Les transports dans le département français de l'Essonne sont fortement marqués par la proximité de Paris dont l'aire urbaine englobe la totalité du département. De grandes infrastructures de transport ayant Paris pour origine ou fin traversent le département (autoroutes A6 et A10, lignes ferroviaires de Paris-Gare de Lyon à Marseille-Saint-Charles et de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, LGV Atlantique…), et accueillent pour la plupart un trafic à la fois régional et de longue distance. Le département bénéficie toutefois dans sa partie nord d'infrastructures transversales plus développées que d'autres départements de la grande couronne parisienne, avec la Francilienne et la ligne de la grande ceinture de Paris. Le département accueille également une partie de l'aéroport de Paris-Orly, deuxième de France. Comme dans le reste de la région, Île-de-France Mobilités organise dans l'Essonne des services de transport ferroviaire et routier.

Transport routier Infrastructures routières thumb|left|Les autoroutes A6a et A6b à leur extrémité sud, à la limite des départements du Val-de-Marne et de l'Essonne.

Le réseau routier de l'Essonne est en grande partie organisé autour des autoroutes jumelles A6a et A6b, qui, en traversant le Val-de-Marne sur un total de douze voies de circulation, constituent pour la plus grande partie de l'Essonne le principal accès à Paris. Lors de leur entrée dans le département, ces autoroutes donnent naissance à trois des quatre principaux axes radiaux du département : l'autoroute A6, qui dessert la vallée de l'Orge (Savigny, Épinay, Sainte-Geneviève-des-Bois…), les deux communes les plus peuplées du département (Évry-Courcouronnes et Corbeil-Essonnes), puis se dirige vers le sud de la Seine-et-Marne et le sud-est de la France ; l'autoroute A10, qui dessert l'agglomération de Massy-Palaiseau, Les Ulis et la vallée de l'Yvette, Dourdan, puis se sépare juste après la sortie du département en deux axes autoroutiers se dirigeant vers l'ouest et le sud-ouest de la France ; la route nationale 20, un peu moins importante que les deux premiers, relie à 2x2 voies Paris à Arpajon, Étampes et Angerville.

Le quatrième grand axe radial du département, le seul à n'être pas issu du tronc commun des autoroutes A6a et A6b, est la route nationale 118, qui relie l'ouest parisien à l'autoroute A10 par la vallée de la Bièvre et Orsay.

Deux axes transversaux traversent le nord du département : l'autoroute A86, qui forme une boucle autour de la première couronne parisienne, ne passe que brièvement dans le département mais irrigue par ses échangeurs les communes situées à l'extrême nord de l'Essonne ; la Francilienne ou route nationale 104, voie rapide qui passe notamment par Corbeil-Essonnes, Évry-Courcouronnes et Brétigny-sur-Orge, forme une seconde boucle autour de Paris, inachevée à l'ouest.

