Le fut un décompte effectué en temps de guerre pour un concours opposant deux officiers de l'Armée impériale japonaise durant l'invasion japonaise de la Chine, au cours duquel ils auraient exécuté chacun 100 personnes avec leur sabre. Les deux officiers ont par la suite été exécutés pour crime de guerreTakashi Yoshida, The making of the “Rape of Nanking”, 2006, .. Depuis ce temps, l'historicité de l'événement a été grandement contestée, souvent par les historiens nationalistes ou révisionnistes japonais cherchant à invalider l'historiographie du massacre de NankinJoshua A. Fogel, The Nanjing Massacre in History and Historiography, 2000, ..
La question est apparue la première fois dans une série d'articles datant de la guerre dans des journaux japonais, qui célébraient le meurtre de Chinois par deux officiers japonais, qui se sont engagés dans une compétition pour voir qui en tuerait le plus.. Ces événements ressortent dans les années 1970 et déclenchent une vive controverse sur les crimes de guerre du Japon en Chine, en particulier lors du massacre de Nankin.
Le journal original décrit les meurtres comme des combats au corps à corps, mais des historiens suggèrent qu'ils faisaient plus partie des meurtres de masse de prisonniers sans défense..
Comptes rendus de temps de guerre En 1937, l'Osaka Mainichi Shinbun et son confrère le Tokyo Nichi Nichi Shinbun font leur couverture sur un concours opposant deux officiers japonais, et , au cours duquel les deux hommes se livrent une rivalité féroce pour être le premier à tuer 100 personnes avec leur sabre. La compétition est supposée se dérouler sur la route de Nankin, juste avant le massacre de Nankin, et fera la couverture à quatre reprises entre le 30 novembre et le , les deux derniers articles étant traduits dans le Japan Advertiser.
Les deux officiers auraient dépassé leur but à l'avant de la bataille, rendant impossible la désignation du vainqueur du concours. C'est pourquoi, selon les journalistes Asami Kazuo et Suzuki Jirō (Tokyo Nichi Nichi Shimbun du ), ils ont décidé de commencer un nouveau concours avec comme but 150 mises à mort.. Le Nichi Nichi titre dans son édition du .
D'autres soldats et historiens ont souligné l'invraisemblance des exploits présumés des lieutenants, entraînant la mort de l'ennemi après un féroce corps-à-corps.. Noda lui-même, de retour au Japon, admit durant une intervention :
vignette|350px|Article du dans le Tokyo Nichi Nichi Shimbun. Mukai (à gauche) et Noda (à droite).
Procès et exécution Après la guerre, un compte rendu écrit du concours est apporté aux documents du Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient. Peu de temps après, les deux soldats sont extradés vers la Chine, jugés par le Tribunal des crimes de guerre de Nankin en compagnie de Gunkichi Tanaka, capitaine de l'Armée japonaise, auteur du massacre de 300 civils. Les trois sont condamnés pour atrocités commises durant la bataille de Nankin et le massacre ultérieur. Le , les trois soldats sont exécutés par arme à feu à Yuhuatai par le gouvernement chinois.
Comptes rendus après-guerre
Au Japon, le concours est oublié de l'Histoire jusqu'en 1967, lorsque Tomio Hora, un professeur d'histoire à l'université Waseda, publie un document de 118 pages concernant les événements de Nankin. L'histoire est ignorée par la presse japonaise jusqu'en 1971, lorsque le journaliste japonais Katsuichi Honda attire l'attention du public par une série d'articles écrits pour Asahi Shinbun, qui se focalisent sur des interviews de survivants chinois de la Seconde Guerre mondiale..
Au Japon, les articles déclenchent un débat féroce sur le massacre de Nankin, dont la véracité de ce concours fait partie des points les plus discutésFogel, Joshua A., The Nanjing Massacre in History and Historiography, 2000, .. Dans les années qui suivent, plusieurs auteurs prétendent que si le massacre de Nankin s'est produit, les points de vue sur le sujet sont tellement différents qu'il est possible de croire que le concours est une invention..
Dans un travail ultérieur, Katsuichi Honda place le compte rendu du concours dans le contexte de son effet sur les forces japonaises en Chine. Dans un cas, Honda note la description autobiographique du vétéran japonais Shintarō Uno de la sensation qu'il a ressentie consécutivement à la décapitation de neuf prisonniers. Ce dernier compare son expérience avec celle du concours des deux lieutenants. Bien qu'il ait cru à l'histoire des combats a corps-à-corps durant sa jeunesse, après sa propre expérience de la guerre, il en est arrivé à penser qu'il s'agissait plus probablement d'exécutions. Uno ajoute :
En 2000, Bob Wakabayashi écrit que , mais que la controverse qu'il a créé Joshua Fogel a déclaré qu'accepter le compte rendu du journal
Le mémorial du massacre de Nankin en Chine contient une allusion au concours. Un article du Japan Times suggère que son existence permet aux révisionnistes de sur l'exactitude de tous les événements..
Un des sabres prétendument utilisé pour le concours est exposé au Musée des forces armées de la République de Chine, à Taipei (Taïwan).
Le concours apparaît dans les films John Rabe, le juste de Nankin (2009) et Le Studio photo de Nankin (2025).
Action en justice En avril 2003, les familles de Toshiaki Mukai et Tsuyoshi Noda attaquent pour diffamation Katsuichi Honda, Kashiwa Shobō, lAsahi Shinbun et le Mainichi Shinbun, demandant yens (environ euros) en dommages et intérêts. Le , le juge Akio Doi de la cour de Tokyo rejette la poursuite sur les motifs que Le juge a déclaré que, bien que l'article d'origine contienne des , les officiers ont admis qu'ils avaient concouru pour tuer 100 personnes et qu'
Voir aussi Massacre de Nankin Kiri sute gomen
Références et bibliographie
Notes et références
Bibliographie . . . . . .
Lire aussi (Traduction en anglais des articles de presse sur le concours) .
Catégorie:Histoire du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Crime de guerre japonais Catégorie:Seconde guerre sino-japonaise Catégorie:Massacre de Nankin Catégorie:Nombre 100 dans la culture japonaise