thumb|400px|La « région grenobloise » correspond à la Métropole de Grenoble et à la CC du Grésivaudan Cet article est une présentation non exhaustive du patrimoine à la fois historique, naturel et culturel de la région grenobloise, comprise ici comme espace regroupant les territoires environnant la ville de Grenoble.
Les communes de l’agglomération grenobloise et de sa périphérie, ainsi que celles de la vallée du Grésivaudan qui comprend la vallée de l'Isère, en amont de Grenoble jusqu'aux limites de la Savoie, sont comprises dans cet article.
Patrimoine civil Châteaux
Bien qu'ils soient absents de la ville de Grenoble, de nombreux châteaux sont installés dans l’agglomération grenobloise et autour de celle-ci. L'un des plus proches de Grenoble est celui de Sassenage, situé au nord-est. Magnifique exemple de l'architecture classique française, construit au , on peut y visiter des salons aux chambres d'apparat, des appartements privés ou encore une cuisine du et ses ustensiles d'époque.. À noter qu'il est l'un des rares châteaux dont les meubles et le décor sont en place depuis l'Ancien Régime. La commune héberge également le château des Blondes et Noyarey, commune voisine héberge le château de Chaulnes.
Au sud de Sassenage, sur le territoire de la commune de Fontaine, le voyageur peut découvrir une ancienne maison forte médiévale, le château de la Rochette, puis encore quelques kilomètres plus au sud, à Seyssinet-Pariset, il découvre le château de Beauregard. Édifié aux et s, il est partiellement classé et partiellement inscrit au titre des Monuments historiques depuis le . Jean-Jacques Rousseau y a séjourné en 1768. Il appartient aujourd'hui à une société privée et est exceptionnellement ouvert à la visite quelquefois dans l'année.
Encore un peu plus au sud, de l'agglomération, se trouve le château de Bon Repos sur la commune de Jarrie. Construit aux et s, il comporte également des vestiges d'enceinte datant des et s et peut être visité tous les troisièmes dimanches de chaque mois. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1986.
La vallée du Grésivaudan, surnommée « la vallée aux cents châteaux. », offre également un patrimoine historique remarquable. Le plus réputé de ses châteaux est celui du Touvet, classé monument historique. Il s’agit d'un ancien château médiéval, entouré de hauts murs d'enceinte et de 5 tours d'angle (dont certaines sont encore présentes.), et transformé en château d'agrément au . Les jardins aménagés vers 1750 évoquent la splendeur des jardins italiens avec un spectaculaire escalier d'eau alimenté par un torrent de montagne et une profusion de sources. Ils ont reçu le label « Jardin remarquable » du ministère de la Culture.
Dominant de sa colline la vallée du Grésivaudan, le château Bayard, situé sur la commune de Pontcharra a été construit à partir de 1404. Il fut la demeure de Pierre de Terrail, seigneur de Bayard, le célèbre chevalier « sans peur et sans reproche ». Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .
Le plus célèbre des châteaux du Dauphiné demeure toutefois le château de Vizille, ancienne résidence d'été des présidents de la République entre 1925 et 1972.. Il fut construit par le duc de Lesdiguières de 1604 à 1620 autour d’un parc de . En 1862, le château et son parc furent classés monuments historiques et en 1972 l’État céda le domaine au conseil général de l'Isère. Le site du domaine départemental de Vizille est aujourd’hui le premier lieu touristique de l'Isère avec en 2008Bilan de fréquentation des 70 principaux sites et musées de l’Isère.
Forts
Ancienne place forte, à la frontière du royaume de France, la région de Grenoble et le Grésivadaun gardent en vestige un important patrimoine militaire. En plus des fortifications de la Bastille, une couronne de six forts militaires a été érigée tout autour de la ville durant le . Parmi eux, l’on peut citer le fort de Comboire, qui domine l’agglomération grenobloise depuis les hauteurs de Claix, le fort du Saint-Eynard, qui domine Grenoble depuis la montagne du même nom, mais également le fort du Mûrier sur la commune de Gières.
Ces forts connurent des fortunes diverses. Si trois d’entre eux sont aujourd’hui laissés à l’état d’abandon, le fort du Bourcet est occupé par une entreprise de nettoyage tandis que le fort du Saint-Eynard abrite un restaurant et un musée qui accueillent chaque année de nombreux visiteurs. Le Fort du Mûrier a pour sa part bénéficié ces dernières années d’un important programme de restauration et est désormais utilisé à des fins culturelles (spectacles, expositions…).
Le meilleur témoin du passé militaire de la région demeure néanmoins fort Barraux, situé dans la vallée du Grésivaudan. Il constitue l'un des plus anciens forts bastionnés des Alpes et se caractérise par sa forme en étoile, hérissée de bastions et d'ouvrages avancés. Édifié à la fin du , fort Barraux sera revu et amélioré au cours des siècles, surtout lors d'une importante campagne de travaux prescrite par Vauban en 1692 et 1700. Désaffecté en 1985, le fort est inscrit monument historique le , après son rachat par la commune de Barraux, puis classé par arrêté du . Sont protégés l'enceinte, le fossé, le pavillon et la chapelle.. Le site est ouvert au public et accueille de multiples manifestations culturelles.
