L’étymologie des patronymes français recense l'origine des principaux noms de famille français.

Statistiques L'Insee recenseRecensement à partir d'un fichier statistique contenant près de de personnes nées en France entre 1891 et 1990. près d'1,3 million de noms de famille différents en France, une personne sur deux portant un nom de famille très rare (moins de 50 porteurs vivants au moment du recensement) et huit personnes sur dix un nom rare (moins de 500 porteurs vivants au moment du recensement). Environ en France seraient les uniques et derniers porteurs de leur patronyme, alors qu'un nombre équivalent de Français se partagent le nom de famille le plus fréquent : Martin. Ces patronymes ont une grande variété de sens et d'origines.

Voici la répartition des étymologies par origine linguistique (ce qui ne signifie nullement que le porteur soit de cette origine : tous les porteurs du nom Bernard ne sont pas d'origine germanique mais seulement la signification de leur nom) : 3 % sont d'origine gauloise, 30 % d'origine latine, 2 % d'origine grecque, 3 % d'origine hébraïque, 21 % d'origine germanique, et 34 % sont issus de l'ancien français.

Patronymes

A de l'occitan abadiá désignant une abbaye (monastère dirigé par un abbé) ou la résidence d'un abbé, avec francisation de la finale -á > -e, lui-même du latin eccléciastique abbātiā, attesté depuis 651 au sens de « charge, dignité d'abbé ». C'est un dérivé de l'occitan abbat « abbé », emprunt au latin chrétien abbātem (accusatif d’abbás, d'où la forme ábes) qui procède lui-même à l'araméen par l'intermédiaire du grec ecclésiastique αϐϐα ̃ « père »CNRTL nom de baptême issu de l'hébreu signifiant « homme » ; d'une racine ayant aussi donné les mots adamah « terre » et adom « rouge ». nom gascon issu du germanique adal «noble» et wara «protecteur»Albert Dauzat, Noms et prénoms de France, Librairie Larousse 1980, édition revue et commentée par Marie-Thérèse Morlet. p. 2b. de l'occitan agnel « agneau » (semblable à l'ancien français agnel) issu du bas latin agnellus dérivé du latin agnus «petit d'une brebis». Surnom d'un homme de caractère doux ou peut-être « frisé comme un mouton », mais le nom peut aussi avoir été employé par métonymie pour désigner un pâtre. Il semble avoir été utilisé au Moyen Âge comme nom de baptême, sans doute avec une valeur mystique. Variantes régionales et d'oïl: Agnau(x), Agnaud, Agnel, Agnelot, Agnet, Agniau, Agniel, Aignau, Aignel, Aignelot, Delagneau, Lagnaud, Lagnaux, Lagneau(x), Lagneaud, Lagnel, Lagniau(x), Laigneau, Laignel, Laignelet, Laignelot, Laigniau, Laigniel, Laniel nom de baptême et surnom occitans issus du latin alacre, désignant une personne gaie, enjouée, vive. Variante : Alègre ; diminutifs : Allégraud, Allégret Alric patronyme méridional correspondant à la forme Aury du domaine d'oïl, d'origine germanique adal «noble» et ric «riche» de l'anthroponyme grec andreas, « homme viril », nom d'un des douze apôtres, nom de baptême devenu un prénom usuel, et aussi nom de famille. Variantes graphiques : , . Variantes, dérivés et diminutifs : Andreaux, Andrei / Andreani (corse et italien), Andreck (Alsace). Formes occitanes : , (+ Normandie, Picardie), Andriet, (+ Normandie, Picardie), Andris, Andrisse, Andrissen, Andry ; parfois , avec agglutination de l'article. Par aphérèse, on a le nom, assez fréquent, de . ancien prénom normand d'origine scandinave, basé sur l'élément ás (nom de dieu), franquisé en Ans-, et gautr « goth, originaire du Götaland »Nordic Names : étymologie d’Ásgautr (anglais).Variantes:, Angaut ancien prénom normand théophore d'origine scandinave Ásketill, composé des éléments ás (nom de dieu), franquisé en Ans-, et ketíll «chaudron»Nordic Names : étymologie d’Ásketill (anglais).Variantes:Anctil, Anquetille, Anquety, Amptil patronyme méridional du nom de la région d'Espagne, avec comme origine le nom d'une rivière locale et probablement issu d'une racine signifiant «eau» ou basque signifiant « maison dans une vallée ». une personne liée à l'Artois c'est-à-dire au pays des Atrébates, du gaulois trebo «habitation» «village». , Noms occitans, Azens en Bigorre et Assens en Languedoc, variante : Arzens. Pourrait provenir du latin ascensio. patronyme septentrional du germanique alb «elfe» et ric «puissant» ou alb «blanc» et ric «puissant». Variantes : Aubriot, Aubrion. centré jadis sur la Haute-Loire, du germanique ald «vieux» et gard «maison» «enclos». Austin patronyme du nord, forme courte d'oïl du nom Agustin, variante populaire d'Augustin, avec la même racine que le verbe latin augere «grandir» «augmenter». patronyme septentrional forme rajeunie du précédent né au mois d'avril.

