Saint-Clair est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, à au nord de la ville d'Annonay. Géographie Situation et description La commune de Saint-Clair a une superficie limitée de entre ses voisines de Boulieu, Savas, Peaugres et Davézieux. Mais sa proximité d'Annonay et son exposition sud en ont fait une commune très recherchée pour la construction de villas depuis les années 1970.

Le premier plan d'occupation des sols avait prévu de rendre constructible un « croissant » de Boulieu à Saint-Clair en intégrant le hameau de Combes. Des zones ont ainsi été construites à l'ouest et au nord du village ancien. vignette|gauche|Une commune en exposition sud, au nord d'Annonay. D'autres constructions entourent la départementale 820.

Au nord, au-dessus de Combes, le versant bien abrité du Suc des Pins est un site intéressant de promenade, avec une piste forestière créée en 1987.

L'est de la commune est dominé par le château de Gourdan, dont une partie des terres est devenu un golf. À l'est de la route de Savas, la forêt de Gourdan a été renversée à 100 % par la tempête de décembre 1999. La partie la plus à l'est a été reboisée en cèdres de l'Atlas et en pins Laricio de Corse. La partie ouest reste provisoirement en taillis. Dans ce secteur se trouve aussi un terrain d'envol pour les montgolfières.

Communes limitrophes

Saint-Clair est limitrophe de quatre communes., toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Géologie et relief

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Peaugres à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie

Voies de communication La commune est traversée par la route départementale 820 (RD820) qui la relie à Annonay (par Davézieux). Ce contournement nord d'Annonay avait été classé en 1960 comme partie de la route nationale 82, la « route bleue » qui auparavant descendait dans Annonay. C'est de part et d'autre de cette route qu'a été créée la zone d'activités commerciale et artisanale de Massas Chantecaille.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Clair est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Annonay, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (24,3 %), zones agricoles hétérogènes (22,8 %), zones urbanisées (21,5 %), forêts (20,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (10,9 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Histoire

Des origines peu connues vignette|gauche|Deux regroupements d'habitat ancien : au village, et au hameau de Combes. On ne peut faire que des suppositions sur les origines de Saint-Clair. Son regroupement central de maisons anciennes est plus proche de la taille d'un hameau, de taille comparable à son voisin de Combes. Ces deux hameaux ont composé cependant au Moyen Âge une paroisse à part entière, distincte de leur grande voisine de Boulieu. L'entité administrative s'est peut-être créée par rapport au domaine proche de Gourdan, qui s'étendait jusqu'en proximité de Boulieu. Toujours est-il qu'une église paroissiale de dimensions modestes a été construite au hameau le plus central du territoire. Elle a conservé en partie son caractère roman. Sur le reste du territoire, l'habitat s'est longtemps limité à des fermes éparses.

En 1353, une vigne sise à Galende, dans le vignoble d'Annonay, est confrontée entre autres à l'iter quo itur de Annoniaco versus Sanctum Clarum..

Des services collectifs au Dans la première moitié du , les conseils municipaux ont accompagné l'installation des réseaux modernes d'énergie : l'électricité et le téléphone. L'adduction d'eau a aussi été un problème. Un premier réseau collectif a été inauguré en 1936. Et en 1939, Saint-Clair a adhéré à un syndicat intercommunal de distribution des eaux.

Avec la circulation des voitures, l'entretien des voies de communication a nécessité des prises en charge communales : en 1932, un premier « cantonnier » a été engagé, mais en partage avec Boulieu ( / ).

En 1933, un service d'incendie devait déjà exister, mais Saint-Clair a préféré signer une convention avec Boulieu pour mutualiser les ressources.

En 1952, la commune payait quelques heures à un « tambour afficheur », à un sonneur de cloches et à un « agent commissionnaire », qui était chargé des communications urgentes avec l'extérieur de la commune.

Le ramassage des ordures ménagères semble avoir été institué en 1973, du moins au rythme de deux par semaine.

C'est en 1979 qu'un temps complet a été accordé à un « ouvrier d'entretien de la voie publique ». Et un autre poste en 1983 pour le secrétariat de la mairieComptes-rendus des conseils municipaux..

