Peyraud est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Géographie Situation et relief La commune étend ses sur des reliefs variés, au bord de l'ancien Rhône. Le village s'est installé au pied de la côte boisée qui fait la transition avec le plateau. La partie de rive la plus proche du Rhône reste humide et inondable. Au-delà, les terrains alluvionnaires ont offert une terre facile à travailler, et une dizaine d'agriculteurs entretiennent sa fertilité.
La commune s'étend aussi sur les bords du plateau, des deux côtés du ruisseau du Crémieux. Au nord-ouest elle inclut les hameaux de Verlieux et de Maze, qui regroupent un peu plus de 10 % de la population communale. Plusieurs vignerons y produisent du Saint-Joseph. Au sud-ouest, ce sont des surfaces boisées et des cultures, jusqu'aux abords de la commune de Bogy et de son hameau de CharbieuxArticles de François Bassaget dans Le Dauphiné libéré du .
Communes limitrophes Dans l’Isère, au nord se trouve Sablons. Dans la Drôme, à l’est Saint-Rambert-d'Albon. Dans l’Ardèche, au sud-est Champagne, au sud-ouest Bogy, à l’ouest Peaugres et au nord Serrières.
Géologie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Sud-est du Massif Central ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sablons à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie Le territoire communal de Peyraud est longé dans sa partie orientale par le Rhône.
Voies de communication La commune est traversée dans sa partie orintake par la route départementale 86 (ancienne route nationale 86).
Urbanisme Typologie Au , Peyraud est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roussillon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32,8 %), cultures permanentes (23,5 %), zones agricoles hétérogènes (16,1 %), terres arables (10,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,3 %), zones urbanisées (5,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,7 %), mines, décharges et chantiers (2,1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Toponymie Le nom de Peyraud est vraisemblablement une allusion à une « pierre », sans doute les rochers près desquels passait le Rhône au niveau du château.
Histoire
Antiquité vignette|gauche|La source-fontaine de Bonnefont. Le territoire de la commune a été occupé dès l'époque gallo-romaine. Des tuiles romaines ont été retrouvées au-dessus du cimetière, à Verlieux, près du château, et au sud à Terre CarréeJoëlle Dupraz et Christel Fraisse, Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche, 2001..
Au , des légendes font état d'un passage à Peyraud de saint Martin, le christianisateur de la Gaule, évêque de Tours en 371 et décédé en 397. La fontaine de Bonnefont aurait jailli sous les sabots de son cheval, dont deux empreintes semblent être restées gravées dans le rocherAlbin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901..
Moyen Âge vignette|gauche|Deux plaques d'inscriptions anciennes sont enchâssées près de l'entrée de l'église. Du Moyen Âge, on retrouve deux inscriptions du encastrées dans le mur extérieur de l'église près de la porte d'entrée. Par ailleurs, une bulle papale de 1206 confirme aux chanoines de l'ordre de Saint-Ruf la gestion de l'église Saint-Martin et de ses dépendances. Un prieuré devait donc y être institué, avec sans doute au moins quatre religieux. En 1408, une autre bulle signale comme dépendances de la paroisse une chapelle Saint-Nicolas à Peyraud, la chapelle Sainte-Marie de Verlieux et la chapelle Saint-Blaise de Bogy. Le prieuré existait toujours en 1687.
Le château actuel a été précédé par au moins deux autres édifices. Un premier bâtiment, sans doute un château fort percevant des péages au bord du Rhône, a été détruit en 1350 par la ville de Lyon, en représailles à un conflit qui l'opposait à Aymar de Roussillon. Le territoire a ensuite été vendu, en 1379, par les Roussillon à la famille de Fay. Un second château, reconstruit, n'a pas survécu aux guerres de Religion. Son jeune seigneur Jean de Fay avait pris parti pour les protestants. En représailles, les catholiques ont détruit son château en 1574. Les bâtiments actuels datent pour l'essentiel de 1720..
Époque contemporaine vignette|Un village entre Rhône et coteaux, étalé le long des voies de communication. Au sud (à droite), la bifurcation ferroviaire qui traverse le Rhône. Le village, d'abord regroupé au pied du château, s'est peu à peu étendu vers le sud, de part et d'autre de ce qui devait être la route principale. Le tracé de la route nationale 86 s'est ensuite détourné du centre village pour le contourner par l'est.
La voie ferrée construite en 1873 (ligne de la rive droite du Rhône), a suivi un tracé parallèle. La gare de Peyraud existe depuis 1869 mais ne sert plus aux voyageurs depuis 1973. En 1868, un pont ferroviaire avait été construit pour relier Saint-Rambert à Annonay. Il est toujours utilisé mais la ligne entre Peyraud et Annonay n'existe plus. Pendant la guerre de 1939-1945, il a été le seul du secteur à ne pas avoir été détruit.
Politique et administration Administration municipale
Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Peyraud, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Romain Texier (51,03 %) et André Biennier (48,97 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont alloués dès le premier tour à la liste de Romain Texier et trois à celle de André Biennier. Romain Texier est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Ardèche en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires
Population et société Démographie
Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias Presse écrite Deux journaux sont distribués dans les réseaux de presse desservant la commune : L'Hebdo de l'Ardèche est un journal hebdomadaire français basé à Valence. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche. Le Dauphiné libéré est un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Annonay.
Presse audio-visuelle La commune est située sur l'aire de diffusion de Ici Drôme Ardèche, une radio publique également diffusée sur tout le territoire du département de la Drome et de l'Ardèche.
Cultes L'église (propriété de la commune) et la communauté catholique de Peyraud sont rattachées à la paroisse Sainte Croix du Rhône, elle-même rattachée au diocèse de ViviersSite ardeche.catholique.fr, page sur la paroisse de Sainte Croix du Rhône..
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Le château vignette|gauche|Le château reconstruit en 1720 domine toujours le village. vignette|Une grande terrasse jardinée, en face du Rhône. Sur le site du château actuel, un premier bâtiment a été détruit en 1350 par la ville de Lyon. Un second château, reconstruit, n'a pas survécu aux guerres de Religion.
Les bâtiments actuels ont conservé deux pièces voûtées moyenâgeuses mais ils datent pour l'essentiel de 1720. Ils ont été construits en demeure de plaisance par la dernière héritière de la famille de Fay et achevés d'aménager par les propriétaires suivants. La façade nord-est offre, sur de long, sept pièces de réception en enfilade éclairées par 18 portes-fenêtres. Une imposante terrasse, aménagée en jardin d'agrément, domine le Rhône. Il s'agit toujours d'une propriété privée.
L'église et le village vignette|gauche|Le chœur constitue la partie la plus ancienne. vignette|L'ancien pont sur le Crémieux, appelé « pont romain ». L'église du village est dédiée à saint Martin, qui est peut-être passé à Peyraud au . Certaines de ses bases datent sans doute au moins du . La nef a été reconstruite après l'incendie de l'église en 1574. Le chœur, qui y aurait réchappé, a une apparence plus ancienne et porte encore un campanile. Le clocher pointu, près de l'entrée, a été rajouté au . Il a dû être refait en 1990 après avoir pris la foudre.
Près de l'église, le pont sur le ruisseau du Crémieux est appelé localement « pont romain », mais sa structure actuelle est visiblement plus récente. Il correspond en tout cas sans doute à un itinéraire ancien. Les maisons les plus anciennes se trouvent plus près du château. Les abords de la départementale 86 ont fait l'objet de réaménagements coquets.
La chapelle de Verlieux vignette|gauche|Une petite chapelle de hameau, reconstruite après les guerres de Religion.|alt=