Jean-Marie Antoine Defrance, né le à Wassy en Haute-Marne et mort le à Épinay-sur-Seine, est un général français ayant participé aux guerres de la Révolution française et de l'Empire.

Sa carrière débute en 1791 lorsqu'il s'engage dans le régiment des dragons du Cap avec lequel il combat pendant la Révolution haïtienne. Rentré en France, il participe aux combats contre les Autrichiens dans le nord de la France et y gagne ses galons de colonel. Après s'être distingué à la première bataille de Zurich, il refuse sa promotion au rang de général de brigade et préfère prendre le commandement du de chasseurs à cheval. Il prend part avec son unité à la seconde campagne d'Italie.

Napoléon Bonaparte le nomme successivement écuyer cavalcadour (1802) et général de brigade (1805). Defrance prend alors la tête des deux régiments de carabiniers à cheval de la division du général Nansouty avec lesquels il charge à Austerlitz et à Iéna ainsi qu'à la bataille de Wagram. Fait général de division en 1811, il est placé à la tête de la de cuirassiers de Nansouty (dont font partie les carabiniers) lors de la campagne de Russie et participe à l'attaque de la redoute Chevardino durant la bataille de la Moskova. Après la retraite de Russie, il sert en Allemagne et en France, où il s'illustre aux batailles de Montmirail et de Reims avec les gardes d'honneur.

Inspecteur général de la cavalerie sous la Première Restauration, peu employé pendant les Cent-Jours, le général Defrance occupe quelques postes militaires secondaires à la Seconde Restauration avant de mourir le à Épinay-sur-Seine, à l'âge de .

Biographie

Carrière sous la Révolution française Jean-Marie Defrance est le fils de Jean-Claude Defrance (1743-1807), médecin de l'École militaire de Rebais et député à la Convention, au conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif, et de Claude-Jeanne Chompré (1747-1816), fille de Pierre Chompré.Il est élevé à l'école militaire de Rebais.

Il se trouve à Saint-Domingue lors de la première révolte des Noirs, et sert dans les volontaires dits dragons du Cap, et est à son retour en 1792, nommé sous-lieutenant au régiment de cavalerie royal-étranger. Il sert à l'armée du Nord, est nommé adjudant-général chef de brigade à l'armée des Ardennes et de Sambre-et-Meuse et chargé de missions importantes. Il fait la campagne d'Helvétie comme chef d'état-major d'une division et est nommé général de brigade à l'issue de la première bataille de Zurich en . Il refuse toutefois ce grade et demande le commandement d'un régiment de chasseurs à cheval, à la tête duquel il se distingue en Suisse.

Général et cavalier de l'Empire vignette|gauche|Le général Defrance s'illustra à la tête des gardes d'honneur lors de la campagne de France, en particulier contre les cosaques (peinture d'Édouard Detaille).

Il passe ensuite en Italie sous les ordres de Moncey, et assiste à toutes les affaires qui précédèrent la bataille de Marengo. Pendant l'hiver de 1800 à 1801, il fait la campagne de l'armée des Grisons sous Macdonald, et rentre en France après la paix de Lunéville. En 1802, il fait partie du camp de Saint-Omer et devient écuyer cavalcadour du Premier consul. Nommé de nouveau général de brigade le , il fait les campagnes de 1805 contre l'Autriche, et celles de 1806 et 1807 contre la Prusse et la Russie. Il se signale à Wagram en 1809, où il commande la brigade de carabiniers. Après avoir rempli à plusieurs reprises les fonctions d'inspecteur général de cavalerie, il est promu général de division le , et commande en , dans le corps d'armée de Murat, la division de cavalerie dont les carabiniers faisaient partie.

Il rend d'importants services pendant la retraite de Russie, fait la campagne de Saxe en 1813, à la tête d'une division de dragons et est ensuite nommé inspecteur général des remontes pour toute l'armée. En , il est chargé du commandement en chef des Listes des unités de la quatre régiments des gardes d'honneur et se couvre de gloire le , à Montmirail à la tête des 3 et . Le suivant, avec des forces bien inférieures, il repousse le corps russe commandé par le comte de Saint-Priest, qui cherche à s'emparer de Reims ; mais, obligé le 12, de se replier à son tour, il revient le lendemain à la tête de ses gardes d'honneur, attaque la cavalerie russe, et la force de battre en retraite.

Cent-Jours et Restauration vignette|Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Nommé inspecteur général de cavalerie à la Première Restauration, il préside pendant les Cent-Jours, dans la militaire, aux remontes, inspecte les dépôts de cavalerie et fait partie de l'armée de la Loire. Il est maintenu dans son grade en 1816 et commanda de 1819 à 1822, la militaire à Paris. Il est écuyer cavalcadour du roi.

Le général Defrance est mort à Épinay le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (). Son nom est gravé sur le côté est de l'arc de triomphe de l'Étoile. Il a épousé Foncier, fille d'Edmé-Marie Foncier, l'un des plus riches bijoutiers de Paris.

Iconographie : Son portrait en pied par Henri-François Riesener est exposé au Salon de 1810, , cette œuvre est perdue mais une copie est exposée au musée de l'Armée, Paris.

Famille Jean-Claude Defrance (1742-1807), marié à Claude-Jeanne Chompré (1747-1818), Jean-Marie Antoine Defrance (1771-1835), comte de l'Empire, général de division, gouverneur de Paris, marié à Catherine Sophie Foncier (1786- ) Sophie Defrance (1809- ), mariée à Hyacinthe Annibal Nièvre (1787-1865), commissaire des guerres, Anatole Isidore Nièvre Jeanne Berthe Defrance (1810-1874), mariée à Guillaume Charles Eugène Duhesme (1799-1842), comte, officier d'ordonnance du roi Louis-Philippe, en 1832 Gaston Duhesme (1833-1905), général de division, Napoléon Maurice Defrance dit de France (-), comte Defrance, capitaine de frégate, marié à Henriette Mélanie Lefebvre (1827-1905)Cimetière de Montmartre-Répertoire annuel d'inhumation : Durel-Guézou (1875-1879), . Il est inhumé avec ses fils et son frère dans le cimetière de Montmartre, , Louis Maurice de France (1847-1847) Ernest Georges de France (1849-1860) Catherine Louise de France (1852- ) Jean Alexandre Ernest Defrance dit de France (-), comte, général de division, inspecteur général de cavalerie Henriette Étiennette Defrance (vers 1775-1817), mariée à Charles de Lostranges de Saint-Alvère (vers 1770- ) Henry Antoine de Lostranges de Saint-Alvère (1801-1866), général de brigade

Décorations, titres et honneurs Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur le ; Grand officier de la Légion d'honneur le ; Grand-croix de la Légion d'honneur le : Ordre royal et militaire de Saint-Louis Commandeur de Saint-Louis le ; Comte de l'Empire le ; Chevalier de l'ordre du Lion en 1807 ; Chevalier de l'ordre de la Couronne de fer le .

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Dictionnaires des Généraux et Amiraux Français 1792-1814.

Liens externes

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