Joseph Claussat, né le à Pont-du-Château et mort le à La Ferté-Vidame, est un homme politique français du début du , député socialiste du Puy-de-Dôme de la Troisième République.

Biographie Famille Il est le fils de Joseph Claussat (, Pont-du-Château-, Clermont-Ferrand) et d'Élisabeth Dassaud .

Joseph Claussat père s'engage à 18 ans au de zouaves, il fait les campagnes d’Algérie et du Mexique.

Il épouse le Elisabeth Dassaud fille d’un aubergiste de Châteldon. Le couple aura huit enfants dont : Jean (1872-1916) commandant d’infanterie mort lors de l’opération consécutive à sa blessure de guerre lors d’un combat à Verdun, Elisabeth, Eugénie, Marie, Marguerite, Jeanne (1888-1959) qui épousera Pierre Laval, Pierre, Clovis, François, Joseph, appelé Joseph Claussat. Marie (dite « Marguerite ») mère du peintre Josette Bournet

Docteur en médecine, il est élu conseiller municipal de Châteldon puis nommé maire en 1881, il le restera jusqu’en 1891 Il est élu conseiller général en 1883, l’élection ayant été annulée, il est réélu en 1884.

Il est nommé inspecteur des enfants de l'Assistance publique de l’Indre en 1890 puis en Savoie en 1895 puis dans le Puy-de-Dôme en 1901.

Joseph Claussat père avait été initié à la loge maçonnique de Clermont fondée en 1868 Les enfants de Gergovie du Grand Orient de France. Ses deux fils le seront également.

Études et carrière professionnelle Il étudie au collège de Thiers puis au lycée de Châteauroux.

Inscrit à la faculté de médecine de Clermont puis de Lyon, il est reçu docteur en médecine en 1899.

Parcours politique Pendant ses études de médecine, il rejoint le comité révolutionnaire de Clermont en 1894 et est initié à la franc-maçonnerie.

Il est élu conseiller général du canton de Châteldon en . De nombreuses réclamations sont introduites en Conseil d’État en raison de pression de la famille qui règne à travers le canton. Il y aura même contestation sur une fausse lettre de soutien du député Noël Chamerlat. Son élection est entérinée en alors qu’il est élu maire de Châteldon le même mois. Il le restera jusqu’à sa mort.

Le ,se qualifiant de candidat des pauvres il est élu député de Thiers à la suite du décès du député Chamerlat survenu le . Son élection vaut plébiscite et il obtient voix contre seulement 704 voix à M. Guillemin et 31 voix à M. Cotillon, sur 13.888 votants. En 1914, il l'emporte au premier tour face à M. Thave ( voix contre ). Il sera reconduit dans ses fonctions au scrutin de liste en 1919 et 1924. Il siège à la commission de l'agriculture et à la commission de l'hygiène.

Vie privée et décès Le , il épouse une savoyarde, Marguerite Sacouman (, à Genève - ). Le couple n'aura pas d'enfants.

Il meurt brutalement d'une hémorragie cérébrale lors d’une partie de chasse le à La Ferté-Vidame près de Chartres, à l'âge de 51 ans. Sa femme se suicidera trois jours plus tard.

Postérité Son buste figure à l'entrée de Châteldon où une rue porte son nom. Un monument lui est également consacré à Ris sur le chemin de Châteldon à Bancherelle

Des rues portent également son nom à Chamalières, Puy-Guillaume, Thiers, Clermont-Ferrand et des places à Billom et Royat.

Mandats parlementaires 1911- 1925 : député du Puy-de-Dôme (Parti socialiste)

Mandats politiques locaux 1900 : conseiller municipal de Pont-du-Château 1907 - 1925 : conseiller général du canton de Châteldon 1908 - 1925 : maire de Châteldon

Sources

Liens externes

Catégorie:Naissance en octobre 1874 Catégorie:Décès en novembre 1925 Catégorie:Médecin français du XIXe siècle Catégorie:Député de la dixième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la onzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la douzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la treizième législature de la Troisième République Catégorie:Député du Puy-de-Dôme (Troisième République) Catégorie:Conseiller général du Puy-de-Dôme Catégorie:Personnalité politique liée à Thiers Catégorie:Naissance dans le Puy-de-Dôme Catégorie:Décès en Eure-et-Loir Catégorie:Décès à 51 ans