Vernosc-lès-Annonay est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Situation et description Vernosc-lès-Annonay est située sur un plateau à environ d'altitude à de la vallée du Rhône. On y accède à partir de la route départementale 86 (ex-) en montant par les communes d'Andance et de Talencieux. La commune est placée à d'Annonay, bordée par la vallée de la Cance et la pittoresque route départementale qui suit la rivière de Silon (commune de Sarras) jusqu'à Annonay. Cette route sinueuse et étroite passe près du monolithe granitique de la Roche Péréandre.
La commune est constituée du chef-lieu (Vernosc) et de hameaux : Clémencieux, le Mourio, la Grange Seux, la Grange Sainte-Claire, la Gare, Midon, Vert et d'habitations isolées. Avec le développement pavillonnaire et d'une zone d'activités, ces entités n'en forment pratiquement qu'une aujourd'hui.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Sud-est du Massif Central ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Annonay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie Le territoire de la commune est bordé par la Cance, un affluent direct du Rhône en sa rive droite.
Urbanisme Typologie Au , Vernosc-lès-Annonay est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (55,5 %), forêts (22,7 %), zones urbanisées (12,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie En vivarais, la langue régionale anciennement parlée, le nom de la commune est en graphie classique et Vernosc en graphie mistralienne. Le nom est aussi le même en francoprovençal qui a également été parlé dans le secteur.
Histoire
Chronologie 805 : d'une paroisse - s. : présence d'un château à Chal 1642 : premières élections de consuls 1710 : bâtiment de la première école vers. 1750 : installation d'un couvent Saint-Joseph 1794 : condamnation à mort de trois religieuses 1839 : début de l'enseignement public 1860 : ouverture d'une usine à Moulin sur Cance vers 1863 : construction de la passerelle Seguin 1871 : ouverture de la gare de Midon vers 1887 : achèvement de la nouvelle église 1897 : achèvement du clocher 1899 : ouverture de la route de la Cance 1902 : premier bureau de poste à la gare de Midon 1910 : nouvelle école publique 1922 : liaison téléphonique avec Annonay 1926 : arrivée de l'électricité 1945 : revêtement de la route d'accès au bourg 1958 : fermeture de la gare 1961 : arrivée de l'eau du Rhône 1965 : fermeture de l'usine de Moulin sur Cance 1966 : salle des fêtes dans l'ancienne école 1971 : première tranche d'un tout-à-l'égout 1971 : ouverture du lac de Vert 1971 : création du club de basket 1985 : nouvelle mairie et caserne 1986 : premiers échanges avec Maubach 1987 : fermeture de la voie ferrée 1990 : ouverture des deux courts de tennis 1991 : rachat de la voie ferrée 1995 : salle polyvalente et boulodrome de Fontas 1999 : premiers logements collectifs 2000 : premier bâtiment du centre commercial 2000 : Mapa Les Vernes 2003 : adhésion à la communauté de communes 2005 : arrivée du gaz naturel au village 2006 : jumelage officiel Vernosc-Maubach 2006 : de commerces 2009 : Maison de la Musique 2010 : plateau médical 2019 : ouverture d'une pharmacie
Des origines anciennes Le village pourrait avoir une origine très ancienne, puisque sa terminaison en -osc est caractéristique d'un nom ligure : cette peuplade venue d'Orient s'est introduite dans le Sud de la France
L'époque gauloise n'a pas laissé de traces. Par contre, des matériaux gallo-romains ont été retrouvés au Suc du Buis, au Suc de Chamieux et surtout au quartier du Chal. Le nom de Clémentieux semble d'origine romaine. Pugneux a pu être sur le trajet de la voie romaine qui conduisait du Rhône à Annonay.
Vernosc a semble-t-il été une paroisse dès la pénétration du christianisme dans les campagnes du Vivarais, entre le et le . Elle dépendait de l'archiprêtré d'Annonay et du diocèse de Vienne. vignette|gauche|La ferme forte de Pugneux. À l'époque féodale, Vernosc a dépendu de la baronnie de Thorrenc et d'Andance, qui faisait partie du domaine du seigneur de Montchal. Un château a existé pendant longtemps au hameau de Chal : il existait en 1332 ; au , il avait été vendu aux religieuses de Sainte-Claire d'Annonay, qui étaient par ailleurs les propriétaires les plus importantes de Vernosc. Le bâtiment semble avoir disparu vers ces époques et on n'en trouve plus aucune trace aujourd'hui. Pugneux a été une autre maison forte, qui a sans doute été fortifiée au , et deux tours encadrent toujours ses bâtiments de ferme.
