vignette|droite|Saint Irénée.
La liste des évêques et archevêques de Lyon commence dès le milieu du dans le cadre de l'Empire romain, Lyon (Lugdunum) étant depuis le règne de l'empereur Auguste la capitale des Trois Gaules (Gaule lyonnaise, Gaule belgique et Gaule aquitaine), conquises par Jules César entre -58 et -52, ainsi que le chef-lieu de la province de Gaule lyonnaise (ou, simplement, Lyonnaise), qui s'étend jusqu'en Armorique.
Aperçu de l'histoire du diocèse de Lyon Sous l'Empire romain Cité romaine fondée en -43 à la limite nord de la Gaule narbonnaiseLa Gaule narbonnaise (chef-lieu : Narbonne) est conquise par Rome dès -120. Elle ne fait donc pas partie des Trois Gaules. Au nord, elle s'étend jusqu'au nord de Vienne, ville des Allobroges. Lyon est fondée par Munatius Plancus un peu au nord de la frontière de la Narbonnaise pour héberger des vétérans de César qui avaient été refoulés à Vienne (voir article de Christian Goudineau sur la fondation de Lyon. en un lieu stratégique (confluent du Rhône et de la Saône), Lyon accueille très tôt les doctrines chrétiennes, nées en Judée, mais présentes à Rome, lieu de décès de saint Pierre, le premier pape, dès le milieu du , Jésus ayant été crucifié vers l'an 30 de notre ère.
À Lyon, une communauté chrétienne se structure vers 150 autour du premier évêque, saint PothinEusèbe de Césarée, Histoire Ecclésiastique, livre V, 1 à 3. Chronologiquement, le diocèse de Lyon est le plus ancien de Gaule et conséquemment de France, l'un des plus anciens de la partie occidentale de l'Empire romain après Rome.
Le deuxième évêque, saint Irénée, étant un disciple de saint Polycarpe de Smyrne, lui-même disciple de saint Jean l'Évangéliste, les évêques de Lyon se placent directement dans la lignée des premiers apôtres.
Des royaumes francs au Saint-Empire Après la fin de l'Empire romain d'Occident (476), vient la période des royaumes francs de la dynastie mérovingienne (481-751), puis de la dynastie carolingienne (751-843).
En 843 (traité de Verdun), l'Empire carolingien est divisé en trois royaumes, qui au siècle suivant vont devenir, l'un le royaume de France, les deux autres le Saint-Empire romain germanique, créé en 962. Lyon fait partie du Saint-Empire jusqu'en 1312, date à laquelle la ville est rattachée au royaume de France.
Au , les évêques de Lyon sont élevés au rang d'archevêques, à partir d'Agobard.
Ils reçoivent le titre de primat, confirmé officiellement par Grégoire VII en 1079, mais au moins depuis XVe siècle et jusqu'au XIXe, ils portent le titre de Primat de France, tandis qu'on voit le titre de Primat des Gaules porté par les archevêques de Sens (en 1606, en 1734et même mentionné en 1900).
Depuis le rattachement à la France (1312)
Une date essentielle est celle de 1790, au début de la Révolution française. L'Assemblée nationale constituante, après avoir créé les départements, décide que les diocèses du royaume de France auront le même territoire que les départements, en l'occurrence, d'abord le Rhône-et-Loire, puis le Rhône.
Sources de la liste Pour les périodes les plus reculées (de l'Antiquité au milieu du Moyen Âge), sont disponibles, outre des documents sur tel ou tel personnage, uniquement trois listes d'archevêques, étudiées et discutées essentiellement par Alfred CovilleAlfred Coville, Recherches sur l'Histoire de Lyon ; du au (450-800), Éditions Auguste Picard, 1928, Paris, - 248 :
une liste écrite sur un feuillet de garde d'un évangéliaire, qui donne les noms des archevêques jusqu'à Amolon. Un fac-similé est visible dans M.-C. et G. Guigue, Obituaire de l'Église primatiale de Lyon, Lyon, 1902, ., une liste donnée par Hugues de Flavigny dans sa Chronique universelle. Le texte est visible dans M.G.H., SS, , une liste située en tête de l'obituaire de l'Église de Lyon du début du . Elle est visible dans l'ouvrage de M.-C. et G. Guigue, ..
Les listes fournies demeurent incomplètes, voire rarement contradictoires (avec d'autres lectures, dont la version anglophone de Wikipedia). Certains évêques ou archevêques peuvent temporairement assurer des fonctions sur d'autres évêchés. Enfin, certaines fonctions peuvent être détachées (dès une haute époque) à des évêques auxiliaires, dont certains sont reconnus saints en catholicisme, aussi désignés simples évêques. Ainsi Saint-Aubrin., évêque auxiliaire de Lyon décédé en 875, Saint-Sicaire., décédé vers 435.
