Au planteur est un ancien marchand de café, thé et chocolat situé à Paris, en France. Son enseigne en céramique, représentant un esclave servant son maître, est inscrite aux monuments historiques depuis mais sa présence dans l'espace public est controversée en raison de son esthétique raciste et colonialiste.

Localisation L'ancien magasin est situé au 10-12, rue des Petits-Carreaux, dans le de Paris.

Description de l'enseigne vignette|gauche|Vue d'ensemble de l'immeuble. Il ne subsiste plus que quelques éléments de la devanture de l'ancien magasin.

Entre les deux fenêtres du premier étage est installé un panneau en carreaux de céramique peints. Il représente, dans un décor tropical., un homme noir, esclave, servant une tasse d'une boisson inconnue., probablement du café, à un homme blanc, probablement le planteur (propriétaire de la plantation) qui donne son nom à l'établissement.

L'esclave n'est vêtu que d'une culotte rayée blanc et rouge s'arrêtant au dessus du genou, il est torse nu et pieds nus, et porte des bracelets aux bras et aux avant-bras., ainsi qu'un collier de perles rouges et une boucle d'oreille. Il est représenté avec des lèvres rouges prononcées. Le planteur est habillé dans un élégant style colonial, complet et chapeau blancs, et tient une pipe à la main.

Ce contraste de tenue souligne le rapport de domination entre les deux hommes, comme le fait aussi la différence de posture : l'esclave se tient debout tandis que le colon est assis sur des sacs de marchandises, accoudé sur une table.

Le panneau est signé Crommer. Une photo de l'enseigne est en couverture de l'ouvrage. en bas à droite.

Au-dessus du panneau est affiché le nom de l'établissement : . En dessous, un autre panneau précise : .

Mis à part ce panneau central, les deux premiers niveaux de l'immeuble sont coffrés de bois dans un style néo-classique..

Historique de la boutique

Le magasin, ouvert en par Charles Prévost et Frères.., est une épicerie proposant des produits exotiques, dont du café., ainsi que du chocolat et du thé.. L'enseigne actuelle est installée en . Le magasin ferme au début des années Il est encore ouvert lorsqu'il est mentionné par Le Figaro Magazine du , , mais est qualifié d' dans la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques et inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques au cours de l'année , JORF, , , , sur Légifrance., après quoi le rez-de-chaussée de l'immeuble est occupé par deux boutiques sans rapport (en : une boutique de cosmétiques Marionnaud et un studio de tirage photographique).

La devanture est inscrite aux monuments historiques par arrêté du ..

En , elle fait partie de l'exposition photographique Les statues meurent aussi de , , et , au palais de la Porte-Dorée, qui documente des lieux de Paris témoignant de l'époque coloniale mais tombés dans l'indifférence..

En , de la peinture noire est projetée sur l'enseignePhotographie d', Agence France-Presse, , reproduite dans et ; le vandalisme est toujours visible en : voir et ..

Références

Annexes

Articles connexes Liste des monuments historiques du de Paris Liste des magasins de Paris protégés aux monuments historiques Au Nègre joyeux Décolonisation de l'espace public

Liens externes

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