Le de chasseurs à cheval est une unité constituée sous l'Ancien Régime sous le nom de Légion-Corse.
Création et différentes dénominations 1769 : Levé sous le nom de Légion-Corse 1775 : renommé en Légion du Dauphiné 1775 : Licencié 1779 : Reformé en tant que Régiment de Chasseurs des Ardennes 1788 : Devient Régiment des chasseurs de Champagne 1791 : Prend le nom de de chasseurs à cheval 1815 : Dissous 1816 : Chasseurs de la Marne 1825 : de chasseurs à cheval 1931 : Dissous 1931 : de chasseurs à cheval 1940 : Dissous 1945 : de chasseurs à cheval 1946 : Dissous 1963 : de chasseurs à cheval 1984 : Dissous
Chefs de corps
(*)Officiers ayant atteint par la suite le rang de Général de brigade(**)Officiers ayant atteint par la suite le rang de général de division.
Colonels tués et blessés alors qu'il commandaient le de chasseurs pendant cette période: Colonel Ghigny : blessé le et Colonel Grouchy : blessé le
Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le de chasseurs (entre 1805-1815): Officiers tués : 17 Officiers morts des suites de leurs blessures : 3 Officiers blessés : 83
Historique des combats et batailles du
Ancien Régime Le premier escadron, incorporé aux dragons de Belzunce, participe à la campagne de Saint-Dominique lors de la Guerre d'indépendance des États-Unis. Les autres escadrons sont stationnés à Dôle et Geix lors de la campagne de Genève entre 1781 et 1782, ils forment la Légion du Dauphiné.
Révolution et Empire 1792, Armée du Nord : Grandpré, Siège de Thionville (dépôt) bataille de Valmy, Boussu, bataille de Jemappes, Anderlecht 1793 :Armée de Belgique Prise de Tiriemont bataille de Neerwinden 1794 : Armée du Nord Charleroi et Bataille de Fleurus 1795, Armée de Sambre-et-Meuse : Prise de Maestricht, Passage du Rhin, Kreutznach, Sultzbach 1796 : Limberg, Combat de Bamberg, Combat d'Amberg, Siebourg 1797 : bataille de Neuwied 1799 : Leibdingen Luciensteig 1800 : Bataille de Stockach, Moeskirch, Memmingen, passe à l'Armée d'Italie : San-Giuliano, Marengo 1805 : bataille d'Austerlitz 1806 : bataille d'Auerstaedt, prise de Czentoschau, bataille de Golymin, Okunin, Czarnowo, Bieżuń 1807 : bataille d'Heilsberg Gross-Krug 1809 : Bataille d'Eckmühl, Bataille de Ratisbonne, bataille de Wagram 1812 : Campagne de Russie Siège de Wilna, Rudnia, Bataille de Krasnoï, bataille de la Moskova, bataille de Winkowo 1813 : Campagne d'Allemagne Konnern, bataille de la Katzbach, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : campagne de France, 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps bataille de Bar-sur-Aube, 28 mars : Bataille de Claye et Combat de Villeparisis 1815 : Campagne de Belgique. Le régiment est alors composé de 318 hommes dont 29 officiers et 289 cavaliers réparti dans trois escadrons, le 2e et le 3e escadron composés de deux compagnies du centre et le 1er escadron d'une compagnie du centre et d'une compagnie d'élite. Le régiment participera a l'attaque des carrés d'infanteries britanniques lors de la bataille de Waterloo le ou le colonel Alphonse de Grouchy sera blessé à la jambe gauche. Ils font partie du corps d'armée de Dominique René Vandamme, de la de cavalerie du général Jean-Siméon Domon avec le de chasseurs et le régiment de chasseurs à cheval et de la deuxième brigade de cavalerie du général Gilbert Julian Vinot. bataille de Ligny bataille de Waterloo
De 1815 à 1848 1823 : Expédition d'Espagne 1830 : Expédition d'Alger
Deuxième République
Second Empire vignette|Représentation du combat mené le 25 juillet 1870 par le du du régiment face à des dragons badois en reconnaissance à Schirlenhof (Gundershoffen). Revenu en Algérie et au Maroc en 1859, le régiment est envoyé au Mexique de 1862 à 1867. Il se distingue en particulier aux combats de Cholula et lors d’un coup de main sur Puebla. En 1870-1871, le conflit contre l’Allemagne le voit se battre en Alsace à Reichshoffen, puis Buzancy (Ardennes) et Étrépagny.
