Kirikou et les Hommes et les Femmes est un film d'animation réalisé par Michel Ocelot, produit par Les Armateurs, Mac Guff Ligne, France 3 Cinéma, et Studio O. Il est sorti en France le Kirikou, les hommes et les femmes en avant-première au Grand Rex, article sur le site Sortir à Paris le 14 août 2012. Page consultée le 15 août 2012. (Le titre officiel du film, annoncé dans la bande annonce, est bien Kirikou *et* les hommes et les femmes.. C'est le troisième film d'animation consacré à Kirikou, après Kirikou et la Sorcière (1998) et Kirikou et les Bêtes sauvages (2005). Comme ses deux prédécesseurs, il emploie une animation au rendu 2D, mais, contrairement à eux, il a également été réalisé en intégrant la technologie du cinéma en relief. Le film est bien accueilli par la critique, qui en apprécie les graphismes, l'animation et la musique, mais l'originalité des histoires par rapport aux deux volets précédents suscite des réactions plus partagées. Le succès public reste au rendez-vous : Kirikou et les Hommes et les Femmes devient le quatrième film le plus rentable de l'année en France.

Synopsis Sur le même principe que Kirikou et les Bêtes sauvages, Kirikou et les Hommes et les Femmes regroupe cinq aventures de Kirikou enfant indépendantes les unes des autres et racontées par le grand-père de Kirikou« Michel Ocelot prépare Kirikou et les hommes et les femmes », article de Fabien Lemercier sur Cineuropa le 15 juillet 2011. Page consultée le 18 juillet 2011.. Ces aventures se déroulent pendant les événements de Kirikou et la Sorcière, au temps où le village est toujours terrorisé par la sorcière Karaba et ses fétiches animés. Tandis que Kirikou et les Bêtes sauvages mettait en avant des animaux, Kirikou et les Hommes et les Femmes se concentre sur les relations des villageois entre eux ou avec les étrangers de passage.

Dans la première histoire, une villageoise, la Femme forte, a vu le toit de sa case brûlé par les fétiches de Karaba (l'événement est montré dans Kirikou et la Sorcière). L'oncle de Kirikou, aidé par les villageoises, se charge de le réparer, mais les fétiches de Karaba le lui interdisent. La Femme forte trouve refuge chez Kirikou et sa mère, mais ses ronflements les empêchent de dormir : ils finissent par aller terminer leur nuit à la belle étoile. Le lendemain, la saison des pluies commence et le vent endommage les toits de plusieurs maisons, y compris la case de Karaba. Kirikou a alors l'idée de passer un marché avec la sorcière en proposant que les villageois réparent son toit en échange de l'autorisation de réparer le toit de la case de la Femme forte. Karaba accepte, pensant capturer à cette occasion l'oncle de Kirikou, mais les villageois simulent un accident afin qu'il n'ait pas à venir jusqu'à la case de la sorcière, et seules les femmes s'occupent de la réparation. Une fois la case de Karaba réparée, c'est au tour de celle de la Femme forte, qui retrouve enfin son foyer.

Dans la deuxième histoire, le vieux du village, connu pour ses récriminations permanentes mais aussi pour son grand savoir, disparaît. La nuit venue, Kirikou, incapable de dormir, part à sa recherche. En se cachant près de la case de Karaba et en imitant la voix de la sorcière, il parvient à faire travailler pour lui le Fétiche guetteur, qui repère le vieux assez loin du village, près des figuiers. Kirikou repasse chez lui pour prendre une gourde d'eau et des galettes, puis repart. Il trouve le vieux grimpé dans un arbre et menacé par un chacal affamé. Réfugié dans l'arbre voisin, Kirikou passe dans l'arbre du vieux et lui donne à boire et à manger. Arrive alors une panthère noire qui tue le chacal et l'emporte : le vieux et Kirikou peuvent redescendre. Le vieux fait à son tour boire et manger Kirikou en lui montrant un arbre qui recueille de la rosée puis des buissons chargés de baies. Le vieux se réserve des baies alcoolisées mais finit par s'enivrer et se met à hurler des provocations contre Karaba que le fétiche guetteur entend. Alors que les fétiches arrivent pour capturer le vieux, Kirikou le sauve grâce à une ruse : le vieux se déshabille et met son chapeau et sa tunique sur un gros rocher que les fétiches emportent difficilement. Kirikou confectionne alors une tunique de feuilles au vieux et tous deux rentrent au village.