+ Identifiant  Origine Principales communes et sites desservis dans le département Fin Remarques Autoroute A6 Autoroutes A6a et A6b à Wissous Chilly-Mazarin, Savigny-sur-Orge, Grigny, Évry-Courcouronnes, Corbeil-Essonnes, Le Coudray-Montceaux Dardilly près de Lyon Autoroute non concédée et gratuite dans le département, à 2x3 voies. Autoroute A6a Boulevard périphérique de Paris à Paris, près de la porte d'Orléans Autoroutes A6 et A10 à Wissous Autoroute non-concédée et gratuite à 2x3 voies, jumelée avec la suivante sur la quasi-totalité de son parcours. Autoroute A6b Boulevard périphérique de Paris à Paris, près de la porte d'Italie Autoroutes A6 et A10 à Wissous Autoroute non-concédée et gratuite à 2x3 voies, jumelée avec la précédente sur la quasi-totalité de son parcours. Autoroute A10 Autoroutes A6a et A6b à Wissous Longjumeau, Massy, Palaiseau, Les Ulis, Briis-sous-Forges, Dourdan Bordeaux Autoroute gratuite à 2x2 ou 2x3 voies selon les sections jusqu'à la RN 104 ; autoroute concédée et payante à 2x4 voies au-delà. Autoroute A86 (depuis Bobigny et Créteil) Verrières-le-Buisson (vers Versailles et Nanterre) Autoroute circulaire autour de Paris, gratuite et non-concédée, à 2+3 voies dans son cours tronçon essonnien. Autoroute A106 Autoroutes A6a et A6b à Chevilly-Larue Aéroport de Paris-Orly Route nationale 7 à Paray-Vieille-Poste Autoroute non-concédée et gratuite à 2x2 voies. Autoroute A126 Autoroute A6 à Chilly-Mazarin Massy Palaiseau Autoroute gratuite et non-concédée, en partie en tronc commun avec l'autoroute A10 à 2x3 voies ; les tronçons n'étant pas en tronc commun avec l'A10 sont à 2x2 ou 2x1 voies ou à chaussées non séparées. Route nationale 5 Paris-Porte de Charenton Montgeron Frontière suisse vers Martigny Tronçon dans le département renuméroté en RN 6 en 1978. Route nationale 6 Autoroute A86 à Créteil(de 1978 à 2006 : Paris-Porte de Charenton) Montgeron Autoroute A5 et RN 104 à Lieusaint(de 1978 à 2006 : Frontière italienne vers Turin) Nouvelle numérotation de la RN 5 dans le département à partir de 1978 (jusque-là, le tronçon de Paris à Sens était un tronc commun des deux routes nationales, et l'usage voulait qu'on donne aux troncs communs le numéro le plus petit ; le déclassement de la RN 5 au-delà de Sens en 1972 a entraîné la renumérotation du tronçon amont en 1978). La majorité de la RN 6 a été déclassée en 2006 mais le tronçon essonnien reste classé dans le réseau routier national (liaison A86 / A5). Route nationale 7 Paris-Porte d'Italie Aéroport de Paris-Orly, Juvisy-sur-Orge, Évry-Courcouronnes, Corbeil-Essonnes, Le Coudray-Montceaux Frontière italienne vers Gênes La quasi-totalité de l'itinéraire de cette route nationale dans le département a été déclassée en 2006 (seuls subsistent quelques centaines de mètres assurant la continuité de l'autoroute A106 jusqu'à l'aéroport d'Orly), mais le département de l'Essonne a choisi de ne pas renuméroter cette route qui s'appelle donc toujours N7. En partie aménagée à 2x2 voies. Route nationale 7Dou route nationale 337 Autoroute A6 au Coudray-Montceaux Route nationale 7 au Coudray-Montceaux Courte bretelle reliant l'A6 à la N7, numérotée initialement RN 7D puis RN 337, non déclassée. Route nationale 20 Paris-Porte d'Orléans Massy, Longjumeau, Linas, Arpajon, Étréchy, Étampes, Angerville Frontière espagnole vers Barcelone Déclassée en 2006 dans le département, mais le département de l'Essonne a choisi de ne pas renuméroter cette route qui s'appelle donc toujours N20. En grande partie aménagée à 2x2 voies. Route nationale 104 Autoroute A4 à Noisiel Corbeil-Essonnes, Évry-Courcouronnes, Sainte-Geneviève-des-Bois, Brétigny-sur-Orge, Linas Autoroute A10 et RN 118 à Marcoussis Partie de la Francilienne. Voie rapide majoritairement à 2x2 voies, avec certaines sections à 2x3 voies. Route nationale 118 Route département 910 (ex-route nationale 10) à Sèvres Bièvres, Saclay, Orsay, Les Ulis Autoroute A10 et route nationale 104 à Marcoussis Voie rapide à 2x2 voies. Route nationale 188 Massy Palaiseau, Orsay, Limours Chartres Déclassée en 1972 sur son itinéraire d'origine en RD 988. Un nouvel itinéraire est créé à la même époque entre Massy et Les Ulis en utilisant les emprises de l'ancienne ligne d'Ouest-Ceinture à Chartres ; ce dernier itinéraire est à son tour déclassé en 2006 en RD 188. Route nationale 191 Corbeil-Essonnes La Ferté-Alais, Étampes Ablis(originellement : Épône) Route nationale 372 Melun Milly-la-Forêt Déclassée en 1972 en RD 372. Route nationale 444 Bièvres Autoroute A126 à Palaiseau Déclassée en 2007 en RD 444. Route nationale 445 Route nationale 7 à Viry-Châtillon Route nationale 104 à Fleury-Mérogis Déclassée en 1972 en RD 445. Route nationale 446 (avant les années 2000) Versailles Saclay, Orsay, Montlhéry, Sainte-Geneviève-des-Bois, Corbeil-Essonnes Nangis Progressivement déclassée ou renumérotée (RN 104 ou RN 118) selon les tronçons entre les années 1970 et 2000. Route nationale 446 (depuis les années 2000) Route nationale 104 à Ris-Orangis Évry-Courcouronnes Court tronçon non déclassé de la RN 446, qui n'appartenait pas à la RN 446 d'origine mais à une de ses déviations. Route nationale 447 Corbeil-Essonnes Guignes Déclassée en 1972 en RD 947. Le numéro N447 fut brièvement repris par le tronçon Villabé-Lieusaint de la Francilienne lors de sa mise en service, avant sa renumérotation en RN 104. Route nationale 448 Route nationale 6 à Vigneux-sur-Seine Draveil, Corbeil-Essonnes, Le Coudray-Montceaux, Milly-la-Forêt Argent-sur-Sauldre En tronc commun avec la RN 7 entre Corbeil-Essonnes et Le Coudray-Montceaux. Déclassée en 1972 en RD 948 au sud du Coudray-Montceaux et en 2006 en RD 448 de Vigneux à Corbeil. Route nationale 449 (d'origine) Arpajon La Ferté-Alais, Maisse Malesherbes Déclassée en 1972 en RD 449. Route nationale 449 (actuelle) Autoroute A6 et route nationale 104 à Ris-Orangis Ris-Orangis Courte bretelle à 2x2 voies. Route nationale 721 Route nationale 20 à Étampes Route nationale 20 à La Ferté-Saint-Aubin Itinéraire alternatif à la RN 20 évitant Orléans par Pithiviers, déclassé en 1972 en RD 721. Route nationale 836 Acquigny (Louviers) Dourdan Étampes Déclassée en 1972 en RD 836. Route nationale 837 Étampes Maisse, Milly-la-Forêt Fontainebleau Déclassée en 1972 en RD 837. Route nationale 838 Versailles Limours, Dourdan Route nationale 20 à Angerville Déclassée en 1972 en RD 838. Route nationale 839 Verneuil-sur-Avre Angerville Déclassée en 1972 en RD 939.