Des conflits religieux
Au , le protestantisme n'a converti personne à Vernosc, mais les combats ont touché occasionnellement les châteaux de Chal et de Pugneux. Au , la Révolution a occasionné des conflits entre religion et patriotisme. Cela a été fatal à trois religieuses de la communauté de Saint-Joseph, qui étaient installées à Vernosc depuis les années 1750: les religieuses qui avaient caché un prêtre réfractaire ont été condamnées à mort à Privas le . Leur communauté a pu redémarrer en 1803, avec la construction du bâtiment actuel de l'école Saint-Joseph. Les religieuses ont dû cependant enseigner un certain temps en tenue civile. L'école faisait pensionnat pour les écolières des hameaux éloignés.
Des rivalités scolaires vignette|gauche|L'école publique a eu un bâtiment spécifique en 1910. Pour l'enseignement public, un instituteur public a été installé à partir de 1839. En 1910, il a pu s'installer dans les bâtiments de l'école actuelle, destinée à accueillir garçons et filles. Mais à Vernosc, les deux écoles sont restées longtemps spécialisées : les familles mettaient leurs filles chez les sœurs, et leurs garçons à l'école publique. Ce n'est que dans les années 1970 que des familles ont osé inscrire des filles à l'école publique. Et les sœurs de Saint-Joseph ont ouvert aussi leur école à la mixité. Par la suite, c'est surtout l'école publique qui a profité de l'arrivée de nouvelles familles dans les dernières décennies.
Agriculture, mais aussi industrie vignette|La viticulture est restée pendant longtemps une activité importante. L'agriculture a été l'activité principale de Vernosc pendant de nombreux siècles : céréales, élevage, mais aussi jardins, vergers et basses-cours pour l'alimentation quotidienne. On trouvera, en baladant au fil des hameaux, de beaux anciens bâtiments de ferme, restaurés souvent avec goût : à la place aménagée de Grange Sainte-Claire, autour de celle de Vert, dans les petites rues du Mourio, de Clémentieux ou de Midon.
À partir du , les activités agricoles ont été complétées par l'élevage des vers à soie. Les vers devaient être nourris de feuilles de mûrier et maintenus à une certaine température. Vers 1850, Vernosc produisait autour de de cocons par an. Au début du , l'activité a décliné à cause de la maladie de la pébrine et de la concurrence de la soie artificielle.
À Vernosc, les cocons de soie trouvaient un débouché direct à l'usine de Moulin sur Cance, construite à partir de 1860 par la famille Glaizal qui développa ensuite le groupe TSR. L'usine a fonctionné pendant un siècle, passant progressivement au travail de moulinage de soie artificielle. Elle a compté jusqu'à près d'une centaine d'employés, ouvrières surtout, qui descendaient de Vernosc ou de Quintenas ou qui étaient logées sur place.
Un déclin en début de Aux , , les estimations de population oscillent entre 500 et pour environ . Au , la population a augmenté et a atteint le millier d'habitants, grâce sans doute à ses activités principales : l'agriculture et l'industrie textile. Par contre, pendant la première moitié du , Vernosc a connu un déclin. Des conséquences sans doute dues aux progrès dans l'agriculture, qui ont supprimé des emplois, sans que de nouvelles activités prennent le relais. L'année 1968 a été le creux de la vague avec .
Une urbanisation récente vignette|gauche|Le centre commercial, créé à partir de 2000. C'est la construction de résidences individuelles qui a entraîné, à partir des années 1970, l'augmentation de la population à un rythme soutenu, avec une quarantaine de nouveaux habitants chaque année. Les nouvelles constructions se sont plus ou moins bien réparties, plus rapidement près d'Annonay et de Davézieux, où travaillent la majorité des nouveaux Vernoscois : en 1990, travaillaient dans la commune et 526 à l'extérieur. À noter quand même que quelques entreprises ont pu être accueillies sur la zone d'activité des Priaux.