Le de chasseurs à pied (BCP) est une unité d'élite de l'infanterie française appartenant au corps des chasseurs à pied. Son effectif est d'environ réservistes provenant de son bataillon d'active, le bataillon de chasseurs à pied. Ce bataillon de chasseurs à pied n'a existé que durant la Première Guerre mondiale.

Il a été affecté, dès , à la défense de la région de Verdun, où il va rester durant trois ans. Il fait partie de la de la d'infanterie du de réserve. Il est incorporé à la DI d' à , et à la DI de mai à puis à DI jusqu'en .

Le , sous ordre du général Coutenceau, le BCP forme au côté du bataillon de chasseurs à pied, un groupe placé sous le commandement du célèbre Émile Driant à Sommedieue : les « Chasseurs de Driant ».

Les Chasseurs à pied de cette unité de la Première Guerre mondiale viennent en majorité de l'Aisne, de la Meuse et de Paris.

Ils sont devenus célèbres suite à la résistance héroïque dont ils font preuve durant le combat du bois des Caures face au corps d'armée allemand, le 21 et , marquant le début de la bataille de Verdun. Le Krönprinz s'attendait à quelques heures de résistance de la part des français. Ils parviendront à tenir deux jours, retardant ainsi la progression allemande et permettant aux renforts français d'arriver à temps pour éviter la percée du front meusien. Grâce à eux, Verdun ne tombera pas!

La mémoire de ces Chasseurs de Driant est aujourd'hui porté par le bataillon de chasseurs à pied (Émile Driant a été un chef de corps du BCP), par le Bataillon de Chasseurs à pied, aujourd'hui basé à Bitche (bataillon d'active du BCP). C'est la compagnie (de réservistes) du BCP qui conserve la mémoire du 56e bataillon de chasseurs à pied et la Compagnie du BCP qui conserve celle du bataillon de chasseurs à pied et du Bataillon de Chasseurs à pied.

Tous les ans, fin février, une cérémonie de commémoration a lieu au bois des Caures. Le aura lieu la cérémonie de des combats du bois des Caures, en présence de membres de la famille Driant, des familles de descendants des Chasseurs de Driant et du bataillon de chasseurs à pied.

Création et composition du BCP Le bataillon a été créé le à Épernay. Les mobilisés qui vont constituer ce nouveau bataillon, sont des réservistes qui ont fait leurs services militaires, il y a quelques années au sein du bataillon de chasseurs à pied. Pour connaître le numéro de bataillon de réserve, il faut ajouter 40 au numéro du bataillon d'active. De ce cas, le bataillon d'active est le BCP, son bataillon de réserve est par conséquent le BCP. Les chasseurs ont donc entre 30 et . Ils sont, dans la majorité des cas, des hommes mariés avec des enfants.

Dans le civil, ils exercent différents métiers: paysans, domestiques de ferme, ouvriers, médecins, instituteurs. En vingt-quatre heures, le , ils ont du tout quitter (travail, famille) pour faire leur devoir et rejoindre la caserne Abbé (ou caserne des Chasseurs à pied) à Épernay. Cette caserne n'existe plus aujourd'hui, elle a été détruite. Elle se trouvait à l'emplacement de l'actuelle rue Domaine-Pérignon à Épernay.

Les bataillons de chasseurs à pied sont généralement composé, durant la Première Guerre mondiale, d'hommes de petites tailles ( à ), vifs et souvent d'excellents tireurs. Contrairement aux régiments d'infanterie qui combattent en ligne, les chasseurs à pied sont les premiers à combattre en tirailleurs, généralement à l'avant de l'infanterie. Il faut également les distinguer des chasseurs alpins, spécialité créée plus récemment pour répondre aux menaces italiennes dans les Alpes.

Un bataillon de chasseurs à pied est composé en 1914 de 6 compagnies, et d'une section de mitrailleuse.

