La Djet est une voiture de sport biplace apparue en 1962. Initialement développée et produite à par le constructeur d'automobile de sport français René Bonnet, elle est ensuite fabriquée par Matra Sports à Production Djet (puis Jet) tous types (René Bonnet, Matra Bonnet et Matra Sports de 1964 à 1968.
René-Bonnet Djet, versions à 1 à 4 (1962 - 1964) Dans les années 1950 et années 1960, les DB (Deutsch-Bonnet) de course et coupés sport DB coach et DB Le Mans créées par Charles Deutsch et René Bonnet remportent de nombreuses victoires en compétition automobile, en particulier aux 24 Heures du Mans, au Rallye automobile Monte-Carlo, aux 12 Heures de Sebring. Après leur séparation en 1961, Charles Deutsch continue de collaborer avec Panhard et crée la marque Panhard CD, tandis que René Bonnet créé sa marque Automobiles René Bonnet & Cie, alliée à Chappe et Gessalin, et à Renault Gordini. Il conçoit ses René Bonnet Missile, et Le Mans, puis la Djet, qui est un prototype à moteur central arrière, engagé aux 24 Heures du Mans 1962 et finira bien que privée de sa vitesse à huit heures de la fin de course. Cette position centrale du moteur (derrière le pilote) était d'avant-garde à l'époque, puisque cette année-là au Mans seule la Ferrari Dino SP utilisait la même structure. Bonnet alignera ses voitures - barquettes et berlinettes à moteur Renault Gordini - dans de nombreuses compétitions, entre autres Targa Florio, 6 Heures du Nürburgring 1962, 12 Heures de Sebring 1962, 1963, 1964, victorieuse dans sa catégorie aux 24 Heures du Mans 1963...
En 1962 René-Bonnet expose au salon automobile de Paris sa version routière de la berlinette des 24 heures du Mans. À cet effet, la Djet conçu par l'ingénieur en chef Jacques Hubert autour d'un ensemble moteur-boîte de vitesses de Renault Estafette placé en position centrale arrière, perd son treillis tubulaire sophistiqué (squelette de tubes) pour un châssis-poutre plus facile à fabriquer. La carrosserie monocoque est toujours en polyester stratifié.
La Djet fut la première voiture de route utilisant la structure des voitures de compétition à moteur central-arrière (placé derrière le pilote et devant le train arrière). Cette conception a été reprise ensuite par la majorité des voitures très sportives, par exemple la De Tomaso Vallelunga (1964), la Lotus Europe (1965) la Lamborghini Miura (1966) ou la Dino 246 GT proposée par Ferrari en 1968.
1962 : René Bonnet Djet et Aérodjet (à moteur Renault Gordini 4 cyl 2 ACT 996 cm, 90 ch) 1963 : René Bonnet Djet Version 1 : moteur , et châssis-poutre Version 2 : moteur , à culasse hémisphérique ou , à et châssis-poutre Version 3 : moteur , à culasse hémisphérique et treillis tubulaire Version 4 (compétition) : moteur , à et treillis tubulaire
Matra Sports Djet (rebaptisée Jet en 1966), versions 5 et 6 (1964 - 1968) En 1964, Matra Sports (principal partenaire et actionnaire, fabriquant des carrosseries de Djet en fibre de verre dans son usine de Romorantin en Loir-et-Cher, reprend René Bonnet mis en faillite par l'échec commercial de cette Djet, et poursuit la conception et commercialisation des versions 5 et 6.
La carrosserie de la Djet V est modifiée avec une prise d'air avant rectangulaire et agrandie, un coffre à bagages plus vaste grâce à l'allongement du porte-à-faux arrière de , des passages de roues arrière agrandis, un hayon arrière ouvrant d'arrière en avant (sens inversé), des butoirs arrière verticaux remplacés par un pare-chocs horizontal et des feux arrière de Simca 1300 / 1500 au lieu des feux ronds de poids-lourd. Elle est motorisée par un moteur Cléon-Fonte Renault Sport Alpine Gordini à 5 paliers, avec deux puissances disponibles : de pour la Djet V, et de à culasse hémisphérique de Renault 8 Gordini pour la Djet V S.
