Le kick-boxing est un sport de combat de percussion et appartenant au groupe dit des boxes pieds-poings (BPP)Cette appellation française de « boxe pieds-poings » a été proposée, dans les années 1970, par Alain Delmas, enseignant d’université, spécialiste de sports de combat et arts martiaux, chercheur en stratégie du combat ».. Il est développé et réglementé au début des années 1960 au Japon, sous l'appellation « kick-boxing japonais », avec tout type de coup de pied sur les membres inférieurs, coups de genou direct, coups de coude et projections de judo, et parallèlement à la même époque aux États-Unis, sous l'appellation « kick-boxing américain », avec coup de pied circulaire à l’endroit en ligne basse – uniquement sur la cuisse.
Ces deux disciplines, notamment de compétition, ont été influencées par de nombreuses pratiques de combat extrême-orientales et également par les pratiques occidentales, notamment la boxe anglaise et la boxe française. Ces deux disciplines peuvent être assimilées à un art martial (art de combat) compte tenu de leur origine et constitution. Elles ont été notamment pratiquées au début des années 1960 par les artistes martiaux en compétition de type « open multi-disciplines ».
La forme japonaise a pris un envol international dans les années 1990 et a été dénommée « kickboxing K1 » (avec la suppression des coups de coude et projections de judo permis au début des années 1960). Sa représentation la plus médiatique est le tournoi des plus de (poids lourds) du K-1 World Grand Prix et le tournoi des moins de (super-welters ou en français, super mi-moyens), le K-1 World MAX.
La forme nord-américaine s’est développée conjointement avec le full-contact nord-américain à l’occasion des tournois d’arts martiaux multi-disciplines au début des années 1960. Le règlement sportif dit transversal permet à tous les pratiquants de sports de combat de percussion de s’adapter à cette discipline.
Un pratiquant de kick-boxing se nomme un « kick-boxeur » (au féminin une « kick-boxeuse »). Cette dénomination ne doit pas être confondue avec le qualificatif de « kickeur » (combattant qui utilise en grande partie les techniques de coup de pied, à contrario du « boxeur », combattant qui utilise essentiellement les techniques de coup de poing). La discipline s’écrit le plus couramment en français « kick-boxing » et en anglais « kickboxing » ou « kick boxing ».
Fédérations mondiales
Il n’existe pas à proprement parler d’organisme international majeur gérant la discipline, mais plutôt un ensemble de fédérations mondiales développant cette pratique en compétition. On trouve notamment, depuis les années 1970, les structures historiques suivantes : la World Kickboxing Association (WKA) créée par Howard Hanson en 1976 aux États-Unis à l’origine du kick-boxing américain avec low-kick ; l’International Sport Kickboxing Association (ISKA), héritière de l’ex P.K.A., fondée aux États-Unis en 1986 ; la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO). crée en 1976 en Allemagne par Georg F. Bruckner, initialement une structure ayant pour but de développer en Europe le point-fighting et le full-contact ; l’International Combat Organisation (I.C.O.), branche britannique issue de la WAKO ; la Fighting and Entertainment Group (F.E.G.) créée au Japon en 2003 par Sadaharu Tanikawa, société de promotion des grands tournois de kick-boxing japonais (tournoi annuel du K-1 World Grand Prix et tournoi biannuel du K-1 World MAX).
Le kick-boxing désigne outre-Atlantique l'ensemble des pratiques de combat utilisant les coups de pied et coups de poing. Il existe ainsi de nombreuses formes de kick-boxing notamment : les boxes américaines : le full-contact nord-américain, ou kick-boxing américain sans low-kick, le « kick-boxing américain avec low-kick » et le « kick-boxing américain aux points ou point-fighting ») ; les boxes françaises : boxe française et le chauss’fight ; les boxes de l’Asie centrale : boxe indienne, sambo, sanda ; les boxes du Sud-est asiatique : boxe birmane, boxe khmère, boxe lao, boxe thaï, boxe malaise (Tomoi), boxe vietnamienne ; les boxes d’Extrême-Orient : kick-boxing japonais, shoot-boxing ; etc.