À partir des années 1980, beaucoup de charges collectives ont été assurées au sein de « syndicats intercommunaux ». Actuellement, la commune participe à une dizaine de ces structures, avec ses voisines de la Deûme, de la Communauté, ou même du Département. La mutualisation de ces services n'a pas empêché les travaux communaux de nécessiter toujours un peu plus de main d'œuvre, avec douze employés municipaux en 2013. En revanche, bien sûr, les services assurés ont augmenté : entretien et fonctionnement de l'école, de l'église, du cimetière, des salles d'activité, des terrains de sports et des voies communales…

Une école avec Savas vignette|gauche|La nouvelle école ouverte en 1995, en collaboration avec la commune de Savas. Par manque d'habitants, l'implantation d'écoles à Saint-Clair a longtemps été difficile. Par exemple, l'école privée qui était tenue par des religieuses a fermé en 1960. Le conseil municipal a alors décidé d'installer une école publique qui lui a succédé en 1961 dans les bâtiments de l'actuelle mairie. Mais à peine une dizaine d'élèves la fréquentaient en 1986. Il a fallu la volonté des élus pour arriver à rapatrier sur place les enfants des nouveaux arrivants qui continuaient à fréquenter les écoles de leurs anciennes communes. La situation s'est ensuite améliorée et les effectifs ont même rapidement progressé dans les années 1990. Une école neuve a alors été construite, mais en partenariat avec la commune de Savas dont l'école publique avait fermé en 1964. L'école a ouvert à la rentrée 1995 avec trois classes, et a été agrandie en 1999.

Une urbanisation maintenant limitée Ce sont les nouveaux réseaux d'adduction d'eau qui ont permis l'urbanisation de nouveaux terrains. L'eau courante est arrivée à Gourdan en 1959, en 1962 au village.

Quant à l'assainissement, toutes les habitations (sauf deux) ont été raccordées au réseau public.

La situation dominante et ensoleillée de Saint-Clair a rendu la commune très attractive pour la construction de villas. La population a en effet fortement augmenté depuis 1962, et s'est multipliée par cinq en quarante ans. Ce phénomène est maintenant freiné par la rétention des terrains restants par certains propriétaires. Par ailleurs, la proposition de maisons en lotissement n'a pas beaucoup de succès dans ce secteur. Les impôts locaux sont élevés. Enfin, les dernières règles législatives vont dans le sens d'une diminution des surfaces des terrains à bâtir. 75 % des habitants sont originaires d'Annonay. Les quatre cinquièmes des terrains agricoles présents en 1962 ont disparu, remplacés par des lotissements.

Une agriculture en évolution vignette|La production de fourrage est devenue l'activité principale. Au niveau agricole, les terrains exploitables sont limités par l'espace réservé au golf et par les terrains urbanisés en villas ou en zones d'activités.

La culture de la vigne occupait en 1982, mais elle est en voie de disparition. Les vergers sont aussi en régression. L'élevage de vaches allaitantes est peu à peu remplacé par des productions de fourrage et de céréales pour vente à l'extérieur.

En 2013, on peut compter encore trois exploitations à part entière sur la commune. Un de ces agriculteurs a choisi d'assurer aussi des travaux agricoles au-delà des limites de la commune. Il dispose de deux moissonneuses et d'une ensileuse et emploie du personnel saisonnier selon les besoins. De la paille est revendue selon la demande.

Chronologie

Existence d'un village gaulois ? Moyen Âge : construction d'une église : les Du Peloux propriétaires de Gourdan 1538 : construction d'un premier château 1605 : les De Voguë à Gourdan 1712 : restauration importante de l'église 1751 : nouveau bâtiment classique à Gourdan : aménagement des jardins de Gourdan 1859 : agrandissements sud de l'église 1859 : construction du presbytère (mairie actuelle) 1869 : Eugène Melchior de Voguë vend Gourdan 1936 : travaux d'adduction d'eau 1960 : classement de la RN 82 1960 : fermeture de l'école des Sœurs 1961 : réouverture d'une école publique