Michel-Gabriel Rossillon de Bernex (parfois de Rossillon également Roussillon), né le à Château-Blanc (Thônex) et mort le à Annecy, est un moine bénédictin savoyard, évêque de Genève résidant à Annecy, de la fin du et du début du .

Biographie Origines Michel-Gabriel naît le à Château-Blanc (ou Chateaublanc), sur la commune Thônex, dans les environs de Genève. Il est le fils du comte Charles-Aimé de Rossillon, marquis de Bernex, et d'Hélène de Michal de Lapalud.

L'Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie (1945) indique que la était probablement originaire du château de Rossillon, .. Il est le dernier représentant de sa famille.

Quant à sa mère, elle serait issue d'une famille ayant obtenu sa noblesse par charge au service des Savoie, à la fin du ..

Début de carrière Tout comme les futurs prélats de la famille de Sales et de nombreux fils de nobles, Michel-Gabriel Rossillon commence ses études au collège Chappuisien, confié aux barnabites, à Annecy. Il passe ensuite au collège jésuite de Chambéry. Il prend l'habit de moine, en 1672, dans l'abbaye de Saint-Antoine-en-Viennois, dans le Dauphiné.

Il poursuit ses études en théologie à Toulouse, où il est ordonné prêtre en 1681 et devient enseignant. Il devient par ailleurs supérieur de son ordre dans cette ville entre 1687 et 1696.

Épiscopat En 1697, il est transféré à Annecy, siège de l'évêché de Genève. Il est consacré le de la même année par l'archevêque titulaire de avec comme co-consécrateurs l'archevêque de Turin et l'évêque de Sion ..

Son action est diverse. Il poursuit la contre-réforme en pays de Gex, à l'image de son prédécesseur François de Sales dans la partie nord du duché. Il cherche d'ailleurs à convertir le théologien genevois Bénédict Pictet, avec qui il entretient une correspondance amicale..

En 1700, il ouvre la châsse de François de Sales, dont on change les habillements. Le duc de Savoie le désigne archevêque de Tarantaise en 1713, mais il s'y oppose.

Michel-Gabriel Rossillon fonde l'hospice des prêtres et travaille au procès de la béatification de Jeanne de Chantal.

Sceaux et armoiries vignette|redresse|Armes des Rossillon.

Les armes du prélat sont celles de sa famille et se blasonnent ainsi : de sable à la croix d'argent. On le trouve notamment sur son sceau, ainsi que sur le frontispice du Rituale Romanorum (édité par Rubellin, à Rumilly en 1674).

Consécrations Il consacre de nombreux édifices dans les provinces du diocèse : église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Passy (). ; église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Saint-Gervais-les-Bains (). ; église de Notre-Dame-de-la-Gorge (). ; église Saint-Michel de Chamonix (1714) ; église de La Nativité-de-Marie de Nancy-sur-Cluses (). ; église Saint-Pierre d'Argentière ()..

Postérité Une route porte son nom à Genève..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . Cl. Ant. Boudet, La vie de de Rossillon de Bernex, évêque et prince de Genève, Paris, 1751. .

Articles connexes Liste des évêques de Genève

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