Au sein du ministère de l'intérieur français, les forces aériennes de la Gendarmerie nationale (« FAGN ») sont chargées des missions de sécurité publique sur l'ensemble du territoire national au bénéfice de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale ainsi que des missions de secours et d'intervention en milieu spécialisé (mer, montagne) selon le principe de subsidiarité avec les moyens aériens de la Sécurité civile. Par ailleurs, les FAGN apportent leur spécificité pour les missions militaires de l'Arme et éventuellement constituent un appui aux autres Forces Armées. Les hélicoptères de la Gendarmerie interviennent de jour comme de nuit. Ils sont placés sous l'autorité du Commandement des Forces Aériennes de la Gendarmerie nationale (COMFAG).

Entre 1972 et 1994, le parc aérien des FAGN comprenait également des avions légers Nord 3400 Norbarbe puis Cessna U206F. Depuis 1994, il est exclusivement composé d'hélicoptères.

En 2022, les Forces aériennes de la Gendarmerie comprennent : À la suite de la perte d'un EC-145 le 20 mai 2016 lors d’un entraînement en altitude dans le massif du Vignemale (Hautes-Pyrénées), près de Cauterets; accident ayant provoqué la mort des quatre membres d'équipage. https://www.lemonde.fr/societe/article/2016/05/20/crash-meurtrier-d-un-helicoptere-de-la-gendarmerie-dans-les-hautes-pyrenees_4923307_3224.html#aM0fg3Mjc2o8QDwm.99, ., et . Pour certaines missions du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) et du RAID de la Police nationale, l'action des FAGN est complétée par une unité interarmes du Commandement des Opérations Spéciales : le Groupe Interarmées d'Hélicoptères (GIH).

Historique vignette|BELL 47 civil L'Armée de terre forme des gendarmes au groupement des formations hélicoptères de l'Armée de terre en Indochine, alors stationné à Saïgon en 1954. Les volontaires sont issus de la gendarmerie départementale, de la légion de la Garde républicaine de Paris et de la gendarmerie mobile. Un premier arrive à Satory et il est stationné auprès du blindé. Un second est commandé, l'année suivante, par l'Armée de terre à la société Agusta. La section d’hélicoptères de la Gendarmerie et l’atelier central « hélicoptères » de la Gendarmerie sont respectivement créés en 1956 et 1957 et rattachés au blindé de gendarmerie mobile. La création des sections aériennes de Bapaume, de Bron, de Toulouse, de Verdun et de Berre couvre l'ensemble du territoire français comme le plan de la Gendarmerie le prévoit. La première évacuation sanitaire a ainsi lieu en à Reims.

Le soulèvement algérien oblige la Gendarmerie à participer au conflit. Le parc aérien atteint ainsi douze appareils en 1957. Disposant d'un personnel détaché de l'Aviation légère de l'Armée de terre, elle met en place une section « gendarmerie » au côté du d'hélicoptères de Sétif. Huit des douze appareils de la Gendarmerie sont affectés au maintien de l’ordre et à l’évacuation sanitaire dans le territoire algérien. Les équipages et les aéronefs font leurs retours dans les bases de la métropole et des DOM-TOM en 1963. thumb|Alouette III - Musée du Bourget. vignette|« Écureuil » de la Gendarmerie - Massif du Sancy. vignette|« EC135 » de la Gendarmerie à Nancy. La toute nouvelle Alouette II, de Sud-Aviation, entre en service à la Gendarmerie en 1957, à Bron. Elle est utilisée à de nombreuses reprises au cours de sauvetages en montagne. « L’atelier central hélicoptères » (ACH) crée ainsi des patins pour l'usage en montagne, ainsi que des flotteurs pour l'utilisation sur des plans d’eau ; un treuil est également mis au point. En 1959, de nouvelles « Alouette » sont commandées pour rejoindre le continent nord-africain. Deux années plus tard, plusieurs nouvelles bases des DOM-TOM voient arriver les hélicoptères des gendarmes. En effet, en raison des intempéries dont elles sont souvent victimes, la Martinique, la Guyane, la Guadeloupe, l’île de La Réunion et la Nouvelle-Calédonie tirent grand bénéfice de l'usage de l’hélicoptère.