Liste des évêques et archevêques
Dans l'Empire romain (148-476)
thumb|200px|Saint Pothin.
148 -177 : Pothinus (Pothin, saint) 177-202 : Irenaeus (Irénée, saint) 202- ? : Zacharias (Zacharie, saint) ? Hélius (Hélius ou Hélie, saint) ... 254 ... : Faustinus ; (Faustin, saint) connu par une lettre de saint Cyprien (200-258), évêque de Carthage et père de l'Église écrite en 254 et destinée au pape Étienne I. ? Lucius Verus ? Julius ? Ptolémaeus ... 314 ... : Vocius participe au concile d'Arles du condamnant le donatisme ? Maximus (Maxime) ? Tétradius (Tetrade) ... 343 ... : Verissimus (Virisime) 374-381 : Justus (Just, saint) Vers 390- ? : Alpinus (Albin, saint) ? : Martinus200px|vignette|droite|Saint Eucher ? - v. 410 : Antiochus (Antioche, saint). ? : Elpidius (Elpidius, saint) ? : Senator v. 432-449 : Eucherius (Eucher, saint) v. 451-v. 491 : Patiens (Patient, saint)
Période des royaumes mérovingiens (476-751) v. 451-v. 491 : Patiens (Patient, saint) v. 491-v. 494 : Lupicinus
vignette|Église Saint-Nizier où aurait été enterré Nizier. ... 494-501 : Rustique, saint ? 501 - 514 : Étienne 514-523 : Viventiole ... 538 ... : Loup ? : Licontius ... 549-552 : Sacerdos, saintSon épitaphe réf. a été copiée en 1308 puis retrouvée en 1883 dans l'Église Saint-Nizier de Lyon. ; père de saint Aurélien d'Arles, archevêque d'Arles 553-573 : Nicetius (Nizier, saint), neveu du précédentSon épitaphe réf. a été copiée en 1308 573-585 ... : Priscus (Prisque, saint)Son épitaphe réf. a été copiée en 1308 ... 589-602 : Aetherius (Ethère, saint) 602 : Secondinus 602-614 ... : Aregius, saint ; dit aussi Arigius.., participe au concile de Paris de 614 où il signe en premier. ... 626-627 ... : Tetricus ... 637-650 ... : Candericus ? : Viventius ... 654-658 : Aunemundus (Ennemond, saint ou Chaumond, saint) ... 664-678 : Genesius (Genès de Lyon, saint) 678-684 ... : Landebertus (Saint-Lambert) 688-701 ... : Goduinus ... 712 ... : Fulcoaldus ? : Madalbertus
Périodes carolingienne (751-843) et post-carolingienne (843-962) 843 est la date du traité de Verdun, par lequel l'Empire carolingien est divisé en trois royaumes. L'un deux devient ensuite le royaume de France ; les deux autres deviennent le Saint-Empire romain germanique en 962. ... 769-798 : Adon 798-816 : Leidrade 816-835 : Agobard, saint fêté le 6 juinNominis : Saint Agobard. ; premier archevêque de Lyon. 835-838 : Amalarius, dit Amalaire de Metz. 838-840 : Agobard, à nouveau 840-852 : Amolon 852-875 : Rémi , saint 875-895 : Aurélien 895-906 : Alwala 906-916 : Austère v.919-v.925 : Rémy II v.926-v.927 : Anscheric 928-949 : Guy 949-v.956 : Burchard v.957-978 : Amblard
Dans le Saint-Empire (962-1312) vignette|160px|droite|La Primatiale Saint-Jean. vignette|160px|droite|Vitrail de la primatiale Saint-Jean à Lyon représentant Renaud II de Forez, archevêque de Lyon (1193-1226). vignette|160px|droite|Le pape Innocent V.
