Entre le et le , de déportation furent organisés au départ de la caserne Dossin située à Malines. Insa Meinen, La Shoah en Belgique, Renaissance du livre, 2012, furent déportés dans ces trains de la mort qui les conduisaient à Auschwitz ainsi que . Certains de ces trains, firent halte à Kosel pour que certains parmi les plus aptes au travail soient dirigés vers des camps de travaux forcés (ce fut le cas des convois , , , , et ). gershon-lehrer.be.
Déportations vignette|« Convocation à Malines », 1942Sur les trois premiers mois de la déportation, furent déportés. Ils se présentèrent spontanément à Malines à la caserne Dossin répondant ainsi à une convocation pour le travail obligatoire en Allemagne directement transmise par l'AJB : les « Convocations à Malines » qui n'étaient qu'un subterfuge des Nazis pour mettre en œuvre leur projet de Solution finale. Très tôt, cependant, sous l'action de la résistance juive au travers de l'organe clandestin communiste en langue yiddish du Linke Poalei Sion, Unzer WortNotre parole, au travers des sections de langue de la Main-d'œuvre immigrée (MOI), une organisation communiste des étrangers ou, enfin, au travers du Comité de défense des Juifs, ils cessèrent de se présenter spontanément.. Les Allemands organisèrent alors des rafles à Anvers et à Bruxelles. Les deux premières rafles se déroulèrent les 15 et à Anvers sous le commandement du sous-officier SS Erich Holm. Elles furent menées par des feldgendarmes, des SS allemands et flamands ainsi que par des policiers belges. Une troisième rafle se déroulera le . À Bruxelles, la situation est différente et le bourgmestre Jules Coelst qui s'était déjà opposé aux Allemands sur la question du port obligatoire de l'étoile juive, ordonnance qu'il refusera de faire appliquer, argua d'un manque d'effectif pour que sa police ne soit pas mêlée aux rafles. Une seule rafle nocturne se déroulera ainsi à Bruxelles, le . À Anvers, 65 % des Juifs seront déportés tandis qu'à Bruxelles, seuls 37 % le furent. À partir de , les départs de convois s'espacent et les Allemands ne parviendront plus à réaliser des arrestations de masse.
Le convoi du fut stoppé par trois résistants à Boortmeerbeek, ce qui permit à de quitter le train. Au total s'enfuirent, par cette action et leurs propres moyens, dont 23 furent abattus par la Schutzpolizei et 95 autres furent repris dans les heures et les jours qui suivirent. Le reste put rejoindre la clandestinité.
Lors de la libération, la caserne Dossin comptaient encore en attente d'un aller-simple vers Auschwitz.
Liste des convois
L'Office central de la sécurité du Reich (RSHA) à Berlin était responsable de l'organisation du transport des Juifs. Les dirigeants du camp de rassemblement de Malines devaient donc établir la liste des personnes déportées en trois exemplaires. Un exemplaire était destiné à l'officier de police responsable de la sécurité durant le transport, le second était destiné au Sicherheitsdienst de Bruxelles, le dernier restait au Sammellager de Malines. L'ensemble des copies de la Caserne Dossin ont été conservées, ce qui permit aux historiens de cartographier de manière précise l'ensemble des de déportation qui quittèrent le territoire belge à destination d'Auschwitz. vignette|gauche|upright=0.8|Wagon de la déportation belge - Breendonk.Des wagons à bestiaux furent utilisés à partir d'avril 1943. upright=0.8|vignette|droite|Mémorial National aux Martyrs Juifs de Belgique, à Anderlecht convois de Malines à Auschwitz-BirkenauPersonnes déportées par âge (au-dessus et en dessous de ) et genre. Tous les déportés, à l'exception du de 1944, étaient des Juifs Schram (2006) De raciale deportatie van België naar Auschwitz vanuit MechelenConvoisDateHommesGarçons FemmesFilles TotalSurvivantsen 1945convoi 4 août 194254528402239987convoi 11 août 194246025488269993convoi 15 août 1942380485225010005convoi 18 août 19423391334151129990convoi 25 août 1942398884298199627convoi 29 août 19423556053154100035convoi 282163401154100015convoi 10 septembre 194239010940497100034convoi 12 septembre 194240891401100100030convoi 15 septembre 194240613241397104817convoi 26 septembre 1942562231713236174231convoi 10 octobre 194231013542313199928convoi 10 octobre 1942230892589867526convoi 24 octobre 194232511143812199515convoi 24 octobre 194231430933947626convoi 31 octobre 194268616932782249convoi 31 octobre 1942628451703287537convoi 15 janvier 1943361104416659464convoi 15 janvier 194324149270526128convoi 19 avril 19435061126551251398153convoi 31 juillet 194367210370671155242convoi A20 septembre 1943292392633763231convoi B20 septembre 1943304733536379319convoi 15 janvier 1944308332932365499convoi Z2Z pour Zigeuner, Tzigane en allemand15 janvier 194485911017435115convoi 4 avril 19443022927519625146convoi 19 mai 19442362023021507134convoi 31 juillet 19442801525216563186 Totalaoût 1942 – juillet 194410 6062 20110 3952 04525 2571 222
Autres convois Du au , juifs obligatoires sont déportés par sept convois dans les camps de l'Organisation TodtLa déportation des Juifs de Belgique, Centre d'Action Laïque, 2015.
