 1990, page 457.. Il est le second fils de Jacques Aymar de Roquefeuil (1665-1744) (lieutenant général des armées navales en 1741 et mort à bord de son vaisseau Le Superbe, le 1744) et de Jeanne-Louise Dangeres du MainLa Chenaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, Schlesinger frères, 1872, pages 625-626..
Son frère aîné, Aymar Joseph de Roquefeuil (1714-1782), lieutenant général des armées navales et vice-amiral de la flotte du Levant s'illustrera également dans la Marine royale.
Il épouse Marie-Françoise de Remy dont : Catherine, mariée à Charles de Gestas, marquis de Lespéroux ; Alexandre-Amable de Roquefeuil, dit « le chevalier de Roquefeuil » (1757-1785) lieutenant de vaisseau de la Marine royale ; Marie-Renée, chanoinesse, émigrée au Portugal, elle accompagne au Brésil la famille royale du Portugal et meurt à Rio de Janeiro ; Jacques-Aymar, lieutenant de vaisseau en 1787, émigré au Portugal puis au Brésil ; Jeanne-Louise, sœur jumelle de Jacques-Aymar, mariée au vicomte Robert François d'Aché, chouan assassiné en Normandie en 1809.
Carrière dans la Marine royale René-Aymar de Roquefeuil entre jeune dans la Marine du Roi. Il intègre une compagnie de Garde de la marine en 1733 au département de Brest, au début de la guerre de Succession de Pologne. Il est nommé enseigne de vaisseau en 1738.
Il embarque le sur la flûte de 50 canons l’Atlas, chargée de transporter des troupes de la Marine en Louisiane. Lors du voyage de retour, il survit au naufrage de son bâtiment sur l’île d’Ouessant dans la nuit du 1er au . Il prend ensuite le commandement de la corvette de 12 canons la Perle du au . Il est promu Lieutenant de vaisseau le .
Il commande successivement la Palme en 1746, puis la frégate de 32 canons la Sirène du au , et la frégate de 26 canons le Castor, du au .
Bataille du Cap Finisterre
Le dans le cadre de la guerre de Succession d’Autriche, une escadre française commandée par le marquis de l'Estenduère s'oppose à un flotte britannique dirigée par l'amiral Edward Hawke. Les Français escortent un important convoi de 252 navires marchands à destination des Antilles lorsqu'ils sont interceptés au large du cap Finisterre. En infériorité numérique, avec seulement 8 vaisseaux de ligne contre 14 côté britannique, l’escorte française tente de protéger le convoi en se plaçant en ligne de bataille. La manœuvre anglaise, permet de concentrer la puissance les navires français, entraînant une violente bataille de sept heures. Six navires français sont capturés, dont Le Fougueux à bord duquel était René-Amyar. Si le convoi marchand est en grande partie sauvé, la défaite reste sévère pour la marine française, tant sur le plan matériel que stratégique. Cette victoire britannique renforce la domination navale anglaise, contribue à asphyxier le commerce colonial français et précipite les négociations de paix qui aboutiront au traité d’Aix-la-Chapelle en 1748.
Travaux à la Cour de Versailles En 1752, il est nommé chevalier de Saint-Louis et l’un des premiers membres ordinaires de l’Académie de marine qui venait de se créer. L'année suivante, en 1753, il participe à ses travaux en rédigeant une trentaine de mots du dictionnaire de la marine. Lors de sa refondation en Académie Royale en 1769, il est confirmé dans sa qualité de membre ordinaire avant d'être promu membre honoraire le .
De 1754 à 1764, il est le gouverneur du prince de Lamballe à Versailles, fils du Duc de Penthièvre, amiral de France. Ce dernier soutient d'ailleurs en 1755 René-Aymar en sollicitant auprès de Louis XV sa promotion au grade de capitaine de vaisseau qu'il reçoit le : Le , il reçoit le commandement de la compagnie des gardes du Pavillon Amiral à Brest qui avait pour but de regrouper l’élite des gardes de la marine. Il en conserve le commandement jusqu’à sa mort et y accueillera son neveu Innocent-Adrien-Maurice en 1764 et ses fils Alexandre-Amable en 1770 et Jacques-Aymar 1776. Ce commandement lui est conféré directement du Roi à la suite de la sollicitation du duc de Choiseul et de son protecteur le Duc de Penthièvre.
Retour dans la marine Il reprend la mer en 1761 et assure du au le commandement du vaisseau de 64 canons le Saint Michel. Entre le et le , il navigue sur la frégate de 36 canons la Terpsichore du puis à nouveau sur le Saint-Michel du au .
Promu brigadier des armées navales en 1765, il est chargé en 1769 du transport de troupes aux colonies à la tête des vaisseaux Le Solitaire, L'Hippopotame et La Blanche.
En 1771, il commande par intérim de son frère Aymar Joseph la Marine et le port de Brest du au et est fait chef d'escadre des armées navales le .
Le , il obtient le commandement de la division vice-amirale à Brest puis est nommé chevalier d’honneur et écuyer de S.A.S la princesse Bathilde d'Orléans.
René-Aymar de Roquefeuil meurt à Brest en 1780 à l'âge de soixante deux ans.
Notes et références
Article connexe Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XVI
Liens externes
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