L'Arbre généreux est un livre pour enfants illustré américain écrit et illustré par Shel Silverstein à Chicago. Publié pour la première fois en 1964 par Harper & Row, il est devenu l'un des titres les plus connus de Silverstein et l'un des livres pour enfants en Amérique du Nord, et a été traduit dans de nombreuses langues. Il évoque la relation symbiotique et d'amitié entre un enfant et un pommier.
Cet album a été décrit par Elizabeth Bird comme , la question étant de savoir si la relation entre les deux personnages principaux (le garçon et le pommier) doit être interprétée de manière positive (protection et amour désintéressé offerts par l'arbre à l'enfant, célébration du Tou Bichvat), nuancée (allusion biblique au péché originel, allégorisée par le pommier du jardin d'Eden évoqué dans le Livre de la Genèse) ou négative (évocation dissimulée d'une relation abusive).
Contexte Silverstein a eu des difficultés à trouver un éditeur pour L'Arbre généreux. Un éditeur de Simon & Schuster a rejeté le manuscrit en disant qu'il était pour les enfants et (c'est-à-dire manichéen) pour les adultes. Tomi Ungerer a encouragé Silverstein à s'adresser à Ursula Nordstrom, éditrice chez Harper & Row.
Un éditeur de Harper & Row a déclaré que Silverstein avait initialement réalisé des illustrations comme ses dessins pour Playboy, mais qu'il avait ensuite retravaillé le style pour quelque chose . Les dessins finaux en noir et blanc ont été décrits comme un . Harper & Row a publié une petite première édition du livre, entre 5 000 et 7 500 exemplaires, en 1964.
Résumé
vignette|droite|Le jardin de L'Arbre généreux à Holon, en Israël.
Le livre suit la vie d'un pommier et d'un garçon qui développent une relation. L'arbre est très , et le garçon devient un adolescent , un jeune homme, un homme d'âge mûr, et enfin un vieil homme. Bien que le garçon vieillisse, l'arbre s'adresse à lui en l'appelant tout au long de sa vie.
Dans son enfance, le garçon aime jouer avec l'arbre, grimper à son tronc, se balancer à ses branches, graver dans l'écorce, et manger ses pommes. En grandissant, il passe moins de temps avec l'arbre et ne revient que lorsqu'il a besoin de biens matériels, parfois avec sa petite amie avec qui il grave dans l'écorce de l'arbre (souvent interprété comme ). Pour rendre le garçon heureux, l'arbre lui donne des parties de soi que le garçon transforme en objets matériels, comme de l'argent avec ses pommes quand il est adolescent, une maison avec ses branches quand il est jeune homme, et un bateau avec son tronc quand il est un homme d'âge mûr. À chaque don, .
Dans les dernières pages, l'arbre et le garçon ressentent chacun les conséquences de leurs et . Lorsqu'il ne reste plus rien de l'arbre que son tronc, il n'est plus heureux, du moins à cet instant. Le garçon, devenu un vieillard fatigué, revient. L'arbre lui dit qu'il est triste de ne plus pouvoir lui offrir de l'ombre, des pommes, ou d'autres choses comme autrefois. L'homme lui répond que tout ce qu'il souhaite est , ce que le tronc peut lui fournir. Avec ce dernier don, .
Réception L'intérêt pour le livre a augmenté par le bouche à oreille. Dans les églises, par exemple, il a été célébré comme une parabole sur la reconnaissance. En 2001, plus de 5 millions d'exemplaires avaient été vendus, le plaçant en 14e position dans une liste des de Publishers Weekly. En 2011, plus de 8,5 millions d'exemplaires avaient été vendus aux États-Unis.
Dans une enquête en ligne de 1999-2000 menée aux États-Unis par la National Education Association auprès des enfants, le livre s'est classé 24e parmi les . Dans le sondage en ligne Les 100 livres pour enfants préférés des enseignants de 2007 de la National Education Association, le livre s'est classé troisième. Il était 85e des de tous les temps dans un sondage de 2012 par School Library Journal.
Éditions The Giving Tree L'arbre généreux L'Arbre au grand cœur
Références
Catégorie:Livre paru en 1964 Catégorie:Œuvre de littérature d'enfance et de jeunesse