1965 : Matra-Bonnet Djet V (à moteur Renault , ) et Djet V S (moteur de Renault 8 Gordini de , de créé par Amédée Gordini) 1966 : Matra-Bonnet Djet V, et Djet V S (mêmes motorisations que ci-dessus), et Djet VI (à moteur Gordini ) 1967 : Matra-Sports Jet 5, Jet 5 S, et Jet 6 (à moteur Renault Gordini )
En , les Matra-Bonnet Djet V et Djet V S sont rebaptisées « Matra-Sports Jet 5 » et « Matra Sports Jet 6 » par abandon du nom Bonnet et du D de Djet à la suite de la liquidation de la société Automobiles Bonnet et la fin des accords qui la liaient à Matra Sports. Le logo « Matra Sports » est apposé sur le capot et la face arrière. La Jet 6 est motorisée par un moteur de Renault 8 Gordini 1300 de de pour . Contrairement à la Renault, la boîte de vitesses conserve . Une version Luxe est reconnaissable à son pare-chocs avant, sa planche de bord et à son volant à jante bois.
La technologie perfectionnée de la Djet à son lancement (treillis tubulaire, suspensions triangulées avant et arrière, ) a été entre autres la cause d'un prix de vente élevé (elle est vendue plus cher qu'une Alpine A110 concurrente). Sa version Aérodjet avec roues arrière carénées pour la compétition, engagée aux 24 Heures du Mans 1963 et 1964 a remporté peu de compétitions. Concurrente entre autres des Renault 8 Gordini, Alpine A110, Lotus Elite 14, Lotus Seven, Lotus Europa, CG 1000, CG 1200 S, Jidé...., elle est remplacée par les Matra 530 en 1967, Matra-Simca Bagheera en 1973, et Talbot-Matra Murena en 1980. La Matra Djet est à l'origine de Matra Sports et de son succès en compétition automobile : entre autres Champion du Monde de Formule 1 en 1969 avec ses Matra MS80 pilotée par Jackie Stewart, et triple vainqueur aux 24 Heures du Mans 1972, 1973, et 1974 avec Henri Pescarolo, Graham Hill, Gérard Larrousse sur Matra Simca MS670...
thumb|Véhicule rapide d'intervention de l'escadron départemental de sécurité routière (à l'Hôtel de Beauvau du Ministère de l'Intérieur)
Anecdotes en 1965, Matra offre (pour son image de marque internationale) une Matra-Bonnet Djet au cosmonaute Héros de l'Union soviétique Youri Gagarine (1934-1968, premier homme de l'histoire de l'humanité à effectuer un vol spatial lors de la mission Vostok 1 du )www.weirdrussia.com/yuri-gagarin-and-his-matra-djet/ lors de sa visite ultra médiatisée en France des usines aérospatiales Matra, et Renault de Flins. Il s'agissait d'une Matra-Bonnet Djet 5, qui vit sa production s'arrêter la même année où Youri décéda dans un accident. Il est à noter que l'usage de cette voiture étrangère dans les mains d'un « héros soviétique » posa quelques problèmes en URSS, surtout qu'elle conservait son immatriculation française : 3915WW275 (F). Longtemps conservée par la femme de Youri, celle-ci a revendu la voiture à un collectionneur lituanien. entre 1966 et 1970, l'escadron départemental de sécurité routière en utilise trois, à titre de véhicules rapides d'intervention, en version pour de vitesse de pointe. Malcomodes d'utilisation, elles sont rapidement remplacées par des Alpine A110.
Bibliographie Des DB aux Matra, de voitures bleues, par Patrice Vergès, éditions Drivers, 2005 Matra de route, par Dominique Pagneux, éditions E.T.A.I., 2003
Notes et références
Annexes Articles connexes
Automobiles René Bonnet & Cie Matra Manufacturing & Services Matra Sports DB Le Mans
Liens externes EPAF Club DJet Club René Bonnet Matra Sports Matra Djet, historique et guide d'achat sur automobile-sportive.com Djet sur matra-passion.com APS41 Ancien de rené Bonnet, restaurateur d'automobiles sur Romorantin
Djet Catégorie:Modèle de voiture de sport Catégorie:Automobile des années 1960 Catégorie:Coupé Catégorie:Véhicule utilisé par la Gendarmerie nationale (France)