Dans la troisième histoire, Kirikou et les enfants, jouant à la source, repèrent une étrange créature bleue. Celle-ci se révèle être un jeune garçon habillé d'un vêtement bleu vif et doté d'une peau blanche. L'une des filles prend peur, croyant le garçon malade et contagieux, et va demander aux adultes de lui interdire l'entrée du village. Kirikou, qui n'a pas peur, interroge le garçon par signes et celui-ci mime son histoire : la caravane de chameaux avec laquelle il voyageait a été prise dans une tempête de sable et il s'est perdu. De retour au village avec le garçon, Kirikou se heurte à l'hostilité inquiète des villageois, mais la mère de Kirikou intervient : elle connaît le peuple dont fait partie le jeune garçon et parle un peu sa langue, le tamasheq. Il s'appelle Anigouran et est un Touareg de l'Aïr, au nord du village. La mère de Kirikou héberge le garçon tout en expliquant à Kirikou les us et coutumes touaregs, quand soudain arrive l'oncle de Kirikou qui, ayant vu une panthère noire (probablement la même que dans l'histoire précédente) rôder autour du village, ordonne aux villageois de rester à l'abri. Mais la grande fille, qui a quitté sa case pour ramasser des plantes, se retrouve coincée par la panthère. Anigouran se jette sur la bête et la poignarde avec sa dague. Pour le remercier, la grande fille ordonne à sa mère de soigner sa blessure causée par la panthère. Puis, Kirikou et sa mère font le voyage avec le garçon jusqu'à sa région natale. La petite fille qui avait eu peur du garçon ne le laisse finalement partir qu'à regret. Anigouran retrouve ses parents et tous trois récompensent Kirikou et sa mère par des cadeaux : un collier pour la mère et un chèche bleu pour Kirikou.

La quatrième histoire voit arriver au village une griotte, une femme griot qui va de village en village pour raconter des histoires. Reçue avec suspicion par certaines villageoises qui voient en elle une bouche à nourrir inutile, elle séduit l'assemblée la nuit venue lorsqu'elle commence à raconter l'histoire de Soundiata Keita. Mais la sorcière Karaba est jalouse de ne pas entendre l'histoire : elle envoie ses fétiches qui endorment tout le monde grâce à des fleurs soporifiques et capturent la griotte, que Karaba oblige à raconter la même histoire. Kirikou cherche un moyen de la délivrer, mais ne parvient qu'à se cacher près de la case de Karaba pour entendre la suite. Pressé par les villageois, il finit par s'improviser griot à son tour pour leur raconter la suite. Quelque temps après, les villageois voient revenir la griotte, qui a réussi à convaincre Karaba de la laisser partir mais refuse de révéler pourquoi : cela fait partie de l'histoire de Karaba, qui n'est pas encore terminée. Elle prédit que Kirikou deviendra griot à son tour une fois grand.

