Christian Dubé, né le à Québec, est un comptable, homme d'affaires et homme politique québécois.

De l'élection de 2012 jusqu'à sa démission en , il est le député de Lévis pour la Coalition avenir Québec (CAQ) à l'Assemblée nationale du Québec. Après sa démission comme député, il se joint à la Caisse de dépôt et placement du Québec en tant que premier vice-président - Québec.

En 2018, il devient député de la circonscription de La Prairie lors de l'élection générale d'. Il est président du Conseil du trésor du jusqu'au et ministre responsable de la Montérégie du jusqu'au .

Le , Christian Dubé est nommé Ministre de la Santé et des Services sociaux dans le gouvernement Legault, succédant ainsi à Danielle McCann. Comme ministre, il fait adopter fin 2023 la « réforme Dubé », une loi qui fusionne les établissements de santé au sein de l'agence publique Santé Québec.

Le , il démissionne de son poste de ministre de la Santé et des Services sociaux et quitte le caucus de la CAQ pour siéger comme député indépendant.

Biographie Christian Dubé naît le à Québec. Son père, originaire de Saint-Jean-Port-Joli, est capitaine pour la Garde côtière canadienne et sa mère, de Québec, est institutrice. Il effectue ses études secondaires et collégiales au Petit Séminaire de Québec et obtient son baccalauréat en administration des affaires à l'Université Laval en 1979. Il est membre de l'Institut canadien des comptables agréés (ICCA) depuis 1981. Au cours des dernières années, de par ses obligations professionnelles, il a habité au Québec, en Alberta, en Suisse, en Italie et en France. Il habite actuellement à Sutton, dans les Cantons-de-l'Est. Christian Dubé est père de trois enfants.

Parcours Carrière professionnelle Christian Dubé travaille dans les années 1980 chez Price Waterhouse, comme chef des finances corporatives en fusion et acquisition chez Coopers & Lybrand dans la décennie quatre-vingt-dix, puis dans l'entreprise Domtar. Il occupe plusieurs postes chez Cascades de 2004 à 2012, dont les postes de vice-président finances et de président de la filiale Cascades Europe, dont le bureau-chef est situé à Milan.

Il est également le cofondateur de la firme Biron Lapierre Dubé & associés en 1986.. Il a été membre du conseil d'administration de sociétés comme Fido, la Financière Banque Nationale, Maetta, Norampac et Héroux-Devtek.

Député de Lévis Christian Dubé est candidat aux élections provinciales de dans la circonscription de Lévis pour la Coalition avenir Québec. Il remporte l'élection avec 39,9 % des voix. Il est réélu en 2014.

À titre de critique financier de la CAQ à l'Assemblée nationale, il présente plusieurs pistes de redressement du secteur public, où il préconise un gel des embauches, l'amélioration de la gestion des institutions, l'amélioration de la qualité des services, ce qui permettrait de constituer des économies qui pourraient être remises en partie aux familles de la classe moyenne.

Caisse de dépôt Il démissionne de son poste de député le , après avoir été recruté par Michael Sabia pour se joindre à la Caisse de dépôt et placement du Québec en tant que premier vice-président Québec. À ce titre, il est responsable d'un portefeuille formé de participations dans 400 entreprises, un actif total de .

Député de La Prairie En , il annonce se présenter aux élections provinciales d' dans la circonscription de La Prairie, après que le président de la CAQ Stéphane Le Bouyonnec ait renoncé à sa candidature. Élu député avec 43,1 % des voix en battant le député libéral sortant Richard Merlini, il est mentionné comme un potentiel ministre des Finances alors que la CAQ remporte une majorité.

François Legault le nomme finalement président du Conseil du trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale au sein du conseil des ministres qu'il forme le .

Ministre de la Santé Le , il est nommé ministre de la Santé et des Services sociaux, succédant à Danielle McCann.

2022 Il est réélu lors des élections d'. Il est reconduit dans ses fonctions ministérielles après le scrutin.

2023 En , il dépose le projet de loi limitant le recours aux services d'une agence de placement de personnel et à de la main-d'œuvre indépendante dans le secteur de la santé et des services sociaux à l'Assemblée Nationale du Québec. En mars 2023, le texte est adopté par l'Assemblée Nationale par 116 voix pour et 0 contre.

En , il dépose un projet de loi de 308 pages composé de et intitulé Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace. Ce projet de loi crée Santé Québec, une agence d'État qui sera responsable des activités liées au système de santé. Il prévoit aussi l'uniformisation de la gestion des ressources humaines dans le réseau.

Les médias surnomment son projet la « réforme Dubé ».

En , la « réforme Dubé » est adoptée par l'Assemblée nationale en par 75 voix contre 27.