Le , à Schirlenhof sur la commune de Gundershoffen, le peloton du escadron commandé par le lieutenant Jacques Marie de Chabot affronte la patrouille de reconnaissance du capitaine comte Ferdinand von Zeppelin. Le maréchal-des-logis Claude Ferréol Pagnier est tué lors de l'échange de tirs. Il est le premier mort officiel français de la guerre franco-allemande de 1870.
De 1871 à 1914 Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.
Première Guerre mondiale Affectations
1914 En 1914, parti de sa garnison de Saint-Mihiel, le Chasseurs est engagé dans les Ardennes, sur la Marne, à Verdun et dans la Somme jusqu’en 1916. Il est ensuite réparti par escadron dans les divisions. Il est plusieurs fois cité lors des combats de l’Aisne (1917) et de l’Avre (1918).
1915 1916 1917 1918 Le du RCC arrive le à Buironfosse (Aisne) puis poursuit vers La Capelle et Haudroy. Cet escadron fait partie des troupes de la Division d'Infanterie qui reçoivent les plénipotentiaires allemands le pour la préparation de l'Armistice du 11.
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale
Drôle de guerre
En , le de chasseurs à cheval constitue la de cavalerie () avec le de cuirassiers, la faisant partie de la nouvelle légère de cavalerie (), auparavant cette brigade appartenait à la de cavalerie. Dans le plan Dyle, la doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en avant de la .. Pour cette mission, le fait partie du groupement ouest de la division.. Bataille de France
Au début de la bataille de France, parti de sa garnison de Sedan, le régiment prend le contact de l’ennemi à Libramont et Neufchâteau (Belgique) le . Il mène au prix de lourdes pertes un combat retardateur jusqu’à Saint-Valery-en-Caux.
Le de chasseurs à cheval est dissous le .
Le régiment renaît le dans le Cher sous l’appellation de « de chasseurs de France » à partir de la des forces françaises de Maubeuge. Il entre alors dans la composition de la d’infanterie. Le le colonel Rougier est désigné comme chef de corps. Le régiment stationne à Vierzon pour l’État-major, l'E.H.R. et le , le est à Vignon, le à Vheillay, le à Massa. Le , il reçoit à Paris l’étendard du « 12 régiment de chasseurs à cheval ». Début mai, le régiment fait mouvement sur le Palatinat et s’installe dans des cantonnements provisoires. Le , il change de garnison et fait mouvement sur la Sarre où il prend garnison en tant que troupe d’occupation et sera dissous le .
De 1945 à nos jours Le régiment de chasseurs, reformé le à Sedan, à partir du de spahis dissous, et est l’héritier des traditions des deux régiments : le régiment de chasseurs à cheval et le régiment de chasseurs d’Afrique. À ce titre, le chasseurs a la garde des étendards de ces deux corps et porte la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1939-1945 du chasseurs d’Afrique. Le régiment de chasseurs est dissous en 1984.
Garnisons La légion du Dauphiné (ex Corse) est en garnison à Libourne le depuis au moins dix mois. De 1782 à 1786, le régiment dénommé Chasseurs des Ardennes stationne à Auch, et en 1786, il est en garnison à Carcassonne.
