Nicolas Laugier (ou Lozier ou Losier), né à Tarascon le et mort dans la même ville le , était un militaire du Premier Empire qui servit comme tambour au Pont d'Arcole, au passage du Danube, Austerlitz, et fut l'un des premiers titulaires de la Légion d'honneur.
Biographie
Né à Tarascon dans une famille nombreuse, il était le fils d'un courtier de blé. Selon la légende, le jeune Nicolas se serait rendu par tous les temps, comme le pain manquait, chercher un peu de nourriture à la caserne, où les soldats distribuaient de la soupe aux enfants pauvres. C'est ainsi que l'amour du métier des armes serait né dans son âme de l'enfant.
En 1792, le jeune patriote Nicolas Laugier a juste quinze ans. Il s'enrôle le dans le bataillon des Bouches-du-Rhône (dit le bataillon du Lubéron) et marche à la frontière des Alpes avec tous les jeunes volontaires de Provence. Mais, trop jeune pour se battre et pour porter un fusil, on le nomme tambour, emploi qu'il conserva durant toute sa vie militaire. Toujours au premier rang, battant la charge, il va de batailles en batailles et est blessé le à la tête au combat du col de Raoux dans les Alpes-Maritimes. À peine remis, il repart dans la fameuse Armée d'Italie, et sert en 1794 et 1795 dans la demi-brigade sous les ordres d'un chef qui allait devenir célèbre : le Général Bonaparte. Il passe le dans la demi-brigade où il est resté jusqu'à la fin de sa carrière militaire et dans laquelle il a participé aux victoires des armée d'Italie (1796-1797), de Batavie et du Rhin (1799-1801). Il assiste aux victoire de Volti, Monteligino, Dego et Arcole.
En 1799 et 1800, il sert à l'armée du Rhin où il se distingue en s'élançant avec cinq camarades à la baïonnette à l'assaut d'une position ennemie. Sa conduite lors de la bataille de Hohenlinden lui vaut un fusil d'honneur le . Il est fait membre de la Légion d'honneur le parmi les premiers légionnaires. Il avait reçu antérieurement, de Bonaparte lui-même, des baguettes d'Honneur en acajou avec les deux bouts en argent « pour action d'éclat à la bataille d'Arcole et au passage du Danube, pénétrant le premier dans les retranchements ennemis. ».
vignette|Plaque commémorative de Nicolas Laugier sur sa maison, située à Tarascon au 14, rue Lubières.
Par la suite, il parcourt l'Europe, dans les rangs de la Grande Armée, au Corps, sous les ordres du Maréchal Davoust puis des généraux Bisson, Caffarelli et Morand. Il est présent à Austerlitz, Auerstaedt, Eylau.
Admis à la retraite en pour cause d'infirmité alors qu'il était tambour-maître (caporal tambour) au d'infanterie de ligne, grade auquel il a été nommé le , il est rayé des contrôles en novembre et reçoit une retraite de . Il rentre dans sa ville natale. Il se marie en 1810 et eut de son mariage, deux filles. Il exerce à Tarascon la profession de quincailler. Il devient ensuite tambour major de la garde nationale de sa ville.
Une plaque commémorative a été placée en son honneur à Tarascon sur sa maison au de la rue Lubières.
Distinctions
(). Liens Externes Dossier de Légion d'honneur de Nicolas Laugier sur la Base Léonore, cote LH//1497/2.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Naissance en mars 1777 Catégorie:Naissance à Tarascon (Bouches-du-Rhône) Catégorie:Décès en mars 1829 Catégorie:Décès à Tarascon (Bouches-du-Rhône) Catégorie:Militaire français du XIXe siècle Laugier Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1803