B forme occitane d’un nom de lieu gallo-romain en -acum, formé à partir de Ballitius, nom de personne latin. centre de la France, de Bardo, nom de personne germanique issu de bard qui signifiait «hache» ou «géant»; ou bien d'un mot signifiant «terrain argileux». Barjac forme occitane d’un nom de lieu gaulois en -acon : « domaine de Bargios », nom d'homme gaulois. Bas référence à un homme petit. Variantes : Basset, Bassot, Lebas Baudelaire Champagne / Lorraine, peut-être d'une variante non attestée de badelaire ou bazelaire « glaive ou coutelas courbe »Albert Dauzat, Noms et prénoms de France, Librairie Larousse 1980, édition revue et commentée par Marie-Thérèse Morlet. p. 31b quelqu'un ayant les cheveux et la barbe couleur bai, du latin badius «brun rouge». Bayle patronyme occitan apparenté au mot d'oïl bailli et de même sensAlbert Dauzat, Noms et prénoms de France, Librairie Larousse 1980, édition revue et commentée par Marie-Thérèse Morlet. p. 32b, nom commun issu du latin bajulus «tuteur», se rapportant à des fonctions fort diverses : intendant d'une propriété, maître-valet ou régisseur, juge royal, huissier, ou même simplement «chef-berger». Variantes : Baile, Baylet, Beyle, Beylet, Beylot. du germanique baso «combat». Berliet variation de berle «cresson» (latin berula) ou d'un mot signifiant «colline». Berlioz voir Berliet Bernard de l'anthroponyme germanique bern-hard, de bern-, forme contractée du germanique berin «ours», et de hard, forme contractée du germanique «dur, fort, aguerri». Variantes : Bénard (Normandie, Centre, Picardie), Besnard (Normandie, Bretagne, pays de Loire). Berry de la province du Berry, évolution du nom des , du gaulois bitu «monde» «vie» (breton bed) et rix / rigo «roi». Beyle variante de Bayle (cf. ci-dessus) issu de la forme gasconne de viraben « le vent tourne » qui se trouve essentiellement dans des noms de localité d'origine béarnaise. Variantes : Birabent, Birebent, BirebanHector Iglesias. partie : Formation, origine et signification des noms de lieux, de personnes et de famille recensées. - Chapitre V : Origine et signification des noms de famille d’origine française, occitane, hispanique et autres, 2000, Bisseuil Poitou, nom de lieu d'origine, du latin buxus «buis» et du gaulois ialon «clairière». Blanc du francique blank «blanc» ou «brillant». Surnom lié sans doute plus à la couleur des cheveux qu'à celle de la peau. Variantes et diminutifs : Blancard, Blanch, Blanchais, Blanchard, Blanchereau, Blancherie, Blanchery, Blanchet, Blanchier, Blanchon, Blanchot, Blanchou, Blanchoz, Blanck, Blanco, Blancon, Blan(c)quart, Blanquet, Blenck, . Blériot Picardie, d'une variante du nom blaireau ou issu de l'ancien français bler (un cheval avec une tache sur le museau), les deux venant du gaulois blaros «gris». Bloch Alsace, Moselle, nom yiddish du germanique walkh ou walh «celte» puis «étranger», dérivé du nom du peuple celte des Volques (dont le nom signifiait probablement «faucons»). En