En 1791, renommé de chasseurs à cheval, il stationne dans le département de la Meurthe, d'abord à Lunéville, et en 1792 à Toul puis à Pont-à-Mousson. En , il quitte cette garnison pour rejoindre l'armée du Centre commandée par le général Lafayette.. Il prend part le à la bataille de Valmy sous les ordres du général Dumouriez et obtient à ce titre la croix d'honneur. Il participe la même année au combat de Boussu puis le à la bataille de Jemmapes. Il passe après cette bataille sous les ordres du général Stengel et participe au combat d'Anderlecht et à la prise de Bruxelles. Il prend part ensuite au combat de Tirlemont, à la prise de Liège le , et enfin le à la bataille de Neerwinden qui scelle la défaite de la Belgique.
En 1800, le régiment est à Gray, Vesoul et Belfort. En 1811, il est à Saint-Mihiel où il stationne longtemps. 1837 - 1840 : Libourne 1870 : Rouen (caserne Bonne-Nouvelle puis, en 1884., caserne Richepanse) 1898 : Lunéville 1900 - 1907 : Sézanne 1907 - 1914 : Saint-Mihiel 1919 - 1939 : Sedan 1963 - 1984 : Sedan
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment vignette|Dessin du revers de l'étendard du de chasseurs à cheval. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Valmy 1792 Jemmapes 1792 Austerlitz 1805 Alger 1830 Puebla 1863 L'Aisne 1917 L'Avre 1918
Décorations Croix de Guerre 1914-1918 avec une étoile vermeil Croix de Guerre 1939-1945 avec une palme
Insignes Héraldique : " Dans une rondache évidée chargée en chef en orle de la devise « AUDACE N'EST PAS DERAISON » en capitales, et en pointe d'un huchet chargé en abîme du chiffre « 12 », le cheval Bayard d'argent contourné portant les quatre fils Aymon armés et équipés, le tout d'argent." Insigne de 1940. L'écu, broché sur un cor de chasse, représente le légendaire cheval Bayard emportant les quatre fils Aymon évoque la forêt des Ardennes proche de Sedan, garnison traditionnelle du régiment. L'insigne créé en 1973 reprend le thème principal de l'insigne de 1940 en incluant la devise du d'Afrique : « Audace n'est pas déraison ».
150px|thumb|right|Joachim Murat, sous-lieutenant au en 1792, Jean-Baptiste Paulin Guérin, 1835.
Uniformes
Personnalités ayant servi au de chasseurs à cheval Louis André Charles Remi de Maurey (1774-1799), chasseur au de chasseurs à cheval, tué à Leibdingen ou Luciensteig. Pierre Louis François Paultre de Lamotte (1774-1840), lieutenant général, major au de chasseurs à cheval le ; Maurice de Tascher : cousin éloigné de l'Impératrice Joséphine servit en tant que lieutenant dans ce régiment Jean Saint-Geniès, futur général Jean Marie Noël Delisle de Falcon de Saint-Geniès dont le nom est gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, entra en tant que simple cavalier et y devint capitaine. Joachim Murat qui s'y engagea en 1787 et y servit comme maréchal des logis. Emmanuel de Grouchy, futur maréchal d'Empire, commanda le régiment de 1792 à 1793. Charles Marie Denys de Damrémont (1783-1837 - mort au siège de Constantine), a servi au régiment comme sous-lieutenant en 1804. Eugène Antoine Léopold Marsaa (1846-1906). Georges Seguin (1853-1903), futur explorateur de la rivière Kouango (affluent de l'Oubangui) en 1900-1903, servit en tant que lieutenant dans ce régiment de 1883 à 1885. Paul Mascart (1874-1958), artiste peintre, y effectua son service militaire en 1892François Lespinasse, L'École de Rouen, Rouen-Offset, 1980.. Jacques Fitamant (1905-1980), résistant français, Compagnon de la Libération.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie , .
Articles connexes Liste de devises militaires françaises Régiment de cavalerie français
Liens externes
Journal de marche 1914-1918
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