Autres lieux
On peut citer notamment la tour de Sassenage, haute de et datant du dans la rue du pont Saint-Jaime à Grenoble. Difficilement observable car englobée dans l'hôtel de Montal, elle est décrite lors de sa vente en 1301 comme étant située le long du ruisseau le Verdaret qui se jette dans l'Isère en direction de l'église des Frères mineursLe Dauphiné: courrier des eaux thermales de la région N°572 du 24 mai 1874. :
À proximité et juste en face de la cathédrale se dresse également la tour de Clérieu, aux origines assez obscures, datée entre le neuvième et le treizième siècle. Bâtie de briques mais recouverte aujourd'hui d'un ciment blanc, elle s'est conservée jusqu'à nos jours, visible à l'arrière du bar le Tonneau de Diogène. Non loin de là, le visiteur peut également dans le centre ancien, de part et d'autre de la Grande-Rue la maison Rabot et la Maison Stendhal, transformée en maison. vignette|gauche|350 px|Le domaine de la Merci (propriété Barral) Au bord de l'Isère, non loin de Grenoble, mais sur le territoire de Saint-Ferjus, ancien nom de la commune de La Tronche avant la Révolution française, se situait le une grande maison familiale dénommée « château Barral » (du nom d'un ancien maire de Grenoble), entourée d'un vaste espace paysager, devenu le domaine de la Merci et accueillant, depuis 1967, les facultés de médecine et de pharmacie de Grenoble. La maison existe toujours (mais sans ses ailes démolies en 1850) et abrite les bureaux administratifs de la double facultéSite iseremag.fr, article "L’Isère au temps des libertins", consulté le 17 janvier 2021..
Au sud de l’agglomération se trouve le pont Lesdiguières, en maçonnerie franchissant le Drac. Également appelé pont de Claix, car entièrement situé avant 1873 sur la commune de Claix, il donnera alors son nom à une nouvelle commune limitrophe. L'ouvrage fait partie des sept merveilles du Dauphiné. Il s’agit d’une construction très hardie avec une unique arche de d'ouverture, à au-dessus du Drac. Il est classé monument historique depuis 1898 et fut construit entre 1608 et 1610.
Plus insolite à découvrir, la tour sans Venin, située sur les hauteurs de Seyssinet-Pariset, et également considérée comme l'une des merveilles du Dauphiné. Le pan de muraille qui demeure aujourd’hui serait un vestige du donjon de l’ancien château fort de Pariset datant du juché sur une colline sur les contreforts du massif du Vercors.. À ses pieds, on découvre une petite chapelle romane datant du ainsi qu’un panorama impressionnant sur les vallées de l'Isère et du Drac et l’agglomération grenobloise, ainsi que sur le massif de la Chartreuse (avec le rocher du Cornillon, curiosité géologique de ce massif qui surplombe la vallée de l'Isère) et la chaîne de Belledonne.
Le monument local le plus excentrique demeure toutefois sans aucun doute la « Casamaures » à Saint-Martin-le-Vinoux. Ce mini palais de style orientaliste, l'un des plus anciens édifices de ciment moulé d'Europe Site officiel de la Casamaures(le ciment artificiel fut inventé à Grenoble par Louis Vicat), fut bâti à partir de 1855 pour un riche industriel grenoblois.
La région comporte également deux attractions touristiques populaires. Le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet tout d’abord, construit dans les années 1920. La ligne à voie métrique a une longueur de . Elle a son origine dans la vallée de l'Isère, à Montfort sur la commune de Lumbin, puis s'élève rapidement par une pente très élevée (83 %) http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-302.html Funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet, jusqu'au plateau des Petites Roches (où a lieu chaque année la coupe Icare), après avoir traversé un tunnel de de long. La gare supérieure est située à l'altitude de .
Bien que situé en grande partie hors du territoire de la Métropole, le petit train de la Mure est également un des itinéraires touristiques les plus fréquentés du département. Il s’agit d’un chemin de fer à voie étroite de 30 kilomètres qui relie Saint-Georges-de-Commiers à La Mure. La ligne comporte 18 tunnels et 9 ponts ou viaducs. Différentes activités se trouvent le long du parcours, comme un « musée de l'abeille » en gare de la Motte-d'Aveillans ou un musée de la mine à proximité de cette même gare. Cependant, du fait d'un éboulement survenu le , le train de la Mure ne circule plus. Un projet est cependant à l'étude pour une réouverture vers le printemps 2021.
L'atelier Berthier-Bessac, construit en 1892, crée et restaure des vitraux pour plus de édifices dont en France. Il est labellisé « Patrimoine en Isère » en 2011..
Patrimoine religieux
Parmi les édifices religieux de la région grenobloise dont la cathédrale Notre-Dame de Grenoble est un des principaux fleurons, il peut notamment être fait mention du couvent des Minimes de la plaine, monument historique inscrit, datant du . Situé à Saint-Martin-d'Hères, il a abrité des sépultures de la noblesse locale dont celle du chevalier Bayard. Il est inscrit aux monuments histoire depuis 1982. À Sassenage, au nord-est de l'agglomération le visiteur peut découvrir l'église Saint-Pierre de Sassenage dont le clocher, la chapelle et l'ensemble contenant le tombeau font l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du
Un peu plus à l’est se trouve l’ancien prieuré bénédictin de Domène. Il fut fondé en 1058 par l'abbaye bourguignonne de Cluny. Les ruines du prieuré font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le . Sur la commune de Vif se trouve enfin l’église Sainte-Marie du Genevrey, achevée au début du . Elle est inscrite aux monuments historiques depuis le .
Il peut également être noté la présence à Voreppe de l'église romane Saint-Didier, datant du , et vestige du prieuré du même nom dont est attestée l'existence par un document de 1109. Victime de sa position sur un sol instable, l'église a été agrandie et remaniée au : le porche massif établi alors joue un rôle de soutien. L'église, entourée du cimetière, n'est plus ouverte au public et constitue une chapelle funéraire pour les tombeaux qui sont à l'intérieur, comme celui du peintre Alexandre Debelle. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1908.