Histoire du kick-boxing du Naissance au Japon et aux États-Unis
Nombreux sont ceux qui pensent que le kick-boxing est un sport originaire de ThaïlandeAlain Delmas, Jean-Roger Callière, Origines du kick-boxing, Site Internet Boxes pieds-poings, 2000.. Au Japon, à la fin des années 1950, des experts de karaté et d'autres arts martiaux organisent des rencontres de plein-contact sur tapis et sur ring, ainsi naît le kick-boxing japonaisMike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo kickboxing history (mikemiles.com) - part 1.. Au milieu des années 1960, le kick-boxing japonais prend réellement son envol grâce au promoteur de boxe Osamu Noguchi. À la même époque aux États-Unis, de nombreuses écoles d'arts martiaux organisent des rencontres de plein contact notamment des disciplines comme le bando, le karaté, le taekwondo, le kempoMike Miles, An interview with Joe Lewis, site www.mikemiles.com, 1998.. Dès 1962, un des pionniers du kick-boxing américain, le birman Maung Gyi, organise des opens de tous styles sur ring. Puis une sorte de révolution s'opère dès le début des années 1970 dans le milieu du karaté de haut-niveau. De nombreux pratiquants de bon niveau point-fighting (« karaté à la touche freinée ») évoluant dans les compétitions se sentent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Ils cherchent alors un sport dans lequel on utilise la puissance des coups de pied et de coups de poing, plutôt qu'en les arrêtant avant de toucher l'adversaire. Le full-contact karaté (« kick-boxing américain sans low-kick ») et le « kick-boxing américain avec low-kick » étaient nés.
Kick-boxing, un terme générique
Le terme « kick » signifie « coup de pied » en anglais, les anglophones ont tendance à appeler « kick-boxing » toutes les disciplines associant des coups de pied à des coups de poing. Ce terme est l'équivalent de l'appellation française « boxe pieds-poings » proposée par Alain DelmasAlain Delmas, Définition du kick-boxing, Site Internet Boxes pieds-poings, 2000.Alain Delmas, professeur d’EPS en université, spécialise de sports de combat, chercheur en combatique et stratégique. en 1976.
Le full-contact est appelé dans de nombreux pays « kick-boxing sans low-kick » (car les coups de pied dans les jambes sont interdits dans la forme moderne pratiquée dans les fédérations internationales). Également, on a longtemps appelé par erreur « kick-boxing », la boxe thaïlandaise (muay-thaï). Ce qui n’est pas une erreur mais plutôt un amalgame, car par définition le muaythaï est une forme de « kick-boxing » au même titre que de nombreuses boxes notamment celles du Sud-est asiatique (boxe birmane, boxe khmère ou Kun Khmer, boxe laotienne et boxe vietnamienne). En 2008, en France, la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) devenue en 2013, la « Fédération de Fighting Full Contact kickboxing (FFFCKDA) » a relancé de « full-contact avec low-kick » des années 1960 aux États-Unis, pratique originelle du kick-boxing américain avec pantalon d’art martial, protections de jambes et de pieds (chaussons en mousse expansée).
Le kick-boxing américain
Les pionniers du kick-boxing américain avec low-kick et du full-contact américain sans low-kick aux États-Unis dans les années 1970, sont trois personnalités du monde des arts martiaux américains : le comte Dante (karaté), Ray Scarica et Maung Gyi (Bando et boxe birmane)Mike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo kickboxing history (mikemiles.com) - part 6.. En particulier en France, le terme « kick-boxing » désigne ce que l'on appelle une boxe pieds-poings dans laquelle tout type de coup de pied est autorisé au-dessus de la ceinture ; et pour les cibles en dessous du bassin, exclusivement les coups de pied circulaires sur le membre inférieur et tout type de balayages « uniquement sur le pied » et le bas de la jambe). Aux États-Unis, le terme « kick-boxing » est une appellation « générique » désignant les rencontres de boxe dans lesquelles les protagonistes portent des coups de pied et désigne certaines pratiques martiales d'origines asiatiques (telle le bando-kickboxing ou boxe birmane, la boxe thaïe). Il faut savoir qu’aux États-Unis, depuis le milieu du , de nombreuses écoles d'arts martiaux, en plus de promouvoir leurs propres disciplines, participent à des opens de tous styles dits de « kick-boxing » pour se confronter à d’autres disciplines de combat. Ce qui n’est pas toujours le cas des clubs dit de « kick-boxing » notamment en Europe à la fin du se contentant d’enseigner et de participer en compétition uniquement dans cette discipline. Outre le cas de quelques pays européen comme la France où il existe une fédération nationale regroupant exclusivement les clubs dits de « kick-boxing », dans la plupart des pays, le kick-boxing ne se présente pas en sport à part entière, mais en discipline de compétition (c’est-à-dire en tant qu’un règlement de rencontre) réunissant différents disciplines de sports de combat et d’arts martiaux. Ainsi, dans de nombreux pays, les combattants sont polyvalents et évoluent durant leur carrière dans différentes disciplines pugilistiques.