Personnage créé en 1918 par Edgar Rice Burroughs, John Carter a fait l’objet de nombreuses adaptations en bandes dessinées.
Des débuts timides La première apparition du personnage dans un comics remonte à dans le #33 de . L’histoire est signée par Edgar Rice Burroughs lui-même et c’est son fils, John Coleman Burroughs, dessinateur professionnel, qui assure la partie graphique. L’histoire va se poursuivre jusqu’au #56 () pour un total de 148 planches.
Entre le (le jour même de Pearl Harbor !) et le , sur le principe de la syndication (United Feature Syndicate), plusieurs journaux américains vont proposer des , planches en couleurs, relatant les aventures de John Carter. Ces 71 planches, format à l’italienne, ne contiennent pas de phylactères, mais le texte n’est pas non plus sous le dessin comme c’était par exemple le cas pour les épisodes de Tarzan dessinés par Rex Mason dans les années 1930.
L’épopée Dell Dell Comics, alors le premier éditeur de bande dessinée aux États-Unis, crée en 1942 une collection aux parutions irrégulières intitulée . Dell publiera pendant 20 ans plus de numéros dans cette collection aussi bien des adaptations de films de Walt Disney, que des Dick Tracy, Roy Rogers, etc.
Elle achète les droits de John Carter et consacre le #375 () à l’aventure . L’histoire, tirée du roman de Burroughs, Une princesse de Mars, est adaptée par Paul S. Newman et dessinée par Jesse Marsh. Première surprise, alors que l’action du livre débute lors de la guerre de Sécession, cette version la fait commencer en Corée. Bien que les États-Unis fussent alors en pleine guerre dans la péninsule, beaucoup se sont interrogés sur les raisons de cette transposition inutile.
On retrouve le personnage dans le #437 () dans . Si Jesse Marsh est toujours le dessinateur, on ignore en revanche le nom de l’adaptateur. L’histoire est en effet tirée du roman Les Dieux de Mars même si la fin est considérablement modifiée. (#488 -1953) toujours peu ou prou basé sur Les Dieux de Mars, est adapté par Phil Evans toujours avec Jesse Marsh aux crayons.
À la suite de la séparation entre Western Publishing et Dell, Gold Key rééditera en 1964 sur 3 numéros (avril/juillet/octobre) ces histoires mais ne poursuivra pas davantage.
La parenthèse DC John Carter apparaît ensuite chez DC Comics mais dans le #207 de la revue Tarzan (). L’histoire est tronçonnée en différents chapitres de huit pages à suivre sur plusieurs numéros. Jusqu’à son départ chez Marvel en 1974, c’est Marv Wolfman seul qui signera tous les scénarios inspirés mais non adaptés des récits de Burroughs.
Tarzan #207 (Murphy Anderson)Bien qu'il s'agisse du premier numéro chez DC, la numérotation continue celle de Dell et poursuivie par Gold Key. #208 (Gray Morrow) #209 (Murphy Anderson)
À ce stade, l’histoire, bien que non terminée, passe chez Weird Worlds (#1 – ), revue consacrée à d’autres cycles de Burroughs (Pellucidar et John Carter en l’occurrence). Ce passage en statut de covedette permet d’offrir davantage de planches consacrées au héros (11,5 pour les deux premiers numéros, 12 par la suite) sauf les #6 et #7 qui font respectivement 10 et 9 pages. #1 (Murphy Anderson) #2 (Murphy Anderson) #3 (Murphy Anderson) #4 (Sal Amendola) #5 (Sal Amendola) #5 (Sal Amendola) #6 (Sal Amendola) #7 (Sal Amendola)
À compter du #8, les personnages de Burroughs disparaissent de la revue et passent dans (#62-). Cette fois-ci, c’est Bob Kanigher qui imagine les histoires, toutes de 5 pages et Noly Zamora qui les dessine. #62 (Noly Zamora -5 pages) #63 #64 Les #65 et 66 ne seront que des reprises des histoires de Marv Wolfman.