La première Alouette III est livrée dès 1963 et est affectée à l'escorte du président de la République. Ce type d’appareil est doté d'une civière. Il est ensuite très utilisé pour le secours en montagne. Ultérieurement, il participe également aux missions d'intervention du GIGN.

La Gendarmerie ne se limite pas à l'usage d’hélicoptères. Elle fait aussi l'acquisition d’avions comme le Nord 3400 Norbarbe en 1972. Ces appareils peu puissants, destinés à l’observation routière, sont très vite remplacés par des à partir de 1974. La Gendarmerie cesse ensuite définitivement d’utiliser les avions à compter de 1994.

En 1974, l'ACH est rebaptisé « groupe technique central des hélicoptères et avions légers de la Gendarmerie nationale » puis « groupe de soutien technique des moyens aériens de la Gendarmerie nationale ».

Le « groupement central des formations aériennes de la Gendarmerie » est créé à Satory en 1976 et se déplace à Guyancourt ; puis il rejoint la base aérienne 107 de Villacoublay.

En 1982, l' est choisi pour remplacer les « Alouette II » vieillissantes, notamment en raison de son entretien facile et économique. Un total de est commandé par la Gendarmerie : est définitivement abandonnée en 1991.

En 1997, une étude de remplacement des par un appareil de nouvelle génération bimoteur est lancée. Le choix se précise pour le BK117C1. Finalement, c'est le « BK117C2 » d’Eurocopter, alias « EC145 », qui est commandé et dont la livraison débute à partir de au site de Villacoublay. Il est équipé d'un tableau de bord presque entièrement numérique et permet l'utilisation de jumelles de vision nocturne.

Il est ensuite prévu de remplacer la flotte d'Écureuil en service depuis 1982 par des « EC135 », également produit par Eurocopter et équipé d'une caméra, d’un phare de recherche, d’un treuil et convient mieux aux missions de police. Douze appareils EC 135 sont achetés en 2006 pour un coût de 125 millions d'euros, une commande assortie d'une option de supplémentaires. Prévue initialement en 2009, elle a été dans un premier temps reportée faute de financements suffisants puis annulée en 2014. Seuls trois EC 135 supplémentaires ont été commandés par la gendarmerie.. Une opération de rénovation débute alors sur les « Écureuil » pour leur permettre de voler jusqu'en 2025. La réglementation européenne, invite l'aéronautique d’État à converger vers les normes européennes appliquées aux aéronefs commerciaux - interdit aux appareils monoturbines de survoler les zones urbaines, ce qui pousse la Gendarmerie à vouloir à terme renouveler sa flotte d’Écureuil.

En , le plan de relance annoncé par le ministre de l'économie et des finances au sortir de la crise du COVID-19 prévoit l'acquisition pour la gendarmerie de dix hélicoptères H160 pour un montant de 200 millions d’eurosSoutien à la filière aéronautique : dix hélicoptères H160 pour les gendarmes. Cette commande est validée officiellement en L'Essor de la Gendarmerie nationale : Les futures hélicoptères H160 de la gendarmerie officiellement commandés https://lessor.org/operationnel/les-futurs-helicopteres-h160-de-la-gendarmerie-officiellement-commandes - consulté le 24 décembre 2021 . Les premières livraisons sont attendues en 2024 Les premiers hélicoptères H160 de la gendarmerie finalement livrés qu'en 2024 (consulté le 15 novembre 2021). Les premiers essais se déroulent en 2023 avec le premier appareil.

En , les forces aériennes de la gendarmerie se réorganisent, simplifiant leur organigramme, valorisant leurs centres d'instruction en vol et de maintenance aéronautique et répartissant au plus juste leurs effectifs (491 militaires et civils). En effet alors que les sept flottes de l'aéronautique d’État disposent en moyenne de cinquante-quatre personnes (ETP) par aéronef exploité (hélicoptère et avion ?), les FAGN fonctionnent avec seulement neuf personnes (ETP) par aéronef. Leur statut militaire, le modèle unique que constitue le corps des mécaniciens de la gendarmerie (à la fois maintenanciers et mécaniciens de bord), comme leur mode de fonctionnement particulièrement efficient en petites équipes soudées, sont les principaux atouts historiques qui permettent une telle performance.