En marge de la solution finale, quatre autres convois de déportation furent organisés au départ de Malines. Ils concernèrent juifs. Pour les , le taux de survie fut de 58 %, alors qu'il n'était que de 5,1 % à Auschwitz pour les Juifs et de 4,3 % pour les Tziganes. convois de déportation complémentaires au départ de MalinesLaurence Schram, Le camp de rassemblement pour Juifs de Malines : L’antichambre de la mort, Encyclopédie en ligne des violences de masse, publié le 29 mars 2010, consulté le 10 août 2014, .ConvoisDateTotalDestinationRemarquesConvoi Z113 décembre 1943132Buchenwald pour les hommesRavensbruck pour les femmesprincipalement des Juifs turcs et hongroisConvoi Z319 avril 194414Bergen BelsenJuifs hongroisConvoi E123 février 194429VittelJuifs des pays en guerre contre le ReichConvoi E220 juin 194443VittelJuifs des pays en guerre contre le Reich Totaldécembre 1943 – juin 1944218
, résidant en Belgique en furent déportés via le Camp de Drancy. Ces résidents avaient fui vers la France à l'aube du conflit ou y avaient été envoyés par les autorités belges. 317 d'entre eux survécurent à la guerre. Déportation des Juifs de Belgique - Totaux.ConvoisTotalSurvivantsConvois vers Auschwitz24 9061 207Convois E1, E2 et Z1, Z3218126Déportés de Drancy5034317Totaux30 1581 650
Les Tziganes Outre les Juifs, 351 Tziganes furent également déportés via Malines vers Auschwitz, ils firent partie du convoi Z du . La lettre « Z » signifiant , « Tsigane » en allemand.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie Serge Klarsfeld et Maxime Steinberg : Le Mémorial de la Déportation des Juifs de Belgique. Bruxelles 1982. dans ce livre : Tableaux Récapitulatifs des Israélites et Tziganes Déportés du Camp de Rassemblement de Malines vers les Camps d' Extermination de Haute Silésie, éd. du 'Ministère de la Santé Publique et de la Famille', 1.9.1979 Juliane Wetzel, , dans : , éditeur: Wolfgang Benz, dtv 1996, (première édition : Oldenbourg Wissenschaftsverlag 1991, ) Tanja von Fransecky : . Metropol-Verlag, 2014, . Chap. IV ( - 270) : Belgique
Articles connexes
Antisémitisme en Belgique Association des Juifs en Belgique Camp de regroupement de Malines Comité de défense des Juifs Histoire des Juifs en Belgique Liste des convois de la déportation des Juifs de France Shoah en Belgique
Liens externes vignette|Plaque commémorative pour les Juifs du quartier des Marolles, rue De Lenglentier, qui doit son nom au couvent du consacré à Marie, Bruxelles, Belgique. www.bundesarchiv.de : Chronologie der Deportationen aus Belgien. Version en ligne (depuis ) du Gedenkbuch. Opfer der Verfolgung der Juden unter der nationalsozialistischen Gewaltherrschaft in Deutschland 1933-1945. Introduction du Gedenkbuch (allemand) Bibliographie (pdf, 14 p.)
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