Le premier passage chez Marvel Puisqu’il s’avérait être un fin connaisseur de l’univers de John Carter, Marvel, après avoir racheté les droits, demanda à Marv Wolfman de signer les scénarios de sa nouvelle revue : John Carter of Mars. Une série débute en et se termine 28 numéros plus tard en . Deux grandes sagas vont parcourir la revue, la première, (#1 à 10), fait 169 planches et est due comme toutes les histoires jusqu’au #16 à Marv Wolfman. À partir du #16, c’est Chris Claremont qui reprend les rênes pour un nouveau cycle, (12 chapitres du # 16 au 27) de 204 planches. Il existe également un cycle plus court et sans titre du #12 à 14 soit 51 planches. Enfin, le scénario du dernier numéro est de Peter Gillis. Côté dessin, on notera plus particulièrement la présence de Gil Kane, Carmine Infantino, Ernie Colón et Frank Miller. #1 (Gil Kane - 16 planches) #2 (Gil Kane - 17 planches) #3 (Gil Kane et Rudi Nebres - 16 planches) #4 (Gil Kane et Rudi Nebres - 17 planches) #5 (Gil Kane et Rudi Nebres - 17 planches) #6 (Gil Kane - 16 planches) #7 (Gil Kane et Tom Sutton - 17 planches) #8 (Gil Kane et Rudi Nebres - 18 planches) #9 (Gil Kane et Rudi Nebres - 17 planches) #10 (Gil Kane et The Tribe - 18 planches) #11 (Dave Cockrum - 17 planches) #12 (Carmine Infantino - 17 planches) #13 (Carmine Infantino - 17 planches) #14 (Carmine Infantino - 17 planches) #15 (Walt Simonson - 13 planches) #15 (Ross Andru et Frank Giacoia - 5 planches) #16 (Ernie Colón - 17 planches) #17 Le titre est un clin d'œil au film What Price Glory. La première version muette est due à Raoul Walsh (1926), le remake réalisé par John Ford en 1952. (Ernie Colón - 17 planches) #18 (Frank Miller - 17 planches) #19 (Ernie Colón - 17 planches) #20 (Ernie Colón - 17 planches) #21 (Ernie Colón - 17 planches) #22 (Mike Vosburg - 17 planches) #23 (Mike Vosburg - 17 planches) #24 (Mike Vosburg et Ricardo Villamonte - 17 planches) #25 (Mike Vosburg - 17 planches) #26 (Mike Vosburg - 17 planches) #27 (Mike Vosburg - 17 planches) #28 (Larry Hama - 17 planches)
Enfin, dès 1977, Marvel fait paraître un John Carter Warlord of Mars Annual. Il y aura ainsi trois numéros spéciaux jusqu’en 1979. Marv Wolfman signait le premier épisode, Bill Mantlo le deuxième, Marv Wolfman, Chris Claremont et Alan Weiss le dernier. #1-1977 (Sal Buscema et Ernie Chan - 34 planches) #2-1978 (Ernie Chan - 34 planches) #3-1979 (Alan Weiss - 34 planches)
La première rencontre entre John Carter et Tarzan eut lieu dans les des journaux américains en 42 planches parues entre le et . Les dessins étaient signés Gray Morrow (1934-2001) sans indication d’auteur pour le scénario. L’histoire n’a pas été reprise en album.
Dark Horse En 1996, Dark Horse Comics propose une mini série réunissant Tarzan et John Carter sur Barsoom (Mars en langage martien). Précisons que cet éditeur fait rencontrer à Tarzan de nombreux personnages d’autres séries. C’est le cas de Batman et Carson of Venus, autre création de Burroughs. Quoi qu’il en soit, ces 4 numéros étaient dus à Bruce Jones au scénario. Simon Revelstroke a également collaboré au scénario du premier numéro. Quant aux dessins ils étaient signés Bret Blevins (#1, 2 et 4) et Ricardo Villagran (#3). #1 - 24 planches #2 - 24 planches #3 - 24 planches #4 - 24 planches
Dark Horse a réédité en 2010 les aventures publiées par Dell Comics puis reprises plus tard par Gold Key. Un an plus tard, c’était au tour des numéros et recueils annuels parus chez Marvel, publiés en un seul volume mais en noir et blanc. La même année, la boucle était bouclée avec les aventures publiées chez DC Comics.
Dynamite Entertainment Créé en 2005, Dynamite Entertainment s’est fait remarquer par l’achat de plusieurs licences de héros de tous genres. Cela va de The Lone Ranger à Red Sonja en passant par RoboCop ou Vampirella. Contrairement aux adaptations précédentes, notamment chez Dell, DC et Marvel, ces histoires sont davantage destinées à de jeunes adultes plutôt qu’à des adolescents ou préadolescents. Les dessins peuvent être parfois fortement sexués, sans tomber toutefois dans la pornographie, ou explicitement violents.
L’une des caractéristiques des sagas de Dynamite est de ne pas se cantonner au seul personnage de John Carter mais d’embrasser la planète Barsoom dans son ensemble.
