Jacques Truphémus, né le à Grenoble. et mort le à Lyon« Le peintre lyonnais Jacques Truphémus est mort », francetvinfo.fr, 9 septembre 2017., est un peintre français.

Ses toiles ont pour thème des sujets classiques : portrait, nature morte, paysage.

Biographie Après des études générales au Lycée Champollion de Grenoble, Jacques Truphémus commence à peindre en 1937. C'est de cette année que date le premier tableau, conservé par ses soins, qui représente la Cathédrale Notre-Dame de GrenobleÉglise Notre-Dame à Grenoble, huile sur carton, 33 x . se profilant derrière une fenêtre. Il passe son temps au musée de Grenoble, alors premier musée d'art moderne en France où il étudie les Matisse, Bonnard ou PicassoIsère magazine du 6 juin 2017, « Truphémus au cœur de l'intime ».. .

Il intègre en 1941 les Beaux-Arts de Lyon, mais ne termine ses études qu'en 1945-1946, celles-ci ayant été interrompues par la Seconde Guerre mondiale« Jacques Truphémus à livres ouverts », bibliothèque municipale de Lyon., où il fut « requis du STO », et par la maladie.

Il part à Paris en 1947, où il travaille comme veilleur de nuit. La même année, il expose une œuvre au Salon du Sud-Est à Lyon et, l'année suivante, participe à l'exposition des « Sanzistes » à la Chapelle de la Trinité de Lyon. Après son mariage en 1950 avec Aimée Laurens, il vit à Lyon et travaille, depuis 1955, dans un atelier précédemment occupé par les peintres Étienne Morillon, Paul Borel et Florentin Servan. Dans le même temps plusieurs galeries lui consacrent des expositions à Lyon, Paris et Annecy.

En 1988, il reçoit la visite de Antoine Terrasse (neveu et biographe de Pierre Bonnard), dans l'atelier rue Clotilde Bizolon, et du critique d'art Bernard Gouttenoire (grand ami de Terrasse), qui, à la suite de cette mémorable rencontre, écrira, un peu plus tard, plusieurs préfaces de catalogues d'exposition proposés par la Galerie Claude Bernard à Paris.

Dès le début des années 1990, il est représenté par le galeriste Claude Bernard, à Paris. C'est aussi la période à partir de laquelle il commence à travailler dans les Cévennes.

Distinctions

Expositions Du au , le Rectangle, centre d'art occupant un des deux pavillons de la place Bellecour à Lyon, organise la première exposition d'importance.

C'est à Villefranche-sur-Saône, au musée Paul-Dini (mécène et ami de J. Truphémus) qu'est donnée à voir « Peintures et pastels 1951-2005, Jacques Truphémus, un peintre de l'intime », du au , très importante rétrospective, occupant la quasi-totalité de l'espace Grenette. Pour le peu qui n'y est pas présenté, elle est complétée par l'exposition « Jacques Truphémus, à livres ouverts » à la Bibliothèque municipale de Lyon du au .

En proposant l'exposition « Jacques Truphémus, les trois lumières 1951-2011 » du au , Le Plateau (espace d'exposition du nouveau siège de la Région Rhône-Alpes à Lyon) lui rend hommage...

Du au , à l’occasion de la parution de l’ouvrage Jacques Truphémus en famille…, le Musée des beaux-arts de Lyon accroche à ses cimaises sept toiles récentes prêtées par l'artiste, accompagnées des deux œuvres du milieu des années 1970, issues de ses collectionsVoir sur mba-lyon.fr..

Livres illustrés

François Montmaneix, Huit heures dans un endroit où je suis né, poèmes, dessins de Jacques Truphémus, préface de Jean-Jacques Lerrant, Lyon, Éditions Stéphane Bachès, 2009

Notes et références

Annexes Bibliographie Truphémus, 1959, Galerie Romanet, Paris, exposition 1959, texte de Claude Roger-Marx. Truphémus, relation d'un voyage, du Nord en Orient, château d'Annecy, exposition été 1972, texte de Louis Calaferte. Bernard Clavel, René Deroudille, Charles Juliet et Jean-Jacques Lerrant, Jacques Truphémus, Au verseau Lausanne, Paris, La Bibliothèque des Arts, 1985. Jean-Jacques Lerrant (préface), Jacques Truphémus, [catalogue d'exposition], Lyon, musée des beaux-arts, . Louis Calaferte et Jacques Truphémus "Silex", 1991, (texte de 1966), agrémenté d'une lithographie originale, tirage limité, imprimé sur les presses du musée de l'Imprimerie de Lyon, (dans un emboitage carton, luxueux). "Autour de La Fontaine" de Bernard Gouttenoire, illustration de la fable "le lion abattu par l'homme" (légendée par Jacques Truphémus, lui-même : "Le Fauvisme ou la revanche du lion abattu" (éditions les Traboules 1996). page 41 et 42. On reconnait sur la planche (sous la banderole), les portraits "stylisés" de André Derain, Henri Matisse et Vincent Van Gogh. Bernard Gouttenoire et Vincent Dargent photographe "Portraits d'Artistes" (éditions Le Progrès 1996). pages 142 et 143. Bernard Gouttenoire "dictionnaire des peintres à Lyon, 19/20ème" (éditions La Taillanderie 2000). pages 317 à 319. Bernard Gouttenoire "Lyon paysage des peintres" (éditions La Taillanderie 2001). page 91. Bernard Gouttenoire "Images de l'homme dans la peinture lyonnaise" (éditions La Taillanderie 2002). page 37. Yves Bonnefoy et Denis Lafay, Jacques Truphémus, Lyon, RH Éditions, 2011. Denis Lafay, préface de Jean Clair, Jacques Truphémus en famille, l'homme, le peintre, l’œuvre à la lumière des trésors des s du musée de Grenoble et du musée des beaux-arts de Lyon, Lyon, RH Éditions, 2013. Yves Bonnefoy, « Poèmes pour Truphémus », in Ensemble encore, Mercure de France, 2016. Important catalogue de vente (posthume) d'œuvres de Truphémus chez De Baecque, Lyon 6ème, avec une préface (certainement de Madeleine Rocher-Jauneau, conservatrice du musée des Beaux-arts, adjointe de René Jullian), la photographie de Jacques Truphémus "à l'atelier, en 1986" est réalisée par Bernard Gouttenoire.

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