Nicolas François Lhote est un architecte bordelais, né à Bordeaux en 1743 et mort à Paris en 1808.

Biographie thumb|upright=1.5|Projet d'aménagement de la future place des Quinconces Il commence à travailler à Bordeaux en 1768Sandrine Lavaud, coordination de l'ouvrage : Atlas historique des villes de France. Bordeaux, Édition Ausonius ; 2009 ; tome 3 ; page 428. En 1771 il est admis comme agréé dans l'Académie des Arts de Bordeaux et expose au Salon de cette année-là. Il est reçu comme membre associé de l'académie en . Il a exposé aux Salons de 1782 et 1787. Il a été le dernier directeur de l'Académie des Arts, entre 1790 et 1793. Il a été aussi associé au Musée où il a enseigné l'architecture.

Il est nommé ensuite professeur adjoint pour le trait à l'École d'architecture de Bordeaux.

Il obtient le poste d'architecte-inspecteur de la voirie et du bureau des finances de Guienne. À ce titre il va participer au concours pour le nouveau théâtre de la ville dans lequel il a été en concurrence avec l'architecte Victor Louis. Cependant, avec l'architecte Bonfin, il fait partie de l'agence de travaux qui réalise cette salle de spectacle.

Architecte instruit et apprécié de la bourgeoisie bordelaise, il a construit de nombreuses maisons dans les nouveaux quartiers de la ville et autour de Bordeaux. Il est également un spéculateur avisé, notamment pour la construction d'immeubles situés rue Huguerie et rue Rolland (ouverte en 1785).

En 1793, il présente à la Convention nationale une nouvelle division de la France qui n'a pas été adoptée.

François Lhote quitte Bordeaux à la fin du . Il y revient en 1804. Il est chargé de la voirie par le commissaire général de police. Il entreprend des travaux de nivellement dans les rues.

Il présente, pour remplacer le Château Trompette un projet de place en fer à cheval avec obélisque : Aux triomphes et à la paix.

En 1805 il est destitué et remplacé par Jean-Baptiste Dufart. Il part peu après à Paris où il meurt en 1808. Quelques mois plus tard ses manuscrits et sa bibliothèque sont vendus aux frères Anglery, libraires à Bordeaux. M. Lafaurie de Monbadon, maire de Bordeaux, a fait acheter les manuscrits en 1809 et déposer dans les archives du bureau des Travaux publics.

Principaux ouvrages

1775 : Hôtel Feger-Latour ou Piganeau, 4 rue Esprit-des-Lois, à Bordeaux ; 1777 : Maison du négociant Paul GuillonRobert Coustet, Le Nouveau Viographe de Bordeaux, Mollat, 2009, , 2 cours de l'Intendance, à Bordeaux ; 1778 : Hôtel DublanArtemisia : Hôtel DublanRobert Coustet, Le Nouveau Viographe de Bordeaux, Mollat, 2009, , 55 cours Georges-Clemenceau, à Bordeaux ; 1778 : Hôtel de Basquiat, 29 cours d'Albret, à Bordeaux ; 1780 : Château Plaisance, à Macau ; 1785 : Castel d'Andorte, au Bouscat, 1788 : Petit hôtel Labottière, 13 rue Saint-Laurent, à Bordeaux ; 1791 : Château La Louvière, à Léognan.

Notes et références

Annexes Bibliographie Charles Marionneau, Les salons bordelais: ou, des expositions de beaux-arts à Bordeaux au (1771-1787), Librairie Veuve Moquet, Bordeaux, 1884 Texte Eugène Goudiaby, Le retard artistique de Bordeaux dans le dernier quart du XVIII siècle Texte

Liens externes

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