Léon Vanier, né le à ParisArchives en ligne de Paris, actes de l'état civil reconstitué, cote 5Mi1 630, vue 1/15 où il est mort le , est un éditeur et un libraire français, célèbre pour avoir été l'éditeur de Paul Verlaine.

Parcours Entré à l'âge de quinze ans chez le libraire parisien Gosset, Léon Vanier ouvre sa propre boutique vers 1872 au 6 rue Hautefeuille. En 1876, il commence à éditer des militaria, notamment des ouvrages de Sahib ou de son ami Henri de Sta qu'il légendeArmée française: Nouvel Alphabet militaire- Texte explicatif de Vanier, illustration de Sta - Léon Vanier Editeur- Paris- 1883., et publie ses souvenirs de la guerre franco-prussienne dans Les vingt-huit jours d'un réserviste où il raconte son expérience de sergent de mobiles durant le siège de 1870.

Il déménage en 1878 au 19 quai Saint-Michel, adresse qui restera celle de sa maison d'édition jusqu'à la finVers 1890, l'éditeur indique sur certains de ses livres : Léon Vanier, bibliopole..

La Librairie Léon Vanier est célèbre pour avoir édité les poètes symbolistes de la Bohème et les « Modernes » comme Verlaine, Rimbaud, Jules Laforgue, Jean Moréas, Gustave Kahn, Laurent Tailhade, Stéphane Mallarmé, Tristan Corbière, René Ghil, etc. Dès 1884, il commence à publier les œuvres complètes de Verlaine, assurant à celui-ci des moyens de subsistancesM. Pakenham, Correspondance. op. cit..

L'un des ouvrages les plus singuliers, et des plus rares, publiés par Vanier, reste Têtes de pipe de L.-G. MostraillesSous ce pseudonyme, se cacheraient Léo Trézenik (pseud. de Léon Épinette) et Georges Rall, de la revue Lutèce, proche de Vanier (cf. J.-F. Jeandillou, Supercheries littéraires : La vie et l’œuvre des auteurs supposés, Genève, Droz, 2001, .)., illustré de 21 photographies d'Émile Cohl (1885).

Vanier fut également revuiste (Paris moderne, 1881-1883) et accueillit de nombreux illustrateurs comme André Gill (Les Hommes d'aujourd'hui), Adolphe Willette ou Manuel Luque.

Les éditions Vanier poursuivent leur activité après la mort de leur créateur : en 1896, sa veuve reprend le flambeau, puis revend le fonds et le local fin 1902 à Albert Messein, qui forme en la raison sociale Librairie Léon Vanier, Messein Succr. Le fonds Vanier se trouvait en vente jusque dans les années 1950.

Ce sont elles qui éditent ainsi Valery Larbaud, en 1908Voir Daniel Lefèvre, Introduction à l'étude des Poésies de A. O. Barnebooth, de Valéry Larbaud : http://www.poesie-daniel-lefevre.fr/Larbaud-LesPoesiesDeBarnabooth-presentation.pdf.

Écrits Les vingt-huit jours d'un réserviste, racontés par lui-même et dessinés par un autre, Léon Vanier, 1876 Nouvel alphabet militaire, Léon Vanier, 1883 La vie à cheval, Léon Vanier, 1885 La Lune. Histoire, description et particularités par le bibliopole Vanier, Léon Vanier, 1894

Bibliographie Paul Verlaine, Léon Vanier, monographie publiée dans la revue Les Hommes d'aujourd'hui, , vers  ; texte sur wikisource Albert Messein, « Historique de la maison Vanier », catalogue Messein, Michael Pakenham (édit.), Correspondance générale de Verlaine, I, 1857-1885, Paris, Fayard, 2005 Françoise Cestor, Jean-Didier Wagneur, « Vanier, Léon », Dictionnaire encyclopédique du Livre, Tome 3, Paris, Cercle de la Librairie, 2011,

Notes et références

Lien externe

Étude exhaustive illustrée sur le site Histoire-bibliophilie.blogspot.com.

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