Bretagne, graphie francisée du mot bloc'h «imberbe», existe aussi comme patronyme breton Bloc'h / Blouc'h . Bollard Alpes, Centre, du germanique boll «ami, frère» et hard «dur, fort». Variantes : Bollé, Bollet, Bollier, Bolard, Boul(l)ard diminutif de bon, avec le suffixe -et (nom de baptême, dont la popularité est liée à saint Bonnet ou hypocoristique de bon, désignant un brave enfant, par opposition à Malet) ou nom d'une profession (marchand ou fabricant de bonnets). Variantes : Bonaud, Bonet, Bonnel, Bonnette, Bonney, Bonnez. Augmentatif de . Variante : . forme du centre-ouest correspondant au patronyme du nord-ouest, arpitan et occitan Bordel. Dérivé de borde « ferme, métairie ». Variantes : , , , . Boul du mot boule, allusion à une personne rondouillarde. Variantes : Boul(l)e, Boul(l)et, Bol(l)ot ; dans le Midi Reboul, Riboulard. Principalement présent en Moselle, Bour est une variante de Konrad Kunze, Deutscher Familiennamenatlas, Berlin, de Gruyter, 2011 (paysan). Bourbon nom théophore issu du dieu gaulois Borvo (associé aux sources), dont le nom remonterait à berw «chaud, ardent, bouillant» et von «fontaine»Xavier Delamarre Dictionnaire de la Langue gauloise, éditions Errance, 2003, pages 82-83.. Albert Dauzat le fait provenir à tortMarie-Thérèse Morlet, dans son livre Les Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle paru après la mort de Dauzat, ne recense pas ce nom germanique, mais « seulement des Boto, Buato, Botzo dont le -t-, intervocalique, doit s'altérer ou s'amuïr, conformément aux lois de la phonétique historique. » du nom germanique Bodo, « messager ». Il peut s'agir d'un sobriquet faisant référence à une verrue de la peau, ou peut-être, par ellipse, à un marchand ou fabricant de boutons. Bouygues patronyme occitan (Auvergne, sud-ouest) d'un mot prélatin bodica «terre en jachère». Boyau du latin botellus qui a d'abord signifié «petite saucisse», puis «boyau», faisant peut-être référence à des personnes ventripotentes. Variantes : Boyelle, Boyeau, Boyeaud et l'aboutissement phonétique normal en ancien français : Boiel, Boiau. Boyer variante du mot bouvier « gardien de bœufs ». Variante Bouyer, diminutif Boyreau. Bruman Normandie, du nom commun normand bruman « nouveau marié, fiancé, gendre »Marianne Mulon, Origine et histoire des noms de famille, éditions Errance, Paris, 2002, p. 47Elisabeth Ridel, Les Vikings et les mots, éditions Errance, 2009, p. 183, issu du vieux norrois brúðmaðr (accusatif brúðmann) « nouveau marié ». Variantes : Brumant, Brument, Lebrument. Brenac nom de lieu gaulois en -acon : « domaine de Brennos » (nom de personne gaulois). Breuil du gaulois brogilo désignant un petit bois. de Broglie de broglio, forme italienne de (voir ce nom): la famille piémontaise di Broglia s'est installée en France au . Bruyère du nom de la plante, issu du gaulois bruco. Buffon nom de famille dont le second élément est font «source» «fontaine».

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