La seigneurie de Pokemouche était une seigneurie de l'Acadie, en Nouvelle-France.
Une première concession, et non une seigneurie, est accordée le à Michel DegrezÀ ne pas confondre avec la famille Degrâce (ou diverses variations d'orthographes), arrivée à la fin du en Acadie.« Le seigneur de Pokemouche et Nipisiguit, Philippe Esnault dit Barbocant (1651-v1720) - Marchand, fermier et agriculteur », dans Revue d'histoire de la Société historique Nicholas Denys, Vol. XXXIV, no. 3, sept.-déc. 2006, p.95-105.. Celle concession mesure une lieue de largeur et une lieue de profondeur dans la vallée de la rivière Pokemouche. Son territoire comprend donc une partie du village moderne d'Inkerman et peut-être de Pokemouche et Évangéline.
Probablement à cause de son abandon des lieux et de sa dette de 200 livres à Philippe Énault, le Conseil souverain donne, le , la concession de Degrez à Énault, la transformant en seigneurie et lui ajoutant trois lieues de profondeur et trois lieues de largeur de chaque côté de la vallée. Ce territoire est donc approximativement délimité par le site de Caraquet à l'ouest, de Shippagan au nord et de Tracadie-Sheila au sud. La concession est confirmée le . Énault ne s'établit pas sur les lieux et d'autres marchands en profitent pour chasser sur ses terres. Il porte plainte au Conseil souverain et obtient gain de cause le contre le directeur général de la Compagnie de Mont-Louis, Jean de Clarmont.
À la mort d'Énault, survenue après 1708, ses enfants abandonnent ses terres pour aller vivre chez les Micmacs; les droits sur ces terres deviennent périmés avec le temps..
Michel Degrez et la seigneurie sont mentionnés dans le recueil de poésie La terre tressée, de Claude Le Bouthillier.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Liste des seigneuries de la Nouvelle-France Philippe Énault Pokemouche
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