v.957-978 : Amblard 979-1033 : Burchard II 1033-1034 ... : Burchard III 1041-1046 : Odolric 1046-1052 : Halinard de Sombernon 1052-1056 ... : Humbert I ... 1063 ... : Geoffroy de Vergy ... 1070-1076 : Humbert IIIl subsiste un doute chez certains historiens sur l'existence de deux humbert distincts et sur le règne réel de Geoffroy de Vergy. Voir les articles sur les évêques. 1077-1082 : Gébuin (dit Jubin, saint) ; premier primat des Gaules. 1082-1106 : Hugues de Die 1107-1118 : Josserand de Foudras 1118-1128 : Humbaud 1128-1129 : Renaud de Semur 1131-1139 : Pierre 1139-1142 : Foulque ou Falque 1143-1148 : Amédée 1148-1153 : Humbert de Baugé (II ou III) 1153-1163 : Héracle de Montboissier (ou Héraclius de Montboissier) 1164 : Drogon ou Dreux de Beauvoir, archevêque élu seulement, jamais consacré. 1165-1180 : Guichard de Pontigny 1182-1193 : Jean Belles-mains 1193-1226 : Renaud de Forez 1226 ou 1227–1234 : Robert d'Auvergne 1235-1236 : Raoul I de La Roche-Aymon 1236-1245 : Aimery ou Aimeric « de Rives » 1246-1267 : Philippe de Savoie également évêque de Valence. Il n'est pas archevêque mais seulement élu, n'ayant jamais reçu les ordres majeurs, 37.. 1267-1268 : Guy II de la Tour 1272-1273 : Pierre II de Tarentaise. Il devient cardinal puis pape sous le nom d'Innocent V. 1273-1283 : Aymar/Adhémar de Roussillon 1284-1287 : Raoul II de Thourotte 1289-1294 : Bérard de Got 1295-1301 : Henri de Villars, donne une charte à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun en 1298Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte XCVII. .. 1301-1308 : Louis de Villars 1308-1332 : Pierre de Savoie, neveu d'Amédée V de Savoie, doit consentir le rattachement de Lyon au royaume de France
Dans le royaume de France de la fin du Moyen Âge (1312-1488) 160px|vignette|droite|Guy de Bourgogne couronnant le pape Grégoire XI.
1308-1332 : Pierre de Savoie, neveu d'Amédée V de Savoie, doit consentir le rattachement de Lyon au royaume de France 1332-1340 : Guillaume de Sure 1340-1342 : Guy de Boulogne (cardinal) 1342-1354 : Henri II de Villars 1356-1358 : Raymond Saquet 1358-1365 : Guillaume II de Thurey 1365-1375 : Charles d'Alençon 1375-1389 : Jean de Talaru (cardinal) 1389-1415 : Philippe de Thurey 1415-1444 : Amédée II de Talaru (cardinal) 1444-1446 : Geoffroy de Vassali 1446-1488 : Charles II de Bourbon (cardinal, duc de Bourbon en 1488)
De la Renaissance aux guerres de Religion (1488-1599) 100px|vignette|droite|Hippolyte d'Este.
1488-1499 : Hugues II de TalaruJacques gadille, Le diocèse de Lyon, 1983, page 101 et 316 1499-1500 : André d'Espinay (cardinal) 1501-1536 : François II de Rohan 1537-1539 : Jean III de Lorraine (cardinal) 1539-1551 : Hippolyte d'Este (cardinal) 1551-1562 : François de Tournon (cardinal) 1562-1564 : Hippolyte d'Este (cardinal) 1564-1573 : Antoine d'Albon 1574-1599 : Pierre de Saint-Priest d'Épinac
Période de la monarchie absolue ( et )
Nom Portrait Armoiries Date de Début Date de fin Notes Albert de Bellièvre centré|sans_cadre|130x130px Claude de Bellièvre centré|sans_cadre|130x130px Denis-Simon de Marquemont centré|sans_cadre|130x130px cardinal Charles Miron Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu centré|sans_cadre|130x130px centré|sans_cadre|130x130px cardinal, frère du cardinal de Richelieu Camille de Neufville de Villeroy centré|sans_cadre|130x130px centré|sans_cadre|130x130px Claude de Saint-Georges centré|sans_cadre|130x130px centré|sans_cadre|130x130px François Paul de Neufville de Villeroy centré|sans_cadre|130x130px centré|sans_cadre|130x130px Charles-François de Chateauneuf de Rochebonne centré|sans_cadre|130x130px centré|sans_cadre|130x130px Pierre Guérin de Tencin centré|sans_cadre|130x130px cardinal Antoine de Malvin de Montazet centré|sans_cadre|130x130px Yves Alexandre de Marbeuf centré|sans_cadre|130x130px centré|sans_cadre|130x130px refuse de prêter serment et se considère encore archevêque de Lyon jusqu'à sa mort, en 1799
Période révolutionnaire de la constitution civile du clergé (1791–1802) En 1790, l'Assemblée nationale constituante vote la constitution civile du clergé, qui impose un serment aux prêtres fonctionnaires chargés des paroisses et des nouveaux diocèses (alignés sur les départements). Les évêques constitutionnels, ceux qui prêtent le serment, ne sont pas reconnus par le pape. Ils ne sont donc pas « évêques de Lyon », mais évêques du département (Rhône-et-Loire, puis Rhône).