Personnalités célèbres du BCP vignette|Homme portant l'uniforme et l'équipement d'un poilu du de chasseurs à pied. La photo est prise lors d'une cérémonie le 5 août 2012 à Louvemont-Côte-du-Poivre. vignette|Paul Hutin-Desgrées, un chasseur du .Émile Driant, célèbre écrivain. Il est connu sous son nom d'auteur : capitaine Danrit. Ses romans d'anticipation rencontrent un grand succès et lui valent le surnom de « Jules Vernes militaire ». Figure politique, il est élu en 1910 et en 1914, Député de la circonscription de Nancy. Il dirige le BCP et le BCP d' au combat du bois des Caures en . Il est considéré comme le héros de Verdun. Il meurt lors de la terrible journée du à la tête de ses chasseurs. Il est incarne l'idéal des officiers des Chasseurs à pied. La tombe d'Émile Driant se trouve au bois des Caures et un monument marque l'emplacement où il fut tué.

Paul Hutin-Desgrées, homme politique, journaliste et patron de presse ayant appartenu au BCP. Il est le cofondateur du quotidien Ouest-France.

Marc Stéphane, écrivain et éditeur français.

Les officiers du Bataillon de Chasseurs à pied Officiers ayant fait partie du Bataillon de Chasseurs à Pied du au , date de sa dissolution (par ordre alphabétique).

Lieutenant-colonel Lieutenant-colonel Dussauge ( , et BCP) ;

Émile Driant (, et BCP) du au (mort pour la France). Il est né le à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne) et est décédé au bois des Caures (Meuse) lors des combats de . Il considère ses chasseurs de BCP comme ses enfants, qu'ils prennent soin de nommé « le Père Driant ».

Commandants

Capitaines

Lieutenants

Sous-lieutenants

Médecins majors classe

Médecins aides majors classe

Médecins aides majors classe

Les chasseurs du BCP Le bataillon de chasseurs à pied était composé (durant les combats du bois des Caures, ) de 4 compagnies : la compagnie du capitaine Maurice Seguin, la compagnie du lieutenant Simon, la compagnie du lieutenant André Robin et la compagnie du capitaine Charles Vigneron.

Chasseurs - classe - Caporal

caporaux de la compagnie du lieutenant André ROBIN

Chasseurs - classe

chasseurs de la compagnie du capitaine Maurice Seguin chasseur Paul Hutin-Desgrées, est un journaliste, et homme politique français. Il est le directeur fondateur du journal Ouest-France. Il est blessé à deux reprises.

chasseurs de la compagnie du lieutenant Simon

chasseurs de la compagnie du lieutenant Robin

chasseurs de la compagnie du capitaine Charles Vigneron

Cuisinier

Aumônier et infirmier De Martimprey : missionnaire jésuite, il était l'aumônier et l'infirmier du Bataillon de Chasseurs à Pied. Il était un proche de la famille Driant.

1ère classe Henri Jean POTTECHER : soldat infirmier du BCP dans la 8éme compagnie à partir du jusqu'à sa mort le .

Historique des garnisons, campagnes et batailles

1914 : itinéraire jusque Verdun En août, les chasseurs à pied du B.C.P quittent la caserne Abbé ou caserne des chasseurs à pied (à Épernay) où ils se sont rassemblés. Ils traversent la ville et se rendent à la gare d'Épernay. Le train traverse le vignoble champenois et s'arrête en gare de Reims (Marne). Ils passent par Challerange (Ardennes), Sainte-Menehould (Marne) et arrivent à Verdun. Le bataillon s'installe dans la région de Verdun (Meuse), où il va rester pendant trois ans.

Le bataillon se rend ensuite à Thierville-sur-Meuse où il doit cantonner. Il rejoint ensuite la caserne Marceau, récemment construite. La rencontre avec le commandant Émile Driant a lieu dans la commune de Sommedieu (Meuse), au sud-est de Verdun. Le bataillon forme un groupe avec le bataillon de chasseurs à pied nommé les « Chasseurs de Driant » à partir du .

24 - 25 août 1914 : les premiers combats à Ornel Le bataillon se rapproche de la zone de combat : il cantonne d'abord à Bonzée (Meuse) puis à Moranville (Meuse). Il prit part aux combats des 24 et à Ornel (Meuse) puis reçoit ordre de se replier vers la ferme abandonnée d'Haraigne. Le lendemain, il revient à la charge et repousse l'ennemi jusqu'à Rouvres. Le bataillon reçoit l'ordre de cantonner dans le village lorrain de Ronvaux.