Covoiturage et autopartage Comme dans les autres départements de la région, Île-de-France Mobilités subventionne les trajets en covoiturage courte distance en offrant la gratuité aux détenteurs de forfaits Navigo annuel ou mensuel ou Imagine'R, auprès des opérateurs de covoiturage partenaires..

Transport ferroviaire et transports en commun Historique thumb|La station provisoire de Juvisy à l'ouverture de la ligne vers Orléans en 1843, par Jean-Jacques Champin. Corbeil est reliée dès 1840 à Paris par l'une des premières lignes ferroviaires de la région parisienne. En 1843, la section de Juvisy à Corbeil devient une simple antenne de la nouvelle ligne de Paris à Orléans. En 1849, c'est au tour de la ligne de Paris à Tonnerre, section de la future ligne impériale Paris-Lyon-Marseille, d'être mise en service.

Le réseau d'intérêt général du département est principalement développé par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), et par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) dans l'est du département. À la fin du , le réseau ferroviaire possède une extension à peu près identique à aujourd'hui : des ramifications des deux grandes lignes du PO et du PLM ont été construites vers Dourdan et Châteaudun et vers La Ferté-Alais et Malesherbes, la ligne de la grande ceinture de Paris et sa déviation dite stratégique ont été construites pour relier entre eux tous les grands réseaux autour de Paris, et la ligne de Sceaux, mise à écartement normal par le PO, dessert la banlieue sud de Paris.

Dans la première moitié du XX siècle, le développement des trafics tant de banlieue que de grandes lignes pousse les compagnies à améliorer l'équipement de leurs lignes : la ligne de Paris à Orléans est mise à quatre voies jusqu'à Étampes et électrifiée par troisième rail jusqu'à Juvisy dès les années 1900, puis réélectrifiée par caténaire 1500 V jusqu'à Orléans dans les années 1920 ; la ligne de Paris à Marseille est mise à quatre voies dans le département avant la Première Guerre mondiale puis électrifiée en 1950 juste après l'électrification de la Grande ceinture.