Dans la cinquième histoire, le village est accablé par l'harmattan, vent chaud et sec au bruit assourdissant. Le vent apporte tous les bruits du village à la case de Karaba. Dérangée par les vagissements des bébés fatigués par le vent, la sorcière ordonne aux villageois de les faire taire. Tous cherchent divers moyens sans succès. Kirikou a l'idée de jouer de la musique avec un brin d'herbe, puis il fabrique une flûte qui distrait un peu les bébés. Mais Karaba n'apprécie pas la musique limitée de la flûte rudimentaire : les fétiches viennent et brisent l'instrument. La mère de Kirikou encourage alors son fils à fabriquer une autre flûte. Elle l'emmène dans une grotte où Karaba ne pourra pas les entendre et lui montre la flûte de son père. Le père de Kirikou, excellent flûtiste, avait appris à sa femme à jouer de la flûte, mais les villageois voyaient d'un mauvais œil qu'une femme en joue. La mère apprend alors à Kirikou à fabriquer une meilleure flûte et à mieux en jouer. De retour, Kirikou joue de la flûte, bientôt accompagné de sa mère qui brave le qu'en-dira-t-on ; les villageois se joignent à eux avec divers instruments improvisés et calment les bébés. Tous ont la surprise de voir arriver les fétiches qui demandent qu'on joue plus fort, et Karaba elle-même finit par joindre sa voix à la musique, en un concert que tous croyaient impossible.

Fiche technique Titre : Kirikou et les Hommes et les Femmes Réalisation : Michel Ocelot Scénario : Michel Ocelot, Bénédicte Galup, Susie Morgenstern, Cendrine Maubourguet Musique originale : Thibault Agyeman Montage : Patrick Ducruet Distribution des rôles : Gigi Akoka Production : Didier Brunner Sociétés de production : Les Armateurs, Mac Guff Ligne, France 3 Cinéma, Studio O Distribution : Studiocanal (France, tous les supports), Cinéart (Pays-Bas, sortie en salles) Pays : Langue : français Budget : environ 6,9 millions d'euros« More magic in Kirikou et les hommes et les femmes », article de Fabien Lemercier le 2 octobre 2012. Page consultée le 26 octobre 2012. Durée : 88 minutes Format : couleur Dates de sortie : France : Belgique :

Distribution Romann Berrux : Kirikou Awa Sène Sarr : Karaba (la sorcière) Eliane Umuhire : Madela (la mère de Kirikou) / Maya (La Danseuse) Pierre Poudewa : Le Grand-Père de Kirikou Sabine Pakora : Monkuga (la Femme Forte) / Jambaya (la Femme Neutre) Umbañ U Kset et Pascal Nzonzi : Aboulou (le Vieillard) Jean Landruphe Diby : Apo (l'oncle de Kirikou) / Le Fétiche sur le Toit / Les Fétiches Parleurs / Ali (Le Danseur) Evelyne Pèlerin-Ngo Maa : Zimweya (la Griotte) Rissa Wanaghil : Anigourran Elika Bozorgi : La Grande Fille Gary Mihaileanu : Le Grand Garçon Antoinette Gomis : Izari (la Femme Maigre) Eythan Solomon : Le Petit / Cube Lola Giovanetti : Pompon

Accueil Réception critique En France À sa sortie en France le , Kirikou et les Hommes et les Femmes reçoit un accueil globalement bon de la part des critiques de presse. Si les graphismes, l'animation et la bande originale font l'unanimité, c'est la capacité de Michel Ocelot à se renouveler dans ce troisième film consacré à Kirikou qui suscite parfois des divergences.

L'univers visuel, l'animation et la musique sont toujours appréciés : Le Parisien voit dans le film , Ouest-France Kirikou et les Hommes et les Femmes, toujours enchanteur, article de R. B. dans Le Parisien le 3 octobre 2012. Page consultée le 27 octobre 2012.Kirikou et les Hommes et les Femmes, article dans Ouest-France en octobre 2012. Page consultée le 27 octobre 2012.. La revue de cinéma spécialisée Positif estime que Critiques de presse du film sur Allociné. Page consultée le 27 octobre 2012.. Ouest-France et Le Monde apprécient l'usage du relief pour créer un effet de profondeur sur plusieurs plans plutôt que du volume, technique déjà employée par le réalisateur dans son précédent film, Les Contes de la nuitKirikou et les Hommes et les Femmes : Michel Ocelot, conteur inépuisable, article de Noémie Luciani dans Le Monde le 2 octobre 2012. Page consultée le 27 octobre 2012..