(depuis octobre 2010) C’est la seule série chez Dynamite qui propose des aventures –adaptées ou originales- de John Carter. Tous les scénarios sont dus à Arvid Nelson. #1 (1) - 22 pages (Stephen Sadowski) #2 (2) - 21 pages (Stephen Sadowski) #3 - 21 pages (Lui Antonio) #4 sans titre – 22 pages (Lui Antonio) #5 sans titre – 22 pages (Lui Antonio) #6 sans titre – 22 pages (Lui Antonio) #7 – 22 pages (Lui Antonio) #8 – 22 pages (Lui Antonio) #9 – 22 pages (Lui Antonio) #10 (1) - 22 pages (Stephen Sadowski) #11 (2) - 22 pages (Stephen Sadowski) #12 (3) - 22 pages (Stephen Sadowski) #13 - 22 pages (Edgar Salazar) #14 - 22 pages (Edgar Salazar) #15 - 22 pages (Edgar Salazar) #16 - 22 pages (Edgar Salazar) #17 - 22 pages (Edgar Salazar) #18 - 22 pages (Edgar Salazar) #19 (1) - 22 pages (Edgar Salazar) #20 (2) - 22 pages (Vicente Cifuentes) #21 (1) - 22 pages (Vicente Cifuentes) Première partie d'une série qui devrait en comporter cinq #22 - 22 pages (Leandro Oliveira) #23 - 22 pages (Leandro Oliveira)
Paru en , le Warlord of Mars Annual propose deux histoires, la première signée Mark Rahner, la seconde Robert Place Napton. - 25 planches (Stephen Sadowski) Sans titre - 11 planches (Roberto Castro)
(depuis mars 2011) La revue se consacre aux aventures de la princesse martienne avant l‘arrivée de John Carter sur Mars. - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) - 22 pages (Carlos Rafael) (2) - 22 pages (Carlos Rafael) (3) - 22 pages (Carlos Rafael) (4) - 22 pages (Carlos Rafael) sans titre - 22 pages (Marcio Fiorito) sans titre - 22 pages (Debora Carita) sans titre - 22 pages (Debora Carita)Si elle n'est pas titrée cette aventure était néanmoins annoncée dans le #16 comme étant : The Vampire Men of Saturn sans titre - 22 pages (Debora Carita) sans titre - 22 pages (Debora Carita) sans titre - 22 pages (Carlos Rafael)Cet épisode était annoncé au #19 sous le titre de Martian Noir. sans titre - 22 pages (Carlos Rafael) sans titre - 22 pages (Carlos Rafael)
Les albums (2011) et (2012) sont des reprises respectivement des numéros 1 à 5 puis 6 à 10.
(avril-juillet 2012) Nouvelle revue avec la princesse martienne. Toujours, en tout cas pour l’instant (), sans John Carter. Les scénarios sont signés Mark Rahner et les dessins Lui Antonio. #1 sans titre - 20 planches #2 sans titre - 22 planches #3 sans titre - 20 planches #4 - 20 planches
(depuis février 2013)
(juillet 2011 - janvier 2012) Toujours situé sur Barsoom mais quelques… ans avant l’arrivée de John Carter. Le scénario de cette mini-série est dû à Robert Place Napton et les dessins à Roberto Castro. #1 - 22 planches #2 - 22 planches #3 - 22 planches #4 - 22 planches #5 - 22 planches
Série due à Robert Place Napton, mêlant John Carter à Gullivar Jones. Gullivar Jones est un personnage de roman créé en 1905 par Edwin Lester Arnold qui voyage également sur Mars. Le nombre de points communs qui existent entre les deux héros laissent supposer qu’Edgar Rice Burroughs a, plus ou moins consciemment, été influencé par ce devancier. #1 sans titre - 22 planches (Jack Jadson) #2 sans titre - 22 planches (Jack Jadson) #3 sans titre - 22 planches (Jack Jadson) #4 sans titre - 22 planches (Jack Jadson) #5 sans titre - 22 planches (Jack Jadson)
Série due à Arvid Nelson, mêlant John Carter à Tarzan. #1 - 22 planches (Roberto Castro)
Retour chez Marvel Le , la société ERB Inc., détentrice des droits sur les personnages créés par Edgar Rice Burroughs, a attaqué Dynamite en arguant que les négociations de 2007 avec l'éditeur n’avaient jamais abouti et qu’en conséquence, Dynamite n’avait aucun droit de publication. ERB Inc. estime de plus que Dynamite dénature l’image des personnages par des couvertures .