Dans la soirée qui suit, l'état major apprend que l'armée du général Von Kluck a fait une avance inquiétante vers Paris depuis le Nord. La division se retrouve alors transférée sur la rive Ouest de la Meuse entre Septsarges et le bois des Forges.

Le , le bataillon reçoit l'ordre de reprendre le village de Gercourt au corps allemand. Dénué de pièce d'artillerie et sous le feu de celle allemande, le bataillon essuya de lourdes pertes.

Il fut ensuite transféré en mission de défense sur le secteur de Louvemont au Nord du fort de Douaumont.

Vers le , le bataillon investit la corne Sud-Est du Bois de Consenvoye (Consenvoye) depuis le bois d'Haumont (Samogneux)Panneau d'informations situé dans le village de Consenvoye..

1915 À l'été 1915, le bataillon quitte le secteur du bois de Consenvoye.

À l'automne 1915, il fut transféré sur le bois des Caures.

1916

Le combat du bois des Caures Le , c'est le début de la bataille de Verdun. Le bataillon subit de lourdes pertes le dont le lieutenant-colonel Émile Driant et le commandant Renouard. Il fut décidé de battre en retraite vers le village de Beaumont, qu'il atteignit non sans mal.

Après une période de repos jusqu'à fin 1916, le bataillon quitte la région de Verdun pour entamer des opérations dans la Somme. Il prendra place dans des affrontements aux combats de Biaches, et de la Maisonette sous le commandement du commandant Grosjean.

1917 Le bataillon revient en dans la région de Verdun où il prend part entre juillet et août aux affaires d’Avocourt, et en octobre à Vaux et Bezonvaux.

1918 Au début de l'année 1918, le bataillon est déployé dans un secteur de la Lorraine vers la forêt de Parroy.

Le une attaque allemande est signalée dans l'Aisne. Ceci contraint les troupes à être rapatriées en urgence dans la région de Château-Thierry au bois du Châtelet.

Du au , de nombreux affrontements éclatent entre le bataillon et les forces allemandes. Le commandement lors de cette période est tenu par le chef de bataillon Charles Marie Antoine De Boishue.

Le bataillon prend part le à la contre-offensive alliée dans la région de Dammard. Les troupes font une avancée de et prennent le village de Chevillon. Sur place, ils capturent 100 prisonniers, et récupèrent 2 canons d'artillerie ainsi qu'un grand nombre de mitrailleuses. Une nouvelle avancée de est entreprise, ce qui chasse définitivement les ennemis des places stratégiques du secteur au bout de . Pour récompenser son dévouement lors de cette bataille, le bataillon fut récompensé d'une fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Après avoir pris part à la chasse des forces allemandes jusqu'à l'Aisne en , le bataillon est transporté en Belgique pour prendre part l'attaque des Flandres. Il est alors sous le commandement du chef de bataillon Emmanuel Lempfrit avec qui il avance jusqu'à Roulers jusqu'à son décès le . Sous le commandement du chef de bataillon Jean-Auguste Le Boulanger, il franchit la Lys le , et creuse le front d'une avancée de , ainsi que la libération de 2 villages. Le , il s'empare de la ferme de Blawfoort et des positions au sud de Woereghem faisant une trentaine de prisonniers. Il franchit l'Escaut, et avance sans difficulté jusqu'à la proclamation de l'armistice.

Traditions Les Chasseurs à pied ont de nombreuses traditions. Elles leur permettent notamment de se distinguer de l'infanterie de ligne.

Insigne Le cor de chasse

Devise « Chasseur de Driant » vignette|Fanion du BCP Fanion Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le BCP ne dispose pas d'un drapeau propre. Les Bataillons de chasseurs à pied possèdent des fanions. Le fanion du BCP est un carré d'étamine de , coupé diagonalement. Le triangle supérieur est de couleur bleu « chasseur» (foncé), et le triangle inférieur est jonquille (jaune, les chasseurs, par tradition, n'utilisent pas le mot jaune mais jonquille). (Voir le Drapeau des chasseurs).

Chants Tous les bataillons de chasseurs à pied possèdent un refrain qui leur est propre. Chaque nouveau chasseur doit connaître l'ensemble des 32 refrains des bataillons d'actives pour passer son « baptême chasseur ».