Fin 2023, une commande de six H145 est passée pour la Gendarmerie Nationale, en remplacement des AS350 Écureuil les plus anciens. Avec une option pour 22 appareils supplémentaires, afin de remplacer les AS350 Ecureuil. Deux appareils sont destinés à la Guyane, un à Mayotte et un à La RéunionRenouvellement de la flotte des hélicoptères : six H145 pour la gendarmerie.

Missions La Gendarmerie définit deux types de missions, auxquelles elle assigne les appareils suivantsLa moitié des hélicoptères de la Gendarmerie ne peut pas survoler les zones urbaines sur le site « opex360 ». : sauvetage-intervention (EC145) ; surveillance-intervention (EC135 et AS350 Écureuil).

Depuis 1954, 29 militaires de la Gendarmerie ont trouvé la mort en service aérien commandé - dont 1 pendant la Guerre d'Indochine et 4 pendant la Guerre d'AlgérieLes Gendarmes du Ciel - Editions Pierre de Taillac, 2015 en cite 25. Liste complétée après l'accident du 20 mai 2016..

Organisation vignette|Caméra d'un EC-135 de la Gendarmerie. vignette|Projecteur monté sur un EC-135. vignette|Maquette du H160 aux couleurs de la Gendarmerie - Salon Milipol Paris, octobre 2021. Les forces aériennes de la gendarmerie comptent sept forces aériennes zonales (FAZ) correspondant aux « régions zonalesEn France métropolitaine, il existe une région zonale de gendarmerie pour chacune des sept zones de défense et de sécurité. Tout comme les commandants des autres régions, le général commandant une région zonale est subordonné au directeur général de la Gendarmerie nationale. Il exerce des responsabilités supplémentaires, comme le commandement des formations de gendarmerie mobile et des unités aériennes implantées dans sa zone et il est l'interlocuteur du préfet de zone de défense. » de gendarmerie. Ils sont placés sous l’autorité des généraux commandants de région. Elles sont constituées de trente sections aériennes de gendarmerie (SAG), dont six sont stationnées outre-mer, ainsi que de deux détachements saisonniers. Commandement des forces aériennes de la Gendarmerie nationale (COMFAG) - Villacoublay Centre national de maintenance aéronautique de la gendarmerie (CNAMAG) - Bricy Centre national d'instruction des forces aériennes de la gendarmerie (CNIFAG) - Cazaux Force aérienne de gendarmerie Île-de-France Section aérienne de gendarmerie de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) Force aérienne de gendarmerie Nord (Hauts-de-France) Section aérienne de gendarmerie de Amiens-Glisy Section aérienne de gendarmerie de Lille Force aérienne de gendarmerie Ouest (Bretagne, Centre-Val de Loire, Normandie, Pays de la Loire) Section aérienne de gendarmerie de Tours Section aérienne de gendarmerie de Rennes Section aérienne de gendarmerie de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) Force aérienne de gendarmerie Est (Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté) Section aérienne de gendarmerie de Dijon Section aérienne de gendarmerie de Metz Section aérienne de gendarmerie de Colmar (Haut-Rhin) Force aérienne de gendarmerie Sud (Corse, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'Azur) Section aérienne de gendarmerie d'Ajaccio Section aérienne de gendarmerie de Hyères Section aérienne de gendarmerie de Montpellier (Hérault) Section aérienne de gendarmerie de Digne-les-Bains Section aérienne de gendarmerie de Briançon (Hautes-Alpes) Section aérienne de gendarmerie de Toulouse Section aérienne de gendarmerie de Tarbes (Hautes-Pyrénées) Section aérienne de gendarmerie de Pamiers (Ariège) Force aérienne de gendarmerie Sud-Est (Auvergne-Rhône-Alpes) Section aérienne de gendarmerie de Lyon Section aérienne de gendarmerie de Chamonix-Mont-Blanc Section aérienne de gendarmerie de Modane (Savoie) Force aérienne de gendarmerie Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine) Section aérienne de gendarmerie de Mérignac