2024 En , le ministre Dubé annonce qu'il va déposer une loi pour obliger les nouveaux médecins à pratiquer dans le réseau public pendant au moins cinq ans avant de pouvoir faire un saut au privé. La proposition est saluée par les partis d'opposition. Toutefois, plusieurs médecins remettent en question l'efficacité d'une telle mesure, estimant que les conditions de travail actuelles dans le réseau public sont un facteur majeur de l'exode vers le privé et l'étranger.

Toujours en , il annonce qu'il ne compte pas briguer un nouveau mandat en 2026. Il affirme toutefois vouloir mener à terme plusieurs réformes avant de quitter la vie politique, notamment les négociations avec les fédérations médicales et la transformation du réseau de la santé sous la gouvernance de Santé Québec.

2025 En , il est confronté à des critiques concernant des compressions budgétaires dans le secteur de la santé. Face à un déficit anticipé de 1,5 milliard de dollars, il demande à Santé Québec de « faire de son mieux » pour limiter les impacts de ces coupes. Plusieurs médecins spécialistes dénoncent toutefois des réductions budgétaires qu'ils qualifient de « coupes à l'aveugle », affectant notamment le renouvellement d'équipements médicaux et les services hospitaliers.

Le ministre doit également faire face à un litige avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), qui poursuit le gouvernement québécois en justice. La FMOQ lui reproche d'imposer aux médecins de famille des règles jugées contraignantes concernant la prise en charge des patients inscrits au Guichet d'accès à la première ligne (GAP), estimant qu'elles interfèrent avec leur autonomie professionnelle.

En , le ministre Dubé dépose un texte intitulé Loi visant principalement à instaurer la responsabilité collective et l'imputabilité des médecins quant à l'amélioration de l'accès aux services médicaux à l'Assemblée Nationale. Pour accroître l'accès à la première ligne, ce projet prévoit de lier la rémunération des médecins à des indicateurs de performance collective. Cette idée est critiquée par la FMOQ et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). Selon eux, il est hors de question que leur rémunération soit liée à des indicateurs de performance.

La proposition du gouvernement inclut également un nouveau système de classification des patients selon un code de couleurs (vert, jaune, orange, rouge) en fonction de leur état de santé. La FMOQ redoute que ce classement, inspiré d'un rapport de l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux (INESSS), ne conduise à la désinscription de 4,9 millions de patients jugés en bonne santé. Ces derniers seraient réorientés vers un guichet d'accès, sans médecin de famille attitré, ce que le ministre Dubé dément, assurant que .

La FMOQ a unanimement rejeté cette proposition, estimant qu'elle menace la relation médecin-patient et compromet la prévention. Elle critique également le fait que les médecins n'auraient pas les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs gouvernementaux. La Fédération affirme qu'il manque actuellement au moins 2000 omnipraticiens au Québec, un enjeu jugé central mais ignoré par les autorités.

Du côté des médecins spécialistes, la FMSQ affirme que le ministre Dubé a du réseau de la santé. La fédération déplore une stratégie gouvernementale qu'elle considère comme une manœuvre de diversion destinée à faire porter la responsabilité des difficultés du réseau aux médecins. Elle rejette notamment le projet de loi 106, déposé en , qui prévoit des pénalités pour les médecins refusant d'exercer dans le public pendant les cinq premières années de leur carrière, et qui propose aussi de lier leur rémunération à la performance.

Selon le président de la FMSQ, les médecins soignent dans des conditions intenables, sans les ressources minimales pour remplir leur mandat. Il dénonce et affirme que le réseau de la santé est et . La fédération a entamé une campagne publicitaire dénonçant les orientations gouvernementales et envisage des moyens de pression si les projets de loi ne sont pas retirés.

Christian Dubé démissionne de ses fonctions de ministre de la Santé et quitte la CAQ pour siéger comme député indépendant.

Bilan législatif +Lois défendues par Christian DubéDate de présentation Date d'adoption Loi limitant le recours aux services d'une agence de placement de personnel et à de la main-d'œuvre indépendante dans le secteur de la santé et des services sociaux15 février 202318 avril 2023Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace29 mars 20238 décembre 2023Loi favorisant l'exercice de la médecine au sein du réseau public de la santé et des services sociaux3 décembre 202424 avril 2025Loi visant principalement à instaurer la responsabilité collective et l'imputabilité des médecins quant à l'amélioration de l'accès aux services médicaux8 mai 202525 octobre 2025

Distinctions honorifiques En 2010, Dubé reçoit le prix Hermès de la faculté d'administration de l'Université Laval en reconnaissance de sa carrière et de ses nombreuses réussites à l'international